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Fourier, révolutionnaire ? (Villeurbanne, 8/11)

Le 2 novembre 2018

Dans le cadre de la célébration nationale du 250e anniversaire de la naissance de Joseph Fourier et des soirées scientifiques de Villeurbanne organisées par l’Université ouverte de Lyon 1, venez assister à la conférence de...

Jean Dhombres, Professeur, Directeur de recherche CNRS, Centre Alexandre-Koyré, École des hautes études en sciences sociales

Fourier, révolutionnaire ?

Joseph Fourier a bénéficié des nouvelles institutions révolutionnaires d’instruction : élève à l’École normale dite de l’an III en janvier 1795, en décembre de la même année, il devenait professeur d’analyse à l’École bientôt dénommée comme polytechnique. Sans en fait beaucoup connaître l’analyse ! Il adoptait de fait la « méthode révolutionnaire » : celle d’apprendre en s’initiant à la recherche en train de se faire, dans les travaux de Laplace, de Lagrange et de Monge qui, tous trois mathématiciens formés sous l’Ancien Régime, le suivirent de bien près. Ce passage si rapide d’un élève à un maître, loin de l’université, a été en soi révolutionnaire.

Il est un autre sens de la révolution en science, et la question est de savoir comment l’appliquer à Fourier, un homme volontiers consensuel. S’il inventait, à partir de la notion d’ondes, l’idée de modes propres pour la chaleur comme je voudrais le montrer le plus simplement possible, il mêlait dans un même mouvement une analyse de nature physique à une synthèse de nature mathématique. Ne s’intéressant guère à un autre mouvement de son époque chez un Gauss et bientôt un Cauchy, qui fut la mise au cordeau de la rigueur en analyse. Une révolution peut-elle en cacher une autre ?

En pratique : jeudi 8 novembre de 19 h 30 à 21 h 30
Centre culturel et de la vie associative (CCVA)
324 cours Emile Zola, Villeurbanne

En savoir plus : le site de l'UO

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