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Marie-Louise Dubreil-Jacotin est morte il y a quarante ans

Le 19 octobre 2012

Marie-Louise Dubreil-Jacotin, née Marie-Louise Jacotin le 7 juillet 1905 à Paris, est morte le 19 octobre 1972. En 1926, elle est déclassée de la deuxième à la vingt-et-unième place au concours d’entrée de l’École normale supérieure parce qu’elle est une femme. Or, il n’y a que vingt admis. Elle obtient par compensation une bourse mais ne s’en satisfait pas et, épaulée par son père, se bat pour faire valoir ses mérites. Par une décision du Conseil supérieur de l’Instruction publique, elle devient officiellement élève en février 1927, ce qui a facilité l’entrée à l’école d’autres femmes jusqu’en 1939, telles que Simone Weil (1928), Jacqueline de Romilly (1933), Jacqueline Ferrand ou Marie-Hélène Lévy (future épouse de Laurent Schwartz).

Ernest Vessiot, dont on a célébré le soixantième anniversaire de la disparition le 17 octobre, l’aide à obtenir une bourse pour commencer des recherches en physique mathématique à Oslo avec Vilhelm Bjerknes ; il participera plus tard à son jury de thèse.

Marie-Louise Jacotin épouse Paul Dubreil en 1930 et le suit en Allemagne. Là-bas, une rencontre décisive avec Emmy Noether réoriente complètement ses recherches, de la mécanique des fluides vers des problèmes algébriques. Elle forme une école à Poitiers et ses Leçons d’algèbre moderne ont une large diffusion.

Une rue porte son nom dans le XIIIe arrondissement de Paris.

En savoir plus: biographie de Marie-Louise Dubreil-Jacotin (en anglais)

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