Hour of code

Le 30 janvier 2014  - Ecrit par  Aurélien Alvarez Voir les commentaires (8)

Quel pourrait être le point commun entre Bill Gates, Mark Zuckerberg, Chris Bosh, Gabe Newel, Drew Houston et Elena Silenok ? [1]

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À cette liste on pourrait également ajouter le feu charismatique Steve Jobs qui donnait déjà la réponse il y a vingt ans...

Eh bien ils pensent que nous devrions tous apprendre à programmer ! Ou du moins comprendre les concepts de base de l’informatique.

On pouvait peut-être être sceptique il y a vingt ans de l’intérêt pour tous d’apprendre quelques rudiments de programmation mais en 2014, c’est une évidence : il est urgent de ne plus attendre, comme le souligne le récent rapport de l’Académie des sciences à propos de l’enseignement de l’informatique en France.

C’est également tout le sens du récent message du président américain Barack Obama qui s’adresse à toutes et tous, jeunes et moins jeunes, en ville ou à la campagne.

Quel message enthousiasmant ! Et c’est à ce chouette message que répond l’initiative Hour of code. Alors n’attendez plus, rendez-vous sur code.org !

Bien sûr, une heure ne suffira pas pour développer votre propre application pour smartphone. Mais de nombreuses pistes ici et , selon vos goûts, vous seront proposées pour aller plus loin.

C’est l’occasion de mentionner un site très bien également pour taper ses premières lignes de code de manière interactive : Codecademy. Et si tout ce monde de la programmation et de l’algorithmique vous fascine, alors je vous recommande vivement le site France IOI : que vous soyez novice ou expérimenté, vous trouverez des défis stimulants et de nombreuses personnes avec les mêmes attentes que vous. [2]

Dans un précédent billet, je posais déjà la question « et si plus d’informatique pour enseigner les mathématiques ? ». Chemin faisant, je suis désormais convaincu que nous devrions intégrer l’outil informatique et les raisonnements algorithmiques à nos enseignements de mathématiques, de l’école primaire à l’université. Qu’on apprenne à l’école comment poser une addition ou une division me semble toujours aussi formateur pour l’esprit que par le passé ; mais qu’on n’en profite toujours pas pour dégager et travailler sérieusement la notion d’algorithme [3], me semble devenu une erreur grossière compte-tenu du rôle omniprésent des nouvelles technologies et de ces processus algorithmiques partout tout autour de nous désormais. [4] [5]

Post-scriptum :

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J’en profite pour signaler le congrès Médiation scientifique : de la science informatique au grand public du 12 au 14 février 2014 à Poitiers. En marge de ce congrès, à noter un débat avec des lycées et étudiants le vendredi après-midi, ainsi que des animations à l’Espace Mendès-France le samedi après-midi.

Notes

[1À part peut-être qu’aucun n’a de réelle difficulté financière j’imagine...

[2Eh bien sûr lorsque vous serez devenu suffisamment geek, rien ne vous empêchera plus alors de participer à la grande aventure du logiciel libre.

[3et ce faisant, de la mécanisation possible de certaines opérations

[4Nous avons par exemple essayé de proposer une activité possible pour la classe dans cet article co-écrit avec Thierry Viéville.

[5Les algorithmes de tri, vous connaissez ? D’une part on peut lire cet article d’Interstices pour comprendre de quoi il s’agit mais en plus, ça se danse ! Sélectionnez votre algorithme préféré et regardez des danseurs professionnels l’exécuter. C’est Algo-rythmics. À n’en pas douter, une activité ludique et éducative pour la classe et de franches rigolades assurées :-).

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Pour citer cet article :

Aurélien Alvarez — «Hour of code» — Images des Mathématiques, CNRS, 2014

Commentaire sur l'article

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  • Hour of code

    le 1er février 2014 à 16:01, par Arnaud Lionnet

    « […] nous devrions intégrer l’outil informatique et les raisonnements algorithmiques à nos enseignements de mathématiques ».
    Autant je n’ai absolument rien contre ça sur le fond (bien au contraire), autant cette phrase me fait tiquer un peu quand même. J’ai toujours du mal avec cette expression, « l’outil informatique ».

    Je n’ai jamais vraiment cherché à mettre le doigt de façon précise sur pourquoi je n’aime pas cette expression, donc mon explication vaudra ce qu’elle vaudra (c’est à dire, un premier jet).

    L’ « outil informatique » pour moi ça sonne comme du discours des pédagogues et autres faiseurs de programme du ministère. Comme ce discours bureaucratique, ce discours managérial, ce discours en général qu’on entend de plus en plus, dans de plus en plus de sphères, et qui consiste plus à aligner des expressions toutes faites et des formules diplomatiques qu’à avoir du sens et à transmettre un message.

    L’outil informatique, c’est cette « chose ». Cette nouveauté. Que probablement les faiseurs de programme là haut ne maîtrisent pas bien, mais qui semble inévitable, alors il a bien fallu en mettre à l’école. Quitte à rendre les choses peu naturelles. (Va t’on, demain, dans un cours de géographie, aller vérifier sur Google Maps que le Japon est constitué de plusieurs îles ? Va t’on faire découvrir aux élèves, en expérimentant avec l’ordinateur, que la somme de deux nombres impairs est paire, avant d’en déduire le théorème ?)

    Aussi, parler d’outil informatique ça a, je trouve, un côté un peu péjoratif. Comme si l’informatique n’était pas suffisamment quelque chose à part entière. Comme si l’informatique ne peut servir qu’à des fins d’illustration ou d’expérimentation dans d’autres matières.

    Donc voilà, l’outil informatique, ça me gêne.

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