Le goût des mathématiques

24 novembre 2013  - Ecrit par  Michèle Audin Voir les commentaires (7)

Qu’y a-t-il de commun entre les écrivains René Etiemble, Victor Hugo, Eugène Ionesco, Amin Maalouf, Robert Musil, Charles Perrault, Raymond Queneau, Jacques Roubaud, Stendhal, Jonathan Swift ?

Eh bien, eux (et beaucoup d’autres) partagent le goût des mathématiques.

En cent vingt petites pages d’un très joli petit livre, Yasmina Liassine nous fait découvrir vingt-neuf textes littéraires consacrés aux mathématiques par des écrivains parfois inattendus.

Comme dit mon ami Aurélien Alvarez, ce sont bientôt les fêtes. Voici donc une autre idée de cadeau. Le goût des mathématiques [1], textes choisis et présentés par Yasmina Liassine, Mercure de France 2013.

Post-scriptum :

Merci à Yasmina et Philippe de m’avoir offert le livre !

Notes

[1Dans une collection d’environ cent soixante titres Le goût de…, de l’amitié au voyage en passant par le chocolat, les haïkus et les vampires.

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Pour citer cet article :

Michèle Audin — «Le goût des mathématiques» — Images des Mathématiques, CNRS, 2013

Commentaire sur l'article

  • Le goût des mathématiques

    le 24 novembre 2013 à 14:56, par Bernard Hanquez

    Bonjour,

    J’ai acheté et lu ce livre sur les conseils d’une fiche de lecture de mon libraire. C’est un joli livre, mais j’ai quand même été un peu déçu par certains des textes qui m’ont semblé plus littéraires que mathématiques. Sans doute mon côté « hyper logique » exacerbé d’informaticien.

    Mais que cela ne vous décourage pas de lire ce livre.

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  • Le goût des mathématiques

    le 24 novembre 2013 à 15:39, par Michèle Audin

    Des textes littéraires dans lesquels il est question de mathématiques. C’est exactement ça ! Pas de tromperie sur la marchandise.

    Et que cela vous donne le goût (comme on dit au Québec) de lire le livre.

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  • Victor Hugo

    le 2 décembre 2013 à 17:54, par Sébastien PERONNO

    N’ayant pas lu le livre, je ne sais pas ce que disait Victor Hugo de bien sur les mathématiques. Par contre, on peut dire qu’il a particulièrement souffert de certains profs de maths...

    J’étais alors en proie à la mathématique.

    Temps sombre ! enfant ému du frisson poétique,

    Pauvre oiseau qui heurtais du crâne mes barreaux,

    On me livrait tout vif aux chiffres, noirs bourreaux ;

    On me faisait de force ingurgiter l’algèbre :

    On me liait au fond d’un Boisbertrand funèbre ;

    On me tordait, depuis les ailes jusqu’au bec,

    Sur l’affreux chevalet des X et des Y ;

    Hélas ! on me fourrait sous les os maxillaires

    Le théorème orné de tous ses corollaires ;

    Et je me débattais, lugubre patient

    Du diviseur prêtant main-forte au quotient.

    De là mes cris.

    Victor Hugo, Les Contemplations, 1856

    Et Eugène Ionesco moquait les logiciens...

    Il sera donc intéressant de voir ce qu’ils disaient par ailleurs :) Merci pour cette suggestion.

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    • Victor Hugo

      le 2 décembre 2013 à 18:08, par Michèle Audin

      Par contre, on peut dire qu’il a particulièrement souffert de certains profs de maths

      On cite souvent ce passage. Il est d’ailleurs aussi dans le choix de Yasmina Liassine.

      Je signale que c’est une citation tronquée. Le texte est peut-être long, mais il s’intitule À propos d’Horace et villipende beaucoup plus longuement les professeurs de grec et de latin.

      Pour ce qui nous intéresse ici, je propose de nous souvenir surtout que les mathématiques ont fourni à Hugo une des rimes les plus audacieuses de la poésie française (faire rimer « bec » avec « Y », il fallait l’oser, quand même !).

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      • Victor Hugo

        le 2 décembre 2013 à 19:03, par Sébastien PERONNO

        Oui, bien sûr, ce poème est surtout un plaidoyer pour une éducation émancipatrice, contre les brimades et les abus d’autorité. D’ailleurs la suite est :

        Un jour, quand l’homme sera sage,

        Lorsqu’on n’instruira plus les oiseaux par la cage,

        Quand les sociétés difformes sentiront

        Dans l’enfant mieux compris se redresser leur front (...).

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  • Le goût des mathématiques

    le 2 décembre 2013 à 19:02, par Sébastien PERONNO

    Oui, bien sûr, ce poème est surtout un plaidoyer pour une éducation émancipatrice, contre les brimades et les abus d’autorité. D’ailleurs la suite est :

    Un jour, quand l’homme sera sage,

    Lorsqu’on n’instruira plus les oiseaux par la cage,

    Quand les sociétés difformes sentiront

    Dans l’enfant mieux compris se redresser leur front (...).

    Répondre à ce message
    • Le goût des mathématiques

      le 18 juillet 2014 à 18:41, par bayéma

      bonjour !

      et la suite est chez prévert dans « le cancre » :
      ...
      il dit oui à ce qu’il aime

      il dit non au professeur..

      ce ne sont pas les maths le problème, c’est la discipline de caserne des écoles dont trop souvent les enseignant (qu’on dit pas assez formés faute de moyens — mais faut-il des budgets pour aimer, tout simplement aimer, les enfant.e.s ?) sont les adjudants.
      josef bayéma, plasticien, guadeloupe.

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