Le théorème du perroquet, port et rue de quel Homère ?

24 février 2009  - Rédigé par  Michèle Audin Voir les commentaires (10)

Le théorème du perroquet

Port et rue de quel Homère
Épure et remorque d’hôtel
Que modère le port heurté
Roque perle motte d’heure

Michelle Grangaud
poème anagrammatique

Ce poème a été écrit par Michelle Grangaud [1], à ma demande pour les lecteurs d’Images des mathématiques. Pour qu’il y ait, quand même, un peu de littérature dans cet article.

Le perroquet et son théorème

Pourquoi parler aujourd’hui d’un roman paru il y a plus de dix ans ? Certainement pas pour abreuver son auteur d’insultes, encore moins pour le traiter avec arrogance ou mépris : oui, la presse présente Denis Guedj comme un mathématicien, non, Denis Guedj n’a jamais fait de recherche en mathématique, et alors ? Allons-nous, tel un autre Ordre des médecins, l’attaquer pour exercice illégal de la mathématique ?

Sa légitimité à parler de mathématiques, Denis Guedj l’a acquise en publiant un livre qui a eu du succès (ce qui veut dire qu’il s’est beaucoup vendu), le Théorème du perroquet, un roman. Que nous, mathématiciens officiels, autorisés, le voulions ou non, c’est comme ça.

Mathématicienne et grande lectrice de romans, lectrice boulimique et donc amatrice de livres longs, je me suis précipitée sur celui-ci, dès sa parution. Et je l’ai lu [2]. Je viens de le relire (en diagonale cette fois, je l’avoue) pour écrire cet article : je suis une critique sérieuse.

Je n’ai pas aimé ce livre. Pourquoi ?

Pour plusieurs raisons :

  • Il n’est pas « écrit », dirai-je, ou encore « il est écrit à l’imparfait », et certainement, « ce n’est pas de l’Homère, ce n’est pas du Flaubert » [3], bref : un livre au style relâché, au vocabulaire plutôt restreint, avec des longueurs (beaucoup de lecteurs [4] l’ont trouvé fastidieux et l’ont abandonné plus ou moins vite).
  • Ce n’est pas, contrairement à ce que l’on dit, un roman sur les mathématiques. Je m’explique : oui, il y a dès le début du livre, une longue explication de ce qu’est le théorème de Thalès, avec pyramide à l’appui, mais, non, elle n’a rien à voir avec le roman, elle ne fait pas avancer l’action... Je cite l’exemple de Thalès parce que c’est ce que tous les lecteurs qui se sont exprimés ont commenté (ce qui veut peut-être dire qu’ils n’ont pas lu les autres « mathématiques » qui se juxtaposent à l’action), mais la plupart des autres ingrédients mathématiques du livre sont aussi inessentiels.
  • Un didactisme lourd...
  • Les digressions (malheureusement pas présentées comme telles) mathématiques ont une prétention à l’universel, je vais vous raconter toutes les mathématiques, des Grecs à nos jours (et, par miracle, de façon chronologique), ce qui fait que le livre a été aussi présenté comme idéal pour aborder l’histoire des mathématiques, ce qui n’est pas faux, au moins si par « histoire des mathématiques », on entend « liste chronologique de résultats mathématiques », du théorème de Thalès à... inévitablement celui de Fermat — et anecdotes sur leurs auteurs [5] appartenant à différentes époques.

Pourtant, ce livre s’est beaucoup vendu, il continue à se vendre. Et beaucoup de lecteurs en sont contents. Le commentaire dominant est : « Ah ! si on m’avait expliqué le théorème de Thalès comme ça, j’aurais aimé les maths au collège ! » Il est en effet regrettable que certains livres ou professeurs de collège ne mentionnent pas l’histoire de l’ombre de la pyramide à propos de Thalès [6]. Le théorème de Thalès fait partie du patrimoine culturel de l’humanité, au même titre que l’Odyssée, les sonates de Beethoven ou les statues de l’île de Pâques [7] et tant mieux si quelques personnes l’ont ajouté à leur culture personnelle en lisant Guedj.

Quelques ? Eh bien, comment savoir ? Le livre se vend. Mais se lit-il ?

Beaucoup de gens ont acheté le Théorème du perroquet [8]. Pas mal de parents (j’en connais plusieurs), encouragés par l’idée qu’il motiverait leurs enfants, l’ont offert à des adolescents [9]. Mais connaissez-vous un seul adolescent qui l’ait lu ? Je n’en connais aucun, je n’en ai vu aucun dans les forums que j’ai consultés. Les adolescents sont des lecteurs difficiles et, non, le Théorème du perroquet, ce n’est pas Tintin, ce n’est pas Harry Potter (ne serait-ce que parce que le niveau de langue est loin d’être le même).

Alors ? Je rêve encore d’un roman dont une idée mathématique serait le sujet et le moteur à la fois [10]. Un roman bien écrit, pas conçu « pour faire comprendre des maths aux gens », mais pour le plaisir d’écrire et de faire des mathématiques à la fois...

Pourquoi je n’en écris pas ? Eh bien, j’en ai écrit un (sous un pseudonyme, rassurez-vous), mais il a déjà été refusé par treize éditeurs... Une raison de plus pour que je n’aime pas le Théorème du perroquet : je suis jalouse !

Notes

[1Michelle Grangaud, de l’Oulipo, est l’auteur de nombreux recueils de poésie, et des Calendrier des poètes, Calendriers des fêtes nationales, publiés par POL. Elle est à l’anagramme ce que Perec était au lipogramme, dit l’un de ses confrères.

[2Je lis tout. Je suis capable de lire absolument n’importe quoi. J’ai même lu Da Vinci code. Et je ne cite pas ce best-seller par hasard. L’accumulation « gratuite » de références scientifiques est assez proche dans les deux livres.

[3Nous consolerons-nous jamais que Bouvard et Pécuchet aient pu à ce point (c’est-à-dire totalement) négliger les mathématiques ?

[4J’ai lu quelques forums et beaucoup d’avis de lecteurs sur des sites de vente de livres sur la ouèbe.

[5Je passe sur le machisme de cette présentation (les « grands mathématiciens » sont tous des hommes, bien entendu). Ce qui m’oblige à passer sur d’autres occurrences de machisme dans ce roman et plus généralement chez le même auteur.


[6Beaucoup le font, bien entendu : la légende de la mesure par Thalès de la hauteur de la pyramide est une tarte à la crème, si j’ose dire, du sujet...

Les rayons du soleil sont parallèles, les verticales aussi... Le rapport de la hauteur de la pyramide (inconnue) à la longueur de son ombre (mesurée) est égal au rapport de la hauteur du bâton (connue) à la longueur de son ombre (mesurée)

Une variante : dans l’Ile mystérieuse, c’est la hauteur d’une falaise que les héros mesurent en appliquant la même méthode, que Jules Verne appelle « des triangles semblables ».


[7Ce que j’affirme depuis longtemps. Cette phrase est d’ailleurs copiée dans Géométrie où je l’appliquais aux solides platoniciens.

[8Quant au perroquet, il descend sans doute du Coco de l’Oreille cassée, celui qui crie « Grrrros plein de soupe » et surtout « Rodrigo Tortilla, tu m’as tué ! »

[9Une tante, résolument allergique aux mathématiques, l’a même offert à ma fille, un comble !

[10Puisque cet article a commencé sous le signe de l’Oulipo, évoquons ici la Disparition de Georges Perec, dont le sujet (la disparition, de quoi, d’un rond pas tout à fait clos finissant par un trait plutôt droit ?) est la contrainte qui l’a fait naître (disparition du e) — un lipogramme.

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Pour citer cet article :

Michèle Audin — «Le théorème du perroquet, port et rue de quel Homère ?» — Images des Mathématiques, CNRS, 2009

Commentaire sur l'article

  • Le théorème du perroquet, port et rue de quel Homère ?

    le 24 février 2009 à 11:30, par Maxime Bourrigan

    Allez, je vais me faire l’avocat du diable : je suis (apprenti) mathématicien et j’ai aimé ce livre !

    Précisons le contexte : j’ai lu ce livre à peu près à sa sortie (ce qui, si j’en crois la wikipédia, place cette expérience au tout début de ma seconde). Je n’étais certainement pas allergique aux maths, mais pas nécessairement enthousiasmé par elles non plus. Et lire ce livre a un peu changé cet état de fait. C’est évidemment difficile à mesurer, mais je pense que ce livre n’est pas étranger au fait qu’aujourd’hui, je fais une thèse de maths.

    Je ne veux pas me prononcer sur la qualité littéraire du texte : je suis plutôt un gros lecteur et je suis maintenant sensible au « style » des écrivains (je me demande d’ailleurs bien ce que Proust dirait en voyant opposé « écrit à l’imparfait » à « du Flaubert »...) mais ce n’était pas le cas quand j’étais petit et je n’ai pas relu ce livre depuis. Je ne cherche pas à sauver l’histoire globale : l’obscur vieil ami qui démontre des résultats incroyables seul dans sa jungle ainsi que cette sombre histoire de perroquet, je crois que ça me barbait déjà à l’époque.

    Mézalor, pensez-vous, qu’a aimé cet imbécile, si ce n’est ni le style, ni l’histoire ? Eh bien, cette histoire un peu bancale n’est qu’un prétexte pour parler de maths, de leur Histoire, des disciplines qui les composent. J’y ai appris plein de choses ; par exemple, je suis pratiquement sûr que c’est dans ce livre que j’ai lu ma première preuve (celle de l’irrationnalité de racine de 2). Une chose à laquelle j’étais particulièrement sensible était ce besoin d’ordre qui domine le début du livre : livré à lui-même, le héros doit trouver un système de classement pour ranger sa toute nouvelle bibliothèque de maths. Évidemment avec le recul, sa décomposition fait un peu sourire (je me souviens d’une page où les noms des « disciplines » qu’il a choisies sont alignés, bien rangés dans des boîtes hermétiques), mais, jeune et naïf, je pensais que c’était ainsi que la science était faite : en rangeant les choses dans des boîtes, en un système de classification parfait. J’en suis revenu : je sais maintenant que les frontières des domaines scientifiques sont bien plus poreuses que ça, et que c’est même une des plus belles sources d’émerveillement en science (par exemple, il ne me viendrait pas à l’idée de ranger une bibliothèque de mathématiques par thèmes, ou de partitionner un grand organisme de recherche en petits instituts) mais cela a suffi a me donner envie d’en savoir plus, d’aller plus loin. Mes professeurs ont été suffisamment habiles pour toujours entretenir cette envie, toujours laisser entendre qu’il y avait des choses à apprendre au-delà des contenus des cours, ce qui, de proche en proche, m’a conduit a faire des maths aujourd’hui.

    Alors évidemment, ce n’est pas du Flaubert ou du Saramago, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que la lecture de ce livre ne peut pas faire de mal...

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    • Le théorème du perroquet, port et rue de quel Homère ?

      le 25 février 2009 à 07:17, par Michèle Audin

      Heureusement, parmi les acheteurs du livre, il y a des lecteurs, beaucoup de lecteurs, qui l’ont aimé !

      Merci beaucoup de votre réponse, qui me me permet de préciser que je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas aimer ce livre ! Ni que ceux qui l’aiment sont des imbéciles...

      J’ai essayé d’expliquer pourquoi je ne l’aimais pas, et ce que j’attendrai (moi) d’un « roman avec des mathématiques » ! Sans jeter d’anathème (seulement des anagrammes).

      Vous dites :

      la lecture de ce livre ne peut pas faire de mal...

      En effet. J’aurais d’ailleurs tendance à penser que la lecture d’aucun livre ne peut faire de mal.

      PS. Pour préciser, ce que j’appelle un texte « écrit à l’imparfait », ce n’est pas un texte dans lequel l’imparfait est utilisé (et d’ailleurs, un texte sans imparfait pourrait-il être parfait ?).

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  • Le théorème du perroquet, port et rue de quel Homère ?

    le 24 février 2009 à 20:23, par Guy Marion

    La presse (et particulièrement France Culture) présente Denis Guedj comme un mathématicien alors qu’il n’est pas mathématicien ; vous semblez laisser entendre que ce n’est pas très important : Je ne suis pas de votre avis :
    Moi qui suis professeur de maths , j’ai cru pendant un certain temps la presse et la radio bien que je trouvais que ce monsieur ne correspondait pas à l’idée que je me faisais d’un chercheur rigoureux et intègre.Un jour où je l’ai entendu (à la radio) dire de Henri Poincaré qu’il n’aimait pas ce type (je crois bien que c’est le terme qu’il employa),je me suis dit : Cela n’est pas possible !
    Je me suis précipité sur internet pour savoir qui était vraiment Denis Guedj et j’ai été satisfait d’apprendre que celui-ci n’a jamais rien publié (et pour cause) en mathématiques.
    En revanche , même si son livre a beaucoup de défauts,il a au moins le mérite d’avoir contribué à promouvoir une discipline si injustement accusée,voire vilipendée et tellement mal défendue par le pouvoir politique et médiatique !
    Guy Marion
    http://abcmaths.free.fr/blog/maths.html

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  • Le théorème du perroquet, port et rue de quel Homère ?

    le 25 février 2009 à 17:31, par Thomas Sauvaget

    Un bon roman « dont une idée mathématique serait le sujet et le moteur à la fois », et qui ne soit « pas conçu pour faire comprendre des maths aux gens » mais pour son aspect littéraire est quelque chose dont je rêve également. Il y a des tas de notions qui s’y prêteraient bien, et des amateurs (jeunes ou moins jeunes) de science-fiction et/ou de fantastique pourraient sans doute l’apprécier. Aller au-delà de ces catégories de lecteurs est par contre, à mon humble avis, un vrai défi.

    Quant à votre propre roman sous pseudonyme, comme je suis curieux et que vous avez maintenant vendu la mèche, je me demande : envisageriez-vous de le publier vous-même (par exemple par lulu.com, ou carrément sur votre page web) ?

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  • Le théorème du perroquet, port et rue de quel Homère ?

    le 26 février 2009 à 11:05, par Sonia G.

    Bonjour,

    En voyant le titre de cet article je me suis dit : « Tiens, tiens, quand des matheux parlent de D.Guedj, c’est rarement pour en dire du bien, voyons voir ce qui est dit ici... »

    D’abord, bravo à Mme Grangaud pour l’en-tête oulipienne !

    Ensuite, ma réaction à cet article rejoint beaucoup celle de Maxime Bourrigan, puisque j’étais aussi en 2nde lors de la sortie de ce livre. Nous sommes au moins deux adolescents à l’avoir lu jusqu’au bout ! J’ai souvent entendu un parallèle entre Le monde de Sophie de Jostein Gaardner (voyage initiatique à travers les concepts philosophiques) et Le théorème du perroquet et pourtant, j’ai calé aux deux-tiers du livre de Gaardner...

    A l’époque, Le théorème du perroquet m’a plu parce qu’il faisait une synthèse de toutes les connaissances mathématiques que j’avais, et allait même au-delà puisqu’il aborde par exemple les nombres complexes. C’était assez vertigineux de ressentir que l’horizon mathématique reculait au fur et à mesure que j’avançais, et aussi c’était jouissif de savoir à l’avance quelques bribes du programme scolaire du cycle terminal scientifique.

    Aujourd’hui que je suis prof de maths en collège-lycée, je n’hésite pas à conseiller ce livre aux élèves les plus curieux, en précisant que c’est un roman écrit comme une fresque chronologie, avec les approximations et les simplifications que cela implique. En classe de 4ème quand j’évoque la légende de Thalès mesurant la pyramide cela donne généralement lieu à une dizaine de questions, et certains élèves me disent « On comprend enfin à quoi ça sert » (vous savez, cette horripilante question...).
    C’est évidemment le petit bout de la lorgnette, mais si l’imaginaire, le côté historique ou le genre romanesque peuvent aider les élèves à commencer à se poser des vraies questions et à s’approprier une notion mathématique, cela ne peut pas nuire.

    Cela serait certainement intéressant de le relire (en diagonale comme Michèle Audin) pour voir comment mon point de vue a évolué... mais c’est une collègue qui a mon exemplaire !

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  • Le théorème du perroquet, port et rue de quel Homère ?

    le 27 février 2009 à 17:20, par Arthur MILCHIOR

    Alors ? Je rêve encore d’un roman dont une idée mathématique serait le sujet et le moteur à la fois

    Obligatoirement un roman ?

    Votre phrase me pousse à penser à numb3rs, et j’avoue que je serai curieux de savoir ce que des mathématicien en pense.

    Certes, contrairement au perroquet, il n’y a pas de vrai démonstration faite rigoureusement. Mais les concepts restent expliqué de manière compréhensible pour les béotiens.

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    • Le théorème du perroquet, port et rue de quel Homère ?

      le 6 avril 2013 à 20:27, par Gregoire Dubost

      Pas si gros lecteur, je n’ai pas tenu plus d’un quart du livre de M. Guedj, il y a quelques années, alors qu’on me l’offrait, à moi « jeune » enseignant.
      Ce qui ne m’a pas empêché d’acquérir quelques autres ouvrages du même auteur, persuadé que toute approche, même tangentielle, pouvait être valable avec certains élèves. Hélas, leur reliure encore intacte témoigne de mon dilettantisme dans cette entreprise.

      En revanche, j’ai récemment trouvé, chez mon bien-aimé libraire (vous l’aurez compris, je suis plus acheteur compulsif que gros lecteur) la traduction récente de « Tout et plus encore - Une Histoire Compacte de l’infini » de David Foster Wallace (ed. Ollendorff et Desseins).

      Après l’avoir cherché dans plusieurs librairies lors de mes passages en pays anglo-saxons, je n’ai pas laissé passer l’occasion (je sais qu’Internet aurait pu m’aider depuis longtemps, mais je ne peux me résoudre à commander ainsi des livres, que j’ai besoin de ’sentir’ pour les acheter).

      Je ne sais pas s’il peut entrer dans la catégorie recherchée par Michèle Audin (Wallace est incontestablement romancier, mais le livre n’est pas - que je sache - un roman), ni si certains lecteurs d’Images des Mathématiques l’ont lu. Il semble qu’il puisse aussi agacer les mathématiciens (les vrais comme les amateurs).
      Mais est-il possible de toucher un public mesurable sans sacrifier une dose importante de rigueur ? (Du moins sur le format écrit, l’équipe Leys-Ghys-Alvarez ayant à mon avis plutôt réussi leur(s) coup(s)).

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  • Le théorème du perroquet, port et rue de quel Homère ?

    le 1er mars 2009 à 16:30, par Christine Huyghe

    Le lecteur attentif aura peut-être remarqué que la phrase
    « ce n’est pas de l’Homère, ce n’est pas du Flaubert » est un alexandrin à rime interne. En voici une variante, trouvée sur
    un télésiège -soleil magnifique, neige parfaite- :
    « ce n’est pas du homard, ce n’est pas un flobart », où
    là aussi il y a une relation entre homard et flobart.

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  • Le théorème du perroquet, port et rue de quel Homère ?

    le 25 août 2009 à 23:29, par Julien

    Bonsoir Michèle Audin,

    nous nous étions rencontrés sur cette même page, lors d’un bref échange, sans réponse de votre part. A l’époque, j’ai cru que la timidité vous avait empêché d’exprimer vos élans... Aujourd’hui je découvre qu’en mon absence, vous avez tout effacé de moi...

    Ô flûte ! Ô déception ! Ô mathématiques ennemies...

    N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

    Quand je reviens à vous, je vous retrouve aigrie.

    Je crains d’avoir perdu une si proche amie...

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    • Le théorème du perroquet, port et rue de quel Homère ?

      le 26 août 2009 à 19:33, par Michèle Audin

      Cher (?) « Julien » (?)

      Bien entendu, nous n’« effaçons » comme vous dites, rien, sur ce site (sauf injures, etc.). Je le précise pour l’ensemble des lecteurs.

      Après recherches, vous êtes bien intervenu sur ce site, mais sur une autre page, celle d’un billet sur Poisson.

      Parler d’échange en ce cas semble un peu abusif. Relisez vous. Si je lis bien ce que vous aviez écrit, vous me reprochiez d’avoir raté une occasion de me taire. Échange, vraiment ?

      Quant à la « si proche amie », qui serait « aigrie », je ne vois pas bien à quoi vous faites allusion. Je vous rappelle que vous êtes anonyme...

      Bien à vous

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