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Marche à suivre pour écrire un article dans « Images des Mathématiques »

Ce document a pour but de vous expliquer la marche à suivre en pratique pour écrire un article et le soumettre à « Images des Maths ».
Un document qui ne serait pas déposé « dans les normes » engendrerait des pertes de temps bien inutiles. Vous verrez que tout cela n’est pas bien compliqué.

Les étapes de la rédaction

Images des Mathématiques contient un certain nombre de rubriques qui ont chacune un but différent. Vous trouverez ici la liste des rubriques et leurs « définitions ».
Les rubriques sont gérées par un ou plusieurs responsables dont vous trouverez la liste ici.

1. La première chose à faire est de signaler au responsable de la rubrique concernée que vous envisagez d’écrire un article (mais il est possible d’ailleurs que ce soit lui ou elle qui vous ait déjà contacté). Avant de commencer à rédiger votre contribution, nous recommandons d’en discuter avec le ou la responsable de la rubrique. Cela permettra de bien préciser le public visé, le niveau de l’article, et aussi d’éviter un certain nombre de malentendus sur le but de « Images des Maths ».

2. La deuxième chose à faire est de s’inscrire sur le site. Pour cela, il faut cliquer sur « S’inscrire » en haut à droite sur la page d’accueil http://images.math.cnrs.fr/. Il faut ensuite remplir le petit questionnaire proposé et vous recevrez un mot de passe. Enfin, il faut écrire au responsable de la rubrique pour l’aviser que vous avez demandé le statut d’« auteur ». Celui-ci pourra alors vous donner ce statut d’auteur et vous en serez avisé très rapidement.

Une fois auteur, lorsque vous entrez sur le site en vous identifiant (en haut à droite) et après avoir entré votre mot de passe, vous avez accès à un « espace de rédaction » (toujours en haut à droite dans « Mon IdM »). Vous pouvez ensuite cliquer sur « Ecrire un nouvel article » et une page s’ouvrira dans laquelle vous pourrez déposer votre article.

3. La troisième chose est d’écrire l’article... Nous avons préparé un document pour vous aider contenant à la fois des informations techniques [1] et des conseils de rédaction et de présentation. On n’écrit pas de la même manière sur internet et dans un article de journal classique.

Pendant cette étape, votre article est « en cours de rédaction » (c’est écrit en haut à gauche dans un rectangle), vous pouvez à tout moment sauvegarder votre travail pour y revenir plus tard, et personne n’interviendra pour commenter votre travail, sauf bien sûr si vous le demandez. Une fois que vous serez satisfait de votre article et que vous le considérerez comme prêt pour la publication, il vous faudra prévenir le responsable de rubrique (voir Notre équipe). Après une dernière relecture et d’éventuelles corrections, celui-ci proposera l’article pour « évaluation ».

4. La quatrième étape est celle de la relecture.

Une fois votre article soumis, les responsables de la rubrique et de la relecture choisissent quelques relecteurs parmi les personnes qui se sont portées volontaires pour ce travail. L’idée est de choisir des relecteurs de motivations et de formations différentes, pas nécessairement spécialistes du sujet. Les relecteurs sont avertis par mail qu’ils sont sollicités pour relire et commenter votre article. Vous disposez de la liste des noms (ou plutôt des pseudonymes) des relecteurs. Pendant la période de relecture, les relecteurs peuvent déposer des commentaires sur votre article et vous en êtes avisé par mail. Vous êtes alors invité à répondre aux commentaires, et à suivre, ou non, les suggestions d’améliorations qui sont faites. Il est possible que le responsable de la rubrique (ou même d’autres membres du comité de rédaction) fasse(nt) également des commentaires. Les commentaires et les réponses ne sont lisibles que par vous, les rédacteurs du site et les relecteurs. Lorsque l’article sera publié, ces commentaires ne seront plus visibles. Les relecteurs donnent aussi un avis sur la couleur de l’article.

Finalement, lorsque le responsable de la rubrique considère que l’article est prêt à être publié, il en informe l’auteur. Bien entendu, la véritable publication en ligne peut encore attendre un certain temps pour que Images des Maths puisse gérer au mieux le flux de publication.

5. Dans la cinquième étape, l’article est publié en ligne. Il n’est plus possible à l’auteur de le modifier, sauf par l’intermédiaire d’un membre du comité de rédaction. Les lecteurs peuvent faire des commentaires et l’auteur peut y répondre s’il le souhaite. Tous ces commentaires sont publics. Nous espérons que les commentaires ou critiques ne dépasseront pas les limites d’une discussion strictement académique.

Quelques conseils

Le premier conseil, le plus important sans doute, est de se fixer clairement un public : pour qui écrivez-vous ?

Comme vous le savez, les articles de IdM ont des couleurs (inspirées de celles des pistes de ski), verte, bleue, rouge, noire ou hors piste. Ce n’est pas l’auteur qui décide de la couleur mais il est important qu’il écrive son article en ayant une couleur en tête. Les relecteurs feront ensuite des suggestions pour la couleur et le choix final sera fait par le comité de rédaction.

Nous avons préparé des « définitions » des couleurs, sous deux formes. La définition « rapide » se trouve ici et voici la définition plus précise, qu’il est important que les auteurs connaissent :

• Piste verte : articles non mathématisés, sans vocabulaire spécifique, sans équation, sans variable littérale (c’est-à-dire sans $x$, etc.), sans lettre de l’alphabet grec etc. Le but est que les articles de cette rubrique soient lisibles même en ayant oublié à peu près tout des cours de maths. Seules sont maitrisées les quatre opérations, les éléments de calcul et de géométrie du primaire peuvent être utilisés en tenant les lecteurs et les lectrices par la main.

• Piste bleue : articles accessibles à toute personne acceptant un peu de formalisme dans l’exposé, le formalisme n’étant pas transformé ou manipulé (on en reste à la définition) et peu fréquent. Les lettres grecques sont absentes, de même que les notations Z, Q, R. Ces articles doivent être accessibles par exemple à des professeurs des écoles. On peut faire appel à une équation du premier degré ou aux rudiments de la géométrie des triangles, mais attention : s’il faut manipuler une équation du second degré ou plusieurs équations du premier degré, s’il y a plusieurs paramètres, ou s’il y a des courbes du second degré etc., alors le niveau est au moins rouge !

• Piste rouge : articles avec plus de formalisme ou faisant appel de façon centrale à une notion formalisée, en la manipulant. Ces articles peuvent faire appel à un certain bagage mathématique, ne dépassant pas le niveau d’un-e élève moyen-ne de terminale scientifique d’aujourd’hui : rudiments d’arithmétique, de géométrie euclidienne dans le plan ou l’espace, calcul différentiel et intégral, analyse réelle, (petits) systèmes d’équations du premier degré, équations du second degré etc. On peut s’y autoriser des lettres de l’alphabet grec si c’est nécessaire, mais parcimonieusement.

• Piste noire : articles techniques nécessitant, grosso modo, une maitrise des concepts scientifiques du XVIIIème siècle et une familiarité avec ceux du XIXème correspondant grosso modo au contenu de la Licence.

• Hors piste : articles techniques nécessitant des concepts du XXème ou du XXIème siècle.

L’expérience montre que les pièges sont nombreux et que nous oublions fréquemment que des concepts qui nous paraissent évidents sont souvent opaques pour la majorité des lecteurs. Voici quelques exemples :

  • L’alphabet grec nous est si familier que nous n’y prenons plus garde. Pour la majorité des bacheliers, à part peut-être quelques lettres, c’est du chinois... Il est si simple d’utiliser $s$ plutôt que $\sigma$.
  • Une suite $x_n$ de nombres réels nous place immédiatement au niveau rouge.
  • La moindre intégrale nous place en rouge, au minimum...

Il n’est pas impossible de « couper » l’article en plusieurs articles de couleurs différentes, par exemple vert et bleu. Il est important cependant que, dans ce cas, l’article vert puisse être lu de manière autonome et qu’il fasse un tout cohérent. On peut aussi envisager de faire un même article en plusieurs versions de plusieurs couleurs. N’oubliez pas qu’un article de Images des Maths, même en hors-piste, ne doit pas être destiné à des collègues et doit rester un article « de vulgarisation ».

Quelques exemples de ce qu’il vaudrait mieux éviter d’écrire.

  • Considérons le cas simple d’un $S^2$. La plupart des lecteurs n’ont pas la moindre idée de ce que « un $S^2$ » peut être, d’ailleurs si on leur dit que c’est une sphère, ils ne trouveront sans doute pas ça très simple (et ne s’imagineront pas autre chose qu’une sphère de dimension $2$). La phrase citée se remplace avantageusement par Pensons à une sphère, par exemple.
  • Nous avons tous appris à l’école que... Une simple clause de style pour l’auteur... qui exclut d’emblée une bonne partie des possibles lecteurs, ou pire Pour [...], sauf dans les cas extrêmement simples vus dans nos cours du lycée... qui exclut même ceux qui seraient allés au lycée et se rappelleraient un peu de leurs cours !
  • un article d’Images des mathématiques ne commence pas par Soit $G$ un groupe (ni par toute autre variante, Soit $V$ une variété, Soit $X$ une variable aléatoire...)
  • les références bibliographiques comme celles que nous mettons dans nos articles de recherche sont illisibles par la plupart de nos lecteurs.
  • si deux polyèdres de l’espace euclidien.... Pourquoi essayer désespérément de cacher au lecteur que nous parlons ici de ce qu’il connaît comme l’espace de tous les jours, que ce que, peut-être, ses professeurs au collège ou au lycée, ont appelé « l’espace » ?
  • c’est très facile. Redoutable ! Souvenez-vous que dans un article de mathématique, c’est là qu’est la faute, s’il y en a une. Ici à IdM, c’est un autre endroit où vous excluez des lecteurs de bonne volonté.
  • ...

Le deuxième conseil a trait à la présentation. On ne lit pas sur un écran comme sur un livre. Il est indispensable d’aérer le texte en faisant des paragraphes très courts. Notre lecteur moyen lit en diagonale. C’est peut-être un tort, mais c’est un fait (et ne lisons-nous pas nous-mêmes en diagonale ?) Il faut aider la lecture, et pourquoi pas, l’aider à sauter des lignes... Pour cela, l’italique et le gras permettent d’insister sur les choses indispensables.

Dans le même ordre d’esprit, un article ne devrait pas être trop long. Mais il est toujours possible de faire des articles à suite : un feuilleton !

Un site qui s’appelle « Images des Maths » doit évidemment recommander d’utiliser le plus possible d’images au sein du texte. Si possible, il ne faut pas non plus hésiter à mettre des vidéos ou même du son.

Si vous avez besoin d’un peu d’aide ou de quelques conseils pour dessiner une image par exemple, fabriquer un petit film ou encore préparer un fichier audio, n’hésitez pas à contacter les responsables de la rubrique Images et Visualisation. Ils se feront un plaisir de vous donner un coup de main.

N’hésitez pas à innover sur la présentation : inclure des « blocs dépliants » qui permettent d’ajouter des compléments, ou des popups, etc...

Un grand merci pour votre contribution.

La tribune des mathématiciens

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