Ouvrir le corps sans laisser de trace

Le 16 avril 2013  - Ecrit par  Un jour une brève Voir les commentaires

Cet article a été écrit en partenariat avec Mathématique de la planète Terre

Le site Mathématiques de la Planète Terre (MPT), aujourd’hui Brèves de maths, a proposé, durant toute l’année 2013, une brève quotidienne avec « pour objectif d’illustrer la variété des problèmes scientifiques dans lesquels la recherche mathématique actuelle joue un rôle important, ainsi que certains grands moments dans l’histoire des sciences où les mathématiques ont, en interaction avec les autres sciences, aidé à comprendre ce que nul n’avait compris jusque-là. »

Vous pourrez retrouver la plupart de ces brèves dans notre dossier Mathématiques de la Planète Terre et l’intégralité ainsi que de nouvelles brèves, sur le site Brèves de maths.

Au début du vingtième siècle, parallèlement à la naissance de la radiographie par rayons X, quelques mathématiciens de renom (dont J. Radon) s’intéressèrent à un certain type d’équations intégrales liées à la géométrie dans l’espace, auxquelles seuls quelques spécialistes en la matière pouvaient trouver un intérêt, parce qu’ils étaient les seuls à les comprendre... Ils ne se doutaient pas qu’elles allaient permettre de donner naissance, soixante-dix ans plus tard, au premier scanner dédié à l’imagerie médicale, bien plus performant que les anciennes radiographies. Ce fut une longue histoire, marquée par le décès d’un des mathématiciens initiateurs de celle-ci (S. Kaczmarz) dans les massacres de Katyn en 1940, par le talent multidisciplinaire d’un ingénieur de génie (G. Hounsfield), par le mécénat d’une société de disques (EMI) qui bénéficiait du succès mondial de 4 garçons dans le vent des sixties et enfin par l’avènement de la micro-informatique, dopée par la course à la lune en ces mêmes années... Technique non invasive pour retrouver la constitution précise de l’intérieur du corps humain par des mesures à base de rayons X, l’enjeu était important : plus besoin d’ouvrir un corps pour aller « voir » ce qu’il y a dedans : on venait d’entrer dans la troisième dimension... de l’imagerie médicale !

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Post-scriptum :

Brève rédigée par Jean-François Crouzet (Univ. Montpellier 2), Denis Mariano-Goulart (CHRU Montpellier) et Fayçal Ben Bouallègue (CHU de Montpellier et Univ. Montpellier 1).

Pour en savoir plus :

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Pour citer cet article :

Un jour une brève — «Ouvrir le corps sans laisser de trace» — Images des Mathématiques, CNRS, 2013

Crédits image :

Image à la une - Service de Médecine Nucléaire du CHU de Montpellier.

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