La semaine dernière, comme tous les membres de la Société mathématique de France (SMF), j’ai appris, par un message du président de cette « société savante » que
Lors du dernier Conseil d’Administration de l’Institut Henri Poincaré (IHP), son nouveau directeur a obtenu par un vote majoritaire une multiplication par 5 des tarifs auxquels les diverses associations et sociétés sont logées à l’IHP. La justification qui en a été donnée par le président de l’Université Paris 6 nous inquiète : l’université Paris 6 n’aurait aucune raison de loger à un tarif de faveur des associations ou des sociétés savantes [...]
A quoi servent les sociétés savantes ? A quoi sert la SMF ? Elle publie des revues scientifiques (qui échappent ainsi à la domination de sociétés commerciales... visant elles aussi la rentabilité). C’est grâce à elle que le Centre International de Rencontres mathématiques existe [1] et fonctionne. Elle relaie les opinions des mathématiciens auprès des autorités publiques...
Elle rend ainsi des services considérables aux mathématiciens et surtout aux mathématiques. Services dont la « rentabilité » ne se mesure pas en euros...
Pourquoi l’Institut Henri Poincaré ? Si l’IHP dépend en partie [2] de l’Université Paris 6, ses missions sont nationales, et l’une d’entre elles est le service de l’ensemble des mathématiciens et physiciens théoriciens. Ceci fait partie de ses statuts.
« Vacances » parisiennes. Je m’arrête là : j’ai du travail. Je suis à Paris cette semaine, et je profite des trois jours ouvrables qu’elle comporte pour utiliser les ressources que la vie parisienne offre aux mathématiciens provinciaux. Je vais aller travailler à la bibliothèque de l’Institut Henri Poincaré. Tant que c’est gratuit...