Revue de presse avril 2013

Le 1er mai 2013  - Ecrit par  L’équipe Actualités Voir les commentaires

De poissons en portraits cachés, nous vous invitons à une nouvelle balade mathématique illustrée, à travers le monde et le temps...

C’était pour rire !

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Le pot aux roses

Oui, faire rire, c’était bel et bien l’intention de quelques poissons d’avril mathématiques parus en début de mois… Peut-être certains nous ont-ils échappé ? Outre celui que nous relayâmes intentionnellement, on aura repéré un billet faussement enthousiaste sur le nombre d’or par Eljjdx : l’illustration visuelle de son ubiquité finit de manière franchement drôle et burlesque. À voir aussi, une soi-disant découverte de l’ensemble de Mandelbrot, un des plus célèbres ensembles fractals, dans des travaux datant du XIIIe siècle… Le pot aux roses fut dévoilé dès le lendemain par le même coyote. Enfin, c’est la conjecture de Goldbach (« tout entier pair supérieur à 2 peut s’écrire comme la somme de deux nombres premiers ») dont Norman Baillargeon annonça la démonstration, accompagnant son propos d’un ensemble de corollaires aussi fantaisistes que celui-ci : « Au sens strict, avant l’apparition des êtres humains, quand deux dinosaures se trouvaient dans une clairière et que deux autres dinosaures les rejoignaient, il n’y avait pas quatre dinosaures dans la clairière. » Gros comme une maison, n’est-ce pas ? Furieux de s’être fait mener en bateau, un certain « G. Howe, professeur de philosophie » n’y va pas par quatre chemins dans ce billet d’Obamaths : « Sciences : Faut-il proscrire les “poissons d’avril” ? » Et de conclure : « il est temps de conscientiser les uns et les autres, assainir et dépolluer les milieux scientifiques de toutes ces sottises qui, il est vrai, n’ont aucun fondement, ni en politique, ni en culture, ni en sciences et encore moins en religion. Le mensonge, gros comme petit, pour l’avril ou pour l’août, n’a jamais profité à personne ! »

Après les blagues, les bêtises

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Rire jaune ou ne pas rire du tout ?

Nathalie Rheims se fend d’un billet prétendument arithmétique dans Le point, intitulé « Des sondages insondables ». La chroniqueuse ironise : « comme depuis des semaines j’entends des moins cinq qui succèdent aux moins six, je me dis, naïvement, que le président devrait avoir atteint une cote de popularité négative ». S’agit-il de fausse naïveté ou faut-il lui conseiller de lire par exemple ce billet ?
Plus problématique encore, le « doute sur la fiabilité des neurosciences » que jette un article de Nature Review Neurosciences relevé par Pierre Barthélémy sur son blog. C’est simple : « la puissance statistique moyenne des études en neurosciences est comprise entre 8 et 31 %, soit bien loin de la barre des 80 %» (sachant qu’avec « une puissance statistique de 80 %, qui est une norme correcte, quatre études sur cinq mettront en évidence un phénomène et il y a, à l’inverse, assez peu de chances pour que ce qu’elles trouvent soit un artefact »).
Et pour vous