1er février 2012

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Revue de presse janvier 2012

L’équipe Actualités

Les membres de l'équipe :

Entrez dans le monde des mathématiques à travers le superbe amphithéâtre de l’Institut océanographique de Paris, hôte du premier Forum Emploi Maths tenu le 26 janvier. Nous vous avons concocté un florilège des bonnes et moins bonnes nouvelles du mois, où rencontrerez des robots humanoïdes, des bolides, des nombres « magiques », des sujets bien plus graves, politiques ou faits divers, des artistes plus ou moins sulfureux, des prix prestigieux et des records un peu moins chics…

Grandeur et décadence. Ce mois-ci, les mathématiques, et parfois ceux qui les pratiquent, sont à la fois célébrés et décriés dans la presse. Les honneurs d’abord, avec cette application de l’optimisation combinatoire, « un algorithme [qui] fait la une dans la communauté de recherche en génétique », nous dit le blog de techno-science, « une nouvelle méthode de comparaison de génomes humains qui pourrait aider les scientifiques et les professionnels de santé à déterminer des probabilités d’autisme et de retard mental. »

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Vue artistique d’ADN

Le rôle premier des mathématiques est aussi mis en avant par L’usine nouvelle dans un article sur les robots. « Jean Paul Laumond, spécialiste de la robotique humanoïde » y explique que « les mathématiques sont à l’origine de beaucoup de progrès. » « Par exemple, c’est grâce aux mathématiques qu’un robot est maintenant capable de s’arrêter instantanément en cas de choc ou de contact imprévu. » Et voici un autre domaine technologique de pointe où s’illustrent explicitement les mathématiques : la Formule 1. On apprend dans le blog Confidential Renault qu’interviennent des « modèles mathématiques [...] toujours plus complexes et précis » et des simulations numériques dans la conception des nouvelles Formule 1.

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Ancêtre de la Formule 1
avant les modèles mathématiques !

Efficaces, utiles, les mathématiques ? Certes, lorsqu’elles sont convenablement maniées. Selon Didier Raoult dans Le Point, ce n’est guère le cas dans la « prévision démographique, [...] domaine où s’exerce avec le plus de délire la pseudoscience prédictive basée sur des modèles mathématiques toujours faux », et de conclure : « il y a trop d’inconnues dans les comportements humains pour faire des prédictions et il est impossible de prévoir les événements extraordinaires. Dans ces conditions, un astrologue a autant de chances qu’un démographe de prévoir avec justesse l’avenir de la population humaine ! » Un jugement des plus sévères, qui n’est pas partagé par Cédric Villani, qui nous montre dans l’émission 28 minutes sur Arte un modèle développé par le scientifique chinois Song Jian dans les années soixante-dix. Mettant en évidence un taux de fertilité critique, évalué numériquement grâce à des données statistiques, les travaux de Song Jian avaient conduit la Chine à mettre en place la politique de l’enfant unique. Que penser de cette application des mathématiques ? Tout en nuançant, Cédric Villani s’en félicite plutôt. Sur cette question délicate, d’autres seront certainement plus critiques...

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2ème plus grande crosse de hockey du monde

Autre domaine sensible, les prévisions climatologiques. La célèbre courbe d’évolution des températures mondiales en forme de crosse de hockey (le « hockey stick »), publiée par Michael Mann en 1998, qui « montre la forte remontée des températures depuis 1950 » a été l’objet de multiples attaques, et l’on nous rappelle sur le site smart planet l’intervention en 2006 du mathématicien Edward Wegman dans la controverse : il « enfonce un peu plus la hockey stick », pour être bientôt désavoué par l’académie des sciences américaines, qui elle ne « trouve pas grand-chose à redire » à la « hockey stick ».

Mais foin de ces chicanes ! Les résultats de ces mathématiciens espagnols et américains nous laisseront peut-être plus contemplatifs. Relevé par BE Espagne, leur travail met en évidence les conditions et occurrences de brisures de vagues : le bout du rouleau... « Une bonne raison de ne pas oublier un papier et un crayon en allant à la plage ! »

Mystique

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Calcul savant

Même si nombre de mathématiciens leur préfèrent les lettres, les chiffres sont bien souvent dans l’imaginaire collectif synonymes de mathématiques. Omniprésents, ils sont source de fascination, voire d’obsession.

À commencer dans la religion. La Croix nous rappelle que la bible est truffée de chiffres et de nombres et que « s’il convient de ne pas en livrer une interprétation excessive, la connaissance de leur signification symbolique est toutefois précieuse pour éclairer le texte dans bien des cas. » Le nombre d’apôtres, de disciples attendant la Pentecôte, ou encore celui des corbeilles restées pleines suite à la multiplication des pains, auraient ainsi un sens bien précis.

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Grilles de sudoku

Autre forme de religion, le sudoku compte chaque jour de nouveaux fidèles. Remplir une grille de sudoku ne nécessite aucune connaissance mathématique. En revanche, comme nous l’expliquent les passeurs de sciences, les mathématiciens n’ont pas tardé à se poser la question suivante : quel est le « nombre de dieu », c’est-à-dire le nombre minimal d’indices à donner pour garantir l’existence d’une solution unique ?
La réponse a récemment été apportée dans un article déposé sur arXiv par Gary McGuire, Bastian Tugemann et Gilles Civario : 17. Et au blogueur Jean-François Cliche de conclure : « une belle percée en sudokulogie » !

Vous l’aurez sans doute remarqué, nous sommes en 2012 : les vœux de bonne année sont quelque peu gâchés par les prédictions du calendrier Maya, selon lesquelles notre monde ne verrait pas 2013. Mais RTL.be nous rassure : un délai supplémentaire nous serait gracieusement accordé par Sir Isaac Newton himself. Un savant calcul l’aurait en effet conduit à prédire, dans une lettre datée de 1704, la fin du monde pour 2060. Ouf !

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Amy Winehouse
aux Eurockéennes de 2007

2060, ça commence à faire loin, surtout pour les rock stars. Une « légende veut que les plus grandes stars du rock s’éteignent à 27 ans »,
rappelle Futura-Sciences.
Pour mémoire, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Kurt Cobain et Amy Winehouse figurent parmi les éminents membres du
« club des 27 ». Heureusement, il faut plus que quelques coïncidences pour impressionner les scientifiques. Une équipe de l’université de Technologie du Queensland en Australie
s’est livrée à une étude statistique sérieuse dont la soulageante conclusion est qu’ils « n’ont pas constaté de pic de mortalité au cours de la 28ème année de leurs sujets ». Seul bémol : « il leur est apparu que les musiciens étaient deux à trois fois plus exposés que l’ensemble de la population [...] à mourir très prématurément, entre leur vingtième et leur trentième année ».

Après ces considérations plus ou moins inquiétantes, voici une petite blague du coyote : pourquoi les mathématiciens confondent-ils Noël avec Halloween ? Parce que 25 en base 10 vaut 31 en base 8 [1]. Si vous ne trouvez pas ça drôle, peut-être serez vous intéressés à comprendre les processus psychologiques impliqués dans l’activité mathématique. Si l’on en croit
David Bessis, longuement interrogé dans les pages culture de Libération, « l’intuition mathématique, c’est comme une transe » : une alternance de moments de « souffrance », avec
« l’impression que les mots se dérobent et que son propre langage devient insensé », et d’instants de « plaisir », comme « lorsqu’on prend conscience qu’on parle librement dans une langue étrangère ». Pour lui, sensible aux « formes » et aux « structures » mais pas aux « nombres », « faire des maths est une expérience sensuelle, bien plus qu’une recherche de la vérité ». Il
n’hésite d’ailleurs pas à laisser les théorèmes dans « un purgatoire où ils ne sont ni vrais ni faux même si, formellement, ils ont l’air vrai ».

Artistique

L’exposition de la Fondation Cartier Mathématiques—un dépaysement soudain, déjà maintes fois mentionnée dans cette revue de presse et sur ce site, est plus que jamais à l’honneur sur la toile.
Si certains (comme France info) se contentent d’énumérer les artistes et mathématiciens qui selon ocim.fr ont été les « artisans, les découvreurs, les penseurs, les constructeurs de cette exposition », d’autres nous plongent réellement au cœur du sujet.

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Ainsi, La Croix nous propose un descriptif détaillé de chacune des salles, concluant que « visiter cette exposition ne vous rendra pas plus « fort » en mathématiques. Mais cela contribuera, en jouant sur la beauté et l’imaginaire de cette science, à voyager en terre mathématique ».
Futura-sciences va encore plus loin en agrémentant ses commentaires de divers liens et vidéos. La palme revenant sans aucun doute à la Culture box de francetv.fr, grâce à laquelle la fondation débarque chez vous. À se demander s’il est encore utile de se déplacer ! Certainement pas, à lire nonfiction.fr, qui critique vertement le fondement même du projet, lequel reviendrait « à croire simultanément que les scientifiques sont incapables de parler correctement de leurs travaux au public...que le public est inculte et ignorant au point d’avoir besoin de jeux pour approcher des concepts ». Aïe !

Pour changer, le vrai dépaysement ne serait-il pas au Centre Chorégraphique National de La Rochelle, où francetv.fr nous invite à aller découvrir comment Anne Nguyen, chorégraphe hip-hop, « associe dans ses créations, des notions de mathématiques et de géométrie à une recherche des espaces de contact entre les corps » ? Yo !

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Sculpture fractale

Encore plus dépaysant, la très décalée Demeure du Chaos à Saint-Romain-au-Mont d’Or vous propose une exposition de monumentales sculptures fractales.

Politique

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Matière grise

Les mathématiciens, parfois, se mêlent aussi de politique. Les dernières évolutions de la politique de l’immigration en France ont donné lieu, en raison de leur impact sur les diplômés du supérieur, à « la première cérémonie de parrainages d’une quinzaine d’étudiants étrangers menacés d’expulsion » et à une pétition « Notre matière grise est de toutes les couleurs ». Les articles du Monde, de Libération et du Parisien sur ce sujet évoquent les prises de position et l’implication de plusieurs mathématiciens. L’un d’entre eux témoigne également sur notre site.

En Afrique du Nord, la vague de révolutions et de réformes a amené deux mathématiciens à des postes de ministre. En Tunisie, Moncef Ben Salem est le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, comme le rapporte Tunisie Afrique Presse. Au Maroc, la nomination du mathématicien Mohamed Amine Sbihi au poste de ministre de la culture a « suscité de vives réactions de la part de plusieurs personnalités du monde de l’art, des lettres et du spectacle », selon Portail Femme.

L’Asie est à l’ordre du jour des relations mathématiques internationales de la France. Vietnam Plus rapporte l’inauguration d’un Institut de mathématiques à Hanoï, en présence du mathématicien et médaillé Fields franco-vietnamien Ngô Bảo Châu. Cet institut annoncé en 2010 (voir dans la revue de presse de novembre 2010, Le fabuleux destin de nos médaillés Fields) est « créé pour la première fois au Vietnam en vue d’améliorer la qualité de la recherche en mathématiques ». Par ailleurs, le CNRS publie un communiqué, repris dans Chine Information, sur la création d’un laboratoire franco-indien de mathématiques à Bengalore, en Inde, ayant « pour objectif d’offrir aux mathématiciens des deux pays une plateforme leur permettant de collaborer ».

Vie publique

« Trois Prix Nobel ont quitté leur laboratoire », raconte le blog de la rédaction du Monde de l’éducation, pour aller déjeûner avec François Hollande. De qui s’agit-il ?
« Albert Fert pour la physique, Jules Hoffmann pour l’immunologie et Cédric Villani (médaillé Fields, certes, mais c’est un Nobel déguisé [sic]) pour les mathématiques ». Le message du « Nobel déguisé » au candidat à la présidentielle : « la science doit se faire une place plus légitime dans la société […], le chercheur se doit d’y contribuer ».

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Jean Bourgain et Terence Tao

La presse aime décidément comparer les prix scientifiques au Nobel, le magazine Le Vif/L’Express titrant
qu’« un mathématicien belge remporte l’équivalent du prix Nobel » à propos du prix Crafoord de Jean Bourgain, qui fut également médaillé Fields en 1994.
La nouvelle est reprise par RTBF, ainsi que Futura Sciences. Ce dernier rend hommage aux deux « surdoués de l’analyse harmonique » :
Jean Bourgain et Terence Tao, récipiendaire de la médaille Fields en 2006, lui aussi distingué par le prix Crafoord 2012.
De son côté Le Point dresse une liste de personnalités ayant refusé un prix, où Grigori Perelman côtoie Katharine Hepburn, Jean Paul Sartre et Nicolas Anelka pour avoir refusé la médaille Fields en … 2006 et le « prix de 1 million de dollars du Clay Mathematical Institute » en 2010.

Le magazine Têtu
célèbre à son tour Alan Turing, qu’il qualifie de « génie gay au destin tragique » et dont nous vous avons parlé à plusieurs reprises, en rappellant que même si
« le gouvernement britannique, qui avait poussé le génial mathématicien au suicide, lui dédie cette année 2012 »,
il ne lui a toujours pas accordé « une grâce officielle ».
En matière d’événement tragique, signalons le décès du mathématicien Bernard Lascar, au terme d’une « dramatique équipée » relatée par divers journaux (Le Parisien jusqu’au Journal de Saône-et-Loire), y compris
France Soir citant à cette occasion les travaux de Bernard Lascar et son frère Richard sur « la propagation des singularités des solutions d’équations pseudo-différentielles à caractéristiques de multiplicités variables ». Choc dans la communauté mathématique, également frappée par le décès brutal de Marco Brunella, auquel Étienne Ghys rend hommage ici.

Pour revenir à des bonnes nouvelles, citons quelques succès publics ayant les honneurs de la presse régionale. La Voix du Nord nous signale la victoire d’un mathématicien à l’Open international d’échecs de Béthune face à un professionnel, pendant que l’Indépendant rapporte les performances des élèves du collège Paul Langevin au concours Kangourou et que divers rallyes des maths sont mis en avant, voir notamment La voix du Nord, Le journal de Saône-et-Loire et Le bien public.

Ludique

Parc d'attraction {JPEG} Les mathématiques, c’est amusant ! Au Québec, Canoe.ca décrit l’invention par une jeune enseignante d’un jeu pour faciliter la compréhension des fractions, sous « la forme d’un parc d’attraction que les enfants parcourent en répondant aux questions mathématiques qui leur sont posées ». Le site Ludovia présente un jeu vidéo d’apprentissage mathématique, qui « développe la coopération et la pensée scientifique ».

À Cognac, selon Sud-Ouest, un « étudiant en mathématiques appliquées à la faculté de Bordeaux » est appelé en renfort pour préparer de jeunes athlètes en vue du championnat de France de... Rubik’s cube ! Si l’ambition est affichée, la modestie reste de mise : commentant son temps record de vingt secondes, l’entraineur
sous pression concède « ce n’est pas très bon. On peut dire que je suis mauvais. Les meilleurs temps sont plutôt de l’ordre des dix secondes… ».

À Paris se prépare le 12ème Salon de la culture et des jeux mathématiques. Il aura lieu fin mai dans la capitale et ViaFrance nous en parle déjà : il « permettra à chacun de découvrir des aspects insoupçonnés de la culture mathématique ». Et devinez qui le parraine ? ... Cédric Villani !

En matière de « jeux sérieux », le site Contrepoints nous parle quant à lui de la notion d’échange économique juste et équilibré, et donc au passage de théorie des jeux, illustrée notamment par la négociation nécessaire lorsqu’un « marchand de banane veut faire du troc avec un marchand d’orange ».

Parutions

Pour la science consacre son dossier du premier trimestre 2012 aux mathématiques et brosse en dix-huit articles un tableau des grands problèmes qui guident la recherche et le travail des mathématiciens. Un numéro agréablement illustré qui s’articule autour des « problèmes du millénaire », des « problèmes de Hilbert » et se termine par « la marche vers les solutions ».
Dans l’avant propos, intitulé « Ces problèmes qui défient les mathématiciens », Cédric Villani explique que le « monde [mathématique] est envahi de problèmes ouverts en attente de solution depuis un an, un siècle ou un millénaire ». Dans l’article « Qu’est ce qu’un bon problème ? » Etienne Ghys cite Hilbert : « Pour avoir de l’attrait, un problème mathématique doit être difficile, mais non pas inabordable, sinon il se rit de nos efforts ; il doit au contraire être un véritable fil conducteur à travers les dédales du labyrinthe vers les vérités cachées, et nous récompenser de nos efforts par la joie que nous procure la découverte de la solution ».

Dans sa rubrique mensuelle du numéro de février 2012 de « Pour la Science », Jean-Paul Delahaye se penche sur la conjecture du carré inscrit formulée par Otto Toeplitz en 1911 : Toute courbe fermée simple (une boucle ne se coupant pas) contient quatre points formant les sommets d’un carré.

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Aiglefin

De son côté Accromath s’intéresse dans son dossier « Mathématiques et développement durable », en lien avec le programme de recherche mené conjointement par treize instituts de recherche en Amérique du Nord en 2010-2011, à un modèle statistique pour la gestion des stocks de poissons. Le second article de ce dossier, dans un registre différent, étudie les effets de la force de Coriolis sur les déplacements de masses d’air et d’eau sur une planète en rotation. Dans le même numéro les jeunes lecteurs de la revue (et les moins jeunes) pourront retrouver les coniques et les sphères de Dandelin, réfléchir sur les mathématiques de la tasse de thé et s’interroger sur le paradoxe graphique de « Mona Lisa au photomaton ».

« Mathématiquement vôtre, toute la culture mathématique ! », le journal du lycée français de Chicago, présente à ses jeunes lecteurs (et à leurs parents) un copieux numéro. Il inaugure une nouvelle rubrique sur la modélisation avec l’interview d’Emmanuelle Sebert-Cuvillier, qui a étudié la modélisation de la croissance du cerisier tardif en forêt de Compiègne.

Pour finir

Des chiffres encore sur le blog Choux Romanesco, qui nous annonce cette nouvelle désagréable : « 2012 ne possède que 101 propriétés intéressantes ! ». Aussi le jeu de l’année est lancé : « écrire tous les entiers de 1 à 100 en utilisant dans l’ordre les chiffres 2, 0, 1, 2 ainsi que les opérations algébriques classiques ».

Autre défi : le pliage de papier ! Aussi bizarre que cela puisse paraître, « jusqu’à il y a encore quelques années, on pensait qu’il était techniquement impossible de plier une feuille de papier plus de sept fois », rappelle le blog du coyote. Eh bien il nous révèle, avec Le Matin et le Le Nouvel Obs, vidéo à l’appui, que « le record du monde de pliage de papier est battu ». « Après beaucoup de patience et des heures d’effort, les étudiants ont plié le tout 13 fois. Un empilement de 1,5 mètre de long, 76 centimètres de haut et composé de 8192 couches de papier. »

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Marches du trocadéro

À part ça, ce même blog et
Inclassables Mathématiques ont repéré un joli site qui voit des mathématiques partout, même sur les marches du Trocadéro. À découvrir aussi pour le plaisir des yeux !

P.S. :

La photo de sculpture fractale à La Demeure du Chaos est reproduite avec l’aimable autorisation de Thierry Ehrmann.

Notes

[1Rappelons qu’octobre vient de la racine octo qui signifie 8 et décembre vient de la racine deca qui veut dire 10.

Crédits images

Image à la une — La photo de l’intervention de Cédric Villani au Forum Emploi Maths est reproduite avec l’aimable autorisation d’Étienne Gouin-Lamourette pour la Fondation Sciences Mathématiques de Paris.
Vue artistique d’ADN — Wikimedia commons / Sergio59
Ancêtre de la Formule 1 — Flickr / jk_scotland
Sculpture fractaleLa Demeure du Chaos
Amy Winehouse — Wikimedia Commons / Bojars
Parc d’attraction — Wikimedia Commons / Mikepanhu
Matière grise — Wikimedia Commons / Mysid & Was a bee
Marches du trocadéro — Blog À Dévorer des yeux / Sonia Marichal
2ème plus grande crosse de hockey du monde — flickr / Mykl Roventine
Jean Bourgain et Terence TaoMathematisches Forschungsinstitut Oberwolfach et IAS School of Mathematics, Princeton
Aiglefin — Wikimedia Commons

Affiliation de l'auteur

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Pour citer cet article : L’équipe Actualités, « Revue de presse janvier 2012 »Images des Mathématiques, CNRS, 2012.

En ligne, URL : http://images.math.cnrs.fr/Revue-de-presse-janvier-2012.html

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