Revue de presse janvier 2016

Le 1er janvier 2016  - Ecrit par  L’équipe Actualités Voir les commentaires

En cette fin d’année 2015, marquée par une actualité peu lumineuse sur laquelle la presse revient non sans un certain déclinisme et face aux immenses défis auxquels les temps nous confrontent, rappelons la valeur de l’engagement. Laurent Schwartz, à l’honneur ce mois-ci, en est un parfait exemple.

Applications et recherche

On reparle en effet des attentats de Paris, mais l’analyse s’appliquerait aussi bien à n’importe quelle catastrophe d’une telle ampleur. Rue89 compte le nombre de personnes qui connaissent quelqu’un connaissant un mort ou un blessé lors des attentats. Avec un modèle relativement grossier, la réponse est impressionnante : respectivement 7 et 18 millions de personnes environ. L’article nuance : « la plupart des trentenaires parisiens connaissent quelqu’un qui connaît une victime, tandis qu’un retraité aux confins de l’Ile-de-France pourrait statistiquement faire un constat différent ». L’article ne mentionne pas un autre nombre, en inflation fulgurante depuis le 13 novembre, celui des demandes de psychothérapie.
Au sujet d’un autre enjeu majeur, le climat, le CNRS revient sur une rencontre interdisciplinaire entre une mathématicienne, un physicien, un chimiste et une biologiste autour de la notion de modèle climatique.
D’actualité aussi, le Huffington Post s’intéresse aux différents modes possibles de scrutin : à choix multiples, un choix où chaque candidat serait noté... Certaines de ces options semblent très attractives mais il y a (au moins) un problème : un fonctionnement devenant « trop complexe pour permettre un dépouillement compréhensible pour tous ».
L’Institut Curie publie un article très synthétique sur le rôle de l’analyse des données dans la recherche sur le cancer. Il met à l’honneur la jeune mathématicienne Laurence Calzone, qui a participé au développement d’un « atlas du cancer ».

Les « big data » sont toujours à la mode : Silicon demande à Cédric Villani si « l’intelligence artificielle va remplacer les mathématiciens ». Le site belge La Libre s’intéresse de son côté à la start-up N-side spécialisée dans l’optimisation décisionnelle, dont les clients se situent du côté des grosses entreprises, notamment dans l’industrie. Enfin, dans un entretien au Monde, le chercheur américain Michael Jordan revient de plus près sur les acteurs du monde de la recherche : Jordan rebondit sur les questions du journaliste, notamment sur l’aspect éthique du traitement des données et sur le rapport entre recherche publique et privée dans son domaine aux États-Unis. Sur le même thème, on pourra lire l’étude commandée par l’Agence Maths-Entreprises sur l’emploi des docteurs en mathématiques ayant soutenu en France en 2014. Parmi les conclusions : « il n’y a pas de fuite des cerveaux mais plutôt une attractivité française en maths ».

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Cryptographie

Plus prospectif, l’Express compare l’efficacité des ordinateurs quantiques avec des algorithmes classiques dans différents types de situation. Conclusion : « un ordinateur quantique totalement fonctionnel, c’est pour dans une dizaine d’années au moins ».
James Bond revient sur les écrans et les médias s’intéressent au domaine du chiffrement. Signalons d’abord un dossier dans Futura Sciences sur « l’art de la cryptologie ». Sur le même thème, selon BFM, « la DGSE repère ses futurs agents dès la classe de seconde ». En réalité, elle se contente d’apporter son soutien à un concours où il s’agit de résoudre des énigmes - nulle trace d’un recrutement précoce de futurs « Q » français.

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Bactérie fractale

On trouvera aussi de jolies bactéries fractales sur le blog Sweet Random Science et un article du Monde pour amateurs de football (écrit avant le tirage au sort !) sur la manière dont le tableau final de l’Euro 2016 avantage la France. Atlantico présente une étude psychologique sur un algorithme qui optimiserait les chances de gagner à Pierre-Papier-Ciseaux et Presse-Citron pose la question existentielle suivante : « pourquoi votre smartphone tombe-t-il du côté de l’écran, comme les tartines de confiture ? »

Enseignement

La presse parle avec pessimisme de la situation des élèves français en mathématiques suite au rapport rendu par le CNESCO (Conseil National de l’Evaluation du Système Scolaire). Il y a d’abord cette information inquiétante : le niveau baisse ! Comme le signale le site RTL : « Plus de quatre élèves sur 10 (42,4%) à la fin de l’école primaire ont une maîtrise fragile voire de grandes difficultés en mathématiques selon le ministère de l’Éducation. Des difficultés qui s’aggravent au collège. » Et Slate renchérit : « en fin de CM2, un enfant sur quatre ne sait pas écrire un nombre supérieur à 10.000 en chiffres. Les décimales sont peu et mal maîtrisées. Il se produit tout simplement avec les mathématiques la même chose qu’avec la lecture : une partie importante des élèves est à la traîne. »

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Le nouveau rapport du CNESCO

Pourtant, nos bambins ont plutôt plus de cours de mathématiques en France. Comme l’écrit Le Figaro : « La part réservée aux mathématiques dans l’enseignement primaire français est légèrement au-dessus de la moyenne de l’OCDE. (…) Les mathématiques représentent ainsi au moins 21 % du temps d’instruction obligatoire en France, 20 % en Allemagne et 27 % au Portugal mais seulement 14 % ou moins en Corée, au Danemark, en Grèce et en Pologne. »

Tout effet a une cause et « nos experts ont traqué les coupables : soixante-dix, quatre-vingts et quatre-vingt-dix  », ironise L’Opinion, « Trop compliqués, illogiques et j’en passe. » Il serait en tout cas intéressant de comparer les situations dans la Belgique et la Suisse francophones, l’octante de cette dernière lui donnant sûrement un avantage décisif sur la première. Slate insiste avec gravité : « Nos ’’soixante-dix’’, ’’quatre-vingts’’ embrouilleraient également l’esprit des enfants. Certaines formulations sont encore ambigües : cent-huit, c’est cent et huit (c’est-à-dire une addition) alors que huit cent, c’est huit fois cent (une multiplication) ». Et de se livrer à une comparaison avec les langues asiatiques qui « décomposent la quantité dans le nom du chiffre : dix+1, dix+2 et non onze et 12 ». Et si on enseignait en chinois ?

Face à cette situation, Noël approchant, des jeux en panoplie sont proposés pour, selon La Croix « enfin mieux enseigner les maths » ou pour Le Monde, « les rendre plus intéressantes et plus ludiques ». Trois pistes sont ainsi indiquées par Le Monde : les aventures des numéras, le calcul mental en ligne et surtout la bataille de nombres (laser ?). Ou encore Bedtime Math, application qui se targue de diminuer l’anxiété de nos enfants face aux mathématiques, selon La Libre.
Cela étant, il ne faut pas trop attendre des gadgets. Comme le signale Agora Vox à propos d’une étude de l’OCDE sur les nouvelles technologies, « on y découvre une révélation au moins aussi grande que la baisse généralisée du niveau des élèves français (cf. les enquêtes PISA - Program for International Student Assessment - de la même organisation) : ’’il ne suffit pas d’équiper massivement les élèves et enseignants d’outils numériques pour améliorer leurs performances." » Et de rappeler avec enthousiasme « le milliard (de francs certes) du plan “Informatique pour tous” dont les résultats sur les élèves ont eu pour seul mérite de donner un peu plus de travail de dépoussiérage des MO5 et TO7 aux agents d’entretien. »

De toute façon, la faute est naturellement pour beaucoup celle des professeurs. France Culture, qui avait invité Jean-François Chesné et Jean-Jacques Calmelet pour son émission Rue des Ecoles, pose d’emblée la question : « Les mathématiques sont-elles mal enseignées en France ? ». Et Slate d’en rajouter une couche : la discipline « n’est pas dispensé[e] par des professeurs très calés en la matière… Le Cnesco rappelle que les professeurs des écoles sont très majoritairement diplômés dans des disciplines littéraires ou de sciences humaines : ’’80 % des enseignants du primaire n’ont pas suivi un cursus scientifique dans l’enseignement supérieur ’’ ». Par ailleurs « certaines méthodes ou façons de faire sont contre-productives ».

Quelques articles osent poser la question de la baisse des heures. L’Opinion met les pieds dans le plat : « En 30 ans, le nombre d’heures de maths en primaire a baissé d’au moins 20%. Et l’on s’étonne que 40% des écoliers ne maîtrisent pas les bases à la fin du CM2 ? » . Comme le signale Métro « les 25 et 26 novembre, l’Académie des Sciences se penchait sur la question de l’orientation dans les parcours scientifiques du bac-3 bac +3. Les professeurs ont témoigné que les programmes scientifiques du lycée en vigueur depuis 2011 avaient détruit l’idée même de continuum -3+3. » Et d’indiquer par exemple que l’ « introduction bienvenue d’un volume important de statistiques et de probabilités a été mal conduite, réduisant ce domaine propice à l’apprentissage et l’exercice du raisonnement à un empilement de ’’boîtes noires’’, de formules à apprendre et d’exercices stéréotypés. » On a le vague souvenir que d’assez nombreux spécialistes des mathématiques du hasard avaient dénoncé il y a vingt ans cette douteuse tendance. Mais laissons là les esprits subversifs. Nos experts vont sûrement nous proposer des solutions en kit pour que 2016 chante. Que la force soit avec eux.

Culture

Des nouvelles plus réjouissantes nous viennent de l’École vietnamienne de mathématiques, qui a de quoi être fière. Elle a remporté sa première médaille d’or, remise à ​Luong Hoang Tung, au concours mondial par équipe des mathématiques qui se tenait en novembre 2015 à Pékin, comme le rapporte VietnamPlus. Deux de ses camarades ont gagné une médaille d’argent.

À Paris, le directeur de l’Institut Henri Poincaré (IHP) - Cédric Villani, récipiendaire de la médaille Fields en 2010 et soutien d’Anne Hidalgo aux municipales de 2014 - obtient huit millions d’euros de la ville de Paris, qui viennent s’ajouter aux subventions du conseil régional, du CNRS et de l’État pour financer la création d’un musée sur le thème des mathématiques et de la société, comme on l’apprend dans Le Journal du dimanche et weka. Ce musée s’adressera à tout le monde, y compris aux enfants.
Il encouragera peut-être les collégiennes et les lycéennes à se tourner davantage vers les sciences. Comme le note Reussirmavie.net, le paradoxe demeure entre l’élargissement des carrières possibles en mathématiques et la faible proportion de filles dès les classes préparatoires scientifiques. C’est pourquoi les associations Animath et Femmes et Mathématiques proposent les journées « Filles et mathématiques : une équation lumineuse ». À noter que l’opération n’est pas exclusivement réservée à l’Ile de France puisqu’il devrait y avoir des sessions « à Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier, Nevers, Strasbourg, Toulouse. »
Pour tous, notre concours de bandes dessinées a pour thème cette année les mathématiques et la santé : à vos crayons ! Les gagnants peuvent remporter des bons d’achat à la librairie des maths ainsi qu’un abonnement à la revue Découverte.

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BD toujours, un blog de France3-regions nous parle du dernier ouvrage de Bezian : «  Le courant d’art  ». Ce dernier « explore les liens entre le mathématicien Oliver Byrne et le peintre Piet Mondrian. » Bien qu’un siècle les sépare, le peintre a été influencé par un livre du mathématicien dans son œuvre d’art abstrait. On pense aussi à « Maurits Cornelis Escher, artiste réaliste, méticuleux, obsédé par la géométrie et les répétitions infinies ».

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Autoportrait de Maurits Cornelis Escher

SweetRandomScience retrace son portrait. Ainsi, Escher était sensible à la pureté des modèles mathématiques. Réciproquement, « les scientifiques sont nombreux à se servir de ses dessins pour illustrer certaines notions, ils en apprécient la clarté et l’élégance des symétries ; ses œuvres les plus célèbres sont d’ailleurs devenues des images incontournables en cristallographie. » Son travail de prédilection : la transformation géométrique. Des tesseracts faits à la main vous attendent notamment derrière le lien ci-dessus. Sophie Cauvin semble affecter le même intérêt pour la géométrie dans son art. Elle propose une douzaine de tableaux et des sculptures sous le titre «  Géométrie sacrée  » au musée d’Ixelles comme l’annonce Trends LeVif. Parlons enfin de l’étoile, cette forme géométrique à cinq côtés à laquelle Le Soir consacre un article. « Une étoile à 5 branches s’inscrit dans un cercle et aussi dans un pentagone régulier. Depuis l’Antiquité grecque, on sait également construire ces figures à la règle et au compas ».

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Des étoiles de saison

Honneurs

«  Un mathématicien aux prises avec le siècle  » : c’est ainsi que s’était défini Laurent Schwartz dans son autobiographie. Depuis le mois de novembre de cette année, Mathdoc nous offre une belle fenêtre sur ses œuvres mathématiques, dont la théorie des distributions qui lui valut la médaille Fields. Pour (re)découvrir le parcours de l’homme engagé, dans le contexte de la transmission révolutionnaire, nous renvoyons au livre fouillé « Leur jeunesse et la nôtre », issu de son dernier entretien avant sa disparition.
Également lauréat de la médaille Fields, Cédric Villani, a été nommé, ainsi que six autres scientifiques, membre du nouveau conseil scientifique de la Commission européenne. Ce « groupe de haut niveau » vient remplacer l’unique « chief scientist » Anne Glover, qui avait été au centre des critiques l’an passé, rappelle Libération. « Mais il y avait aussi un comité placé auprès de cette conseillère - comité dont je faisais d’ailleurs également partie », précise M. Villani, évitant par la même occasion de commenter les raisons de cette éviction.

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Abdellah Ak Houch

Connaîtra-t-il la même ascension ? Abdellah Ak-Houch, élève espagnol d’origine marocaine en CM2 a décroché, malgré son très jeune âge, la troisième place au Championnat du monde de calcul mental qui se tenait à New Delhi en Inde les 5 et 6 décembre derniers, rapporte H24info. Le prodige n’en est pas à son premier exploit, puisqu’il est également «  champion d’Espagne (…) de calcul arithmétique mental. »
La nouvelle république honore quant à elle, le brillant parcours d’Oleg Lisovyi, membre du laboratoire de mathématiques et de physique théorique de la faculté des sciences à Tours. À 35 ans, il vient de recevoir la médaille de bronze du CNRS pour ses travaux sur les équations de Painlevé.
Déjà évoquée le mois dernier, Le Monde revient sur la vie d’Alicia Boole, fille du célèbre logicien anglais. Alicia, “héroïne de la quatrième dimension” a travaillé sur la nature des polyèdres réguliers en dimension 4 et reçut un doctorat honoris causa en 1914 pour ses travaux.

Parutions

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The Royal Game

Les échecs fascinent depuis des millénaires et restent une source inépuisable de problèmes. Jean-Paul Delahaye nous invite à réfléchir dans le numéro de janvier de Pour la Science au problème des huit reines sur un échiquier $n$ x $n$ : « De combien de façons différentes peut-on placer $n$ reines sur un échiquier de taille $n$ x $n$ dans des positions compatibles ? ». Vous pouvez essayer sur un échiquier classique. Gauss (qui avait résolu partiellement le problème) et Lucas s’intéressèrent à la question. Le problème de trouver pour tout $n$ une solution est maintenant résolu. Le problème de trouver toutes les solutions ou de les dénombrer (au moins pour les premières valeurs de $n$) reste beaucoup plus résistant. « À ce jour, le décompte des solutions a été mené jusqu’à $n = 26$ » et on en est là depuis plus de cinq ans. Ce record est détenu par l’université technique de Dresde (projet Queens@TUD), en Allemagne. L’auteur aborde ensuite d’autres questions comme une variante, envisagée par George Pólya, sur un échiquier torique. Bref, une synthèse de problèmes qui ont passionné de nombreux mathématiciens, stimulé le développement de la théorie des graphes et resteront longtemps une source précieuse de défis informatiques et mathématiques.

Dans le même numéro l’actualité mathématique titre : Solution des équations d’Einstein : une conjecture démontrée. La gazette de la SMF avait déjà publié un article sur le sujet en avril. Le site du CNRS avait mis en exergue dans un communiqué de presse l’importance de cette avancée. « Cela pourrait être une étape cruciale vers la démonstration de conjectures majeures, comme les conjectures de censures cosmiques de Penrose. » Le travail de Sergiu Klainerman, Igor Rodnianski, Jeremie Szeftel (lauréat 2009 du prix de la Fondation Sciences Mathématiques de Paris) a été publié le 14 octobre 2015 dans la revue Inventiones Mathematicae.

Sorti à la toute fin de novembre, Les Mathématiques des Simpson de Simon Singh nous offre de nouvelles perspectives fascinantes sur la série télévisée peut-être la plus célèbre du monde : The Simpsons. « Il y a tellement de références mathématiques dans la série et son dérivé, Futurama, qu’elles pourraient former la base d’un cours universitaire. »
Simon Singh, est l’auteur des best-sellers Histoire des codes secrets et « Le dernier théorème de Fermat » (dont il a tiré le documentaire éponyme).

Un best-seller venu tout droit de Chine : à mi-chemin entre la saga familiale et le roman d’espionnage, L’enfer des codes est d’un tout autre style. Il nous permet surtout de découvrir l’immense talent de l’écrivain Mai Jia.

Le livre de Philippe Pajot, Parcours de mathématiciens, qui avait été déjà présenté sur ce site est disponible depuis le mois dernier en version numérique pour ceux qui préfèrent (et bien sûr toujours en version « papier »).

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Arbre de Pythagore autour de Kakeya

Enfin signalons que l’ouvrage de Vincent Borrelli et Jean-Luc Rullière, En cheminant avec Kakeya, Voyage au cœur des mathématiques, qui vient juste de recevoir le prix Tangente peut toujours être librement téléchargé (en version « pdf ») ici ou . C’est tellement rare de nos jours ! « Ce livre est destiné aux lycéens et aux étudiants désireux de saisir davantage le sens réel des notions qui leur sont enseignées. Il conviendra également à toutes les personnes ayant un bagage scientifique ou technique qui voudraient comprendre la portée des mathématiques. Il s’adresse plus généralement à tous les esprits curieux qui souhaitent voir les mathématiques sous un jour différent. »

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Pour citer cet article :

L’équipe Actualités — «Revue de presse janvier 2016» — Images des Mathématiques, CNRS, 2016

Crédits image :

Image à la une - Chasseurs d’images.
The Royal Game - Elke Rehder ; wikipédia
Arbre de Pythagore autour de Kakeya - Vincent Borrelli ; Jean-Luc Rullière ; Bruno Yvonnet

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