Revue de presse janvier 2020

Le 1er février 2020  - Ecrit par  L’équipe Actualités Voir les commentaires

Outre l’acquittement de Tuna Altınel, la vitalité des mathématiques apparaît une fois de plus, dont témoignent applications, succès variés de la modélisation, élection de deux mathématiciennes à l’Académie des sciences, actions de diffusion et parutions variées. A contrario, cette vitalité pourrait être mise en péril à moyen terme par les réformes de l’enseignement (lycée et baccalauréat dont on parle régulièrement, mais aussi retraites qui viennent compliquer le recrutement de professeurs) et de la recherche (dont le fonctionnement pourrait changer fortement).

Recherche et applications

Modélisation
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Vincent Calvez

« Quel est le lien entre le crapaud d’Australie et des bactéries ? » Vincent Calvez l’explique dans un entretien de sept minutes réalisé par Arte et diffusé par Futura Sciences : on peut décrire (modéliser) fidèlement leurs déplacements collectifs par des équations semblables, une seule pour une population entière, ce qui est bien plus facile à étudier que l’agglomération des mouvements individuels.

En passant, Vincent Calvez présente ses deux méthodes pour que les idées mûrissent : attendre et marcher. C’est l’étape indispensable d’« incubation » dans le processus de création mathématique, soulignée par Alain Connes dans Le Monde, pendant laquelle « il s’agit là de s’ennuyer, de tendre vers la sérénité » jusqu’à ce que « l’idée jailli[sse] ». Elle suit « la première phase, la préparation », [qui] consiste à s’approprier une question de façon obsessionnelle » et sera validée par la troisième phase, « la vérification ». Pour lui, « il faut tout faire pour protéger l’ennui et éviter d’être dérangé ».

Pour revenir à la modélisation, la physique utilise les nombres réels censés avoir une infinité de décimales et donc une précision infinie. La Tribune de Genève et RFJ rapportent que Nicolas Gisin, physicien suisse célèbre pour avoir démontré la possibilité de la téléportation quantique, propose de changer de paradigme : en introduisant une « part d’aléatoire » dans la description des nombres, on tient compte de ce que la quantité d’information disponible est finie, ce qui « se rapproche beaucoup plus de notre expérience quotidienne que le déterminisme prôné par la physique classique ».

Inégalités

Autour de l’économie, on apprend dans Pour la Science que des mathématiciens ont proposé un modèle pour décrire l’accumulation des richesses qui colle avec les observations aux États-Unis et en Europe, et justifie l’accroissement des inégalités de richesses : « Cela signifie-t-il que les agents les plus pauvres ne gagnent jamais ou que les agents les plus riches ne perdent jamais ? Pas du tout. Encore une fois, la configuration ressemble à celle d’un casino : tantôt on perd, tantôt on gagne, mais plus on reste longtemps dans le casino, plus on risque de perdre. Le libre marché est, pour l’essentiel, un casino que l’on ne peut jamais quitter. »

Les inégalités, c’est ce qui motive la professeure d’économie de Harvard Stéfanie Stantcheva à chercher un impôt et une redistribution justes. À l’aide de modèles, de données et d’enquêtes de terrain 2.0, elle essaie notamment d’intégrer la perception de la situation par les citoyens au processus d’élaboration de politiques économiques en ces temps de fake news. Elle était l’invitée de l’émission Entendez-vous l’éco ? le 1er janvier sur France Culture.

D’autres modélisations

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Tiendra ? Tiendra pas ?

Une autre innovation venue des environs de Boston : des mécaniciens et des mathématiciens du MIT se sont joints pour étudier la solidité des nœuds. Les premiers avaient développé une fibre qui change de couleur selon la pression qui lui est exercée, les seconds avaient élaboré un modèle pour étudier la façon dont les spaghetti se cassent (souvenez-vous les prix Ig-Nobel 2006 !), et ensemble ils ont travaillé sur la calibration du modèle pour décrire la résistance de différents nœuds. L’étude a été remarquée par Oh Chouette ! et Futura Sciences au début du mois.

Dans le domaine de l’astrophysique, on relève deux faits récents. Futura Sciences rapporte que des chercheurs serbes ont trouvé treize nouvelles familles de solutions pour le problème à trois corps en utilisant des méthodes numériques.

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L’une des sondes Voyager 1 ou 2, identiques.

D’autre part, Numerama nous annonce la prédiction de chercheurs du Max Planck sur le temps qu’il faudra aux sondes Voyager 1&2, qui sont maintenant dans l’espace interstellaire, et aux sondes Pioneer 10&11 qui s’y dirigent, pour atteindre un nouveau système solaire : $10^{20}$ ans !

On rembobine. Le BRGM a annoncé qu’en analysant les trajectoires de gouttes d’eau qui tombent du plafond de grottes, des chercheuses avaient décelé un lien entre la forme des stalagmites et celle des grottes à l’époque de leur formation. Ces travaux pourraient être utiles pour l’étude des paléoclimats.
En parlant de climat, les décodeurs du Monde posent la question : « Incendies en Australie : comment a-t-on calculé le nombre d’animaux morts ? » Malheureusement, ils n’y répondent pas vraiment. On apprend seulement que derrière l’estimation de un milliard de mammifères, oiseaux ou reptiles morts à cause des feux en Australie se cache une autre estimation donnée par la WWF en 2007. Plusieurs chercheurs indépendants interrogés justifient quand même la méthode.

Calcul et informatique

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Big brother is watching you

Un peu d’informatique pour finir. Commençons par regretter la fin du projet européen OpenDreamKit pour la science ouverte et le logiciel libre en mathématiques, basé sur l’utilisation de l’application web Jupyter. Côté entreprises, Facebook a annoncé que son département d’IA avait maintenant la capacité de résoudre des équations différentielles (EDO scalaires) d’ordre un et deux grâce à une base de données d’entraînement de 100 millions de couples équations-solutions, d’après Fredzone. Par ailleurs, la startup Wintics, lauréate d’un prix offert par la ville de Paris dont La Tribune est partenaire, propose un logiciel d’analyse de données vidéo pour adapter l’architecture urbaine à l’usage qui en est fait autant par les piétons que les trottinettes, les vélos, les voitures ou les poids lourds.

Vie de la recherche

Tuna Altınel acquitté

On se souvient que Tuna Altınel, mathématicien turc travaillant à l’université de Lyon, était poursuivi par la justice turque dans deux procédures : pour avoir signé une pétition des « Universitaires pour la paix » contre l’offensive militaire à Afrine et pour avoir participé à une réunion publique pour informer sur le « massacre de Cizre ». Il a même été emprisonné du 11 mai au 30 juillet. Toutes les procédures contre les Universitaires pour la paix ont été abandonnées mi-septembre 2019. Le 24 janvier, Tuna Altınel a été acquitté dans le second procès. Le compte rendu le plus complet est peut-être celui du Monde, qui a dépêché une envoyée spéciale, mais le procès et l’acquittement apparaissent aussi dans L’Express, sur France 3, RFI et France Culture, mais aussi dans 20 minutes, etc. La page du comité de soutien recense d’autres références, ainsi que des réactions officielles. Tuna Altınel attend désormais la restitution de son passeport.

LPPR

Slate publie les bonnes feuilles du livre L’hôpital, une nouvelle industrie du neurologue Stéphane Velut, d’après qui « la novlangue managériale a infesté l’administration hospitalière ». Cela semble faire écho à la prégnance du mot « excellence » en vogue à l’université depuis une dizaine d’années (Labex, Idex et autres Equipex).

Le financement de la recherche publique fait de plus en plus la part belle aux projets à durée limitée, par opposition au financement dit récurrent. Les variations parfois brutales de la dotation accordée à l’Agence nationale de la recherche (par exemple, 760 M€ en 2012, 513 M€ en 2013) perturbaient fortement la visibilité. Aussi l’idée d’une loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) semblait favorable. Pourtant, une tribune signée par trente sociétés savantes, dont la Société mathématique de France, et parue (en accès restreint mais lisible ici) dans Le Monde témoigne de l’inquiétude qui gagne la communauté scientifique, qui s’exprime aussi directement et plus véhémentement à travers une pétition publiée (en accès restreint) dans Le Monde. La « gestion “managériale” » y est opposée à la « liberté des savants » par plus de 2700 universitaires. France Culture indique trois autres tribunes contre les politiques de recherche actuelles : « La recherche ne peut s’inscrire dans une logique de compétition individuelle » sur Libération, « Le darwinisme social appliqué à la recherche est une absurdité » dans Le Monde et « La recherche, une arme pour les combats du futur » dans Les Échos.

Les inquiétudes manifestées rejoignent celles que manifestent les quelque 4000 chercheurs et chercheuses qui ont nourri le rapport de la fondation Wellcome sur « ce que les chercheurs pensent de la culture dans laquelle ils travaillent » : incertitudes sur la pérennité de l’emploi, compétition malsaine, harcèlement, problèmes de santé mentale (voir par ailleurs El País sur les « symptômes d’anxiété ou de dépression » chez les chercheurs), qualité de la recherche sacrifiée à la quantité, pour se conformer à une évaluation par indicateurs vaine...

Enseignement

À l’étranger
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On voit fleurir un peu partout des initiatives pour promouvoir les mathématiques, accroître la « numératie » (habileté à comprendre et à utiliser des concepts mathématiques) et dominer la peur des maths, tant chez les enfants que chez les adultes. C’est notamment le cas au Canada, avec le projet « En avant maths », dont nous parle L’Express, site francophone d’informations de Toronto. L’opération, qui a bénéficié d’un soutien important du ministère des Finances (1 million de dollars), a débuté par une pièce de théâtre, Compte sur moi, spectacle de clowns créé à l’initiative de « Sciences et Mathématiques en action », un programme du département de mathématiques et de statistiques de l’université Laval à Québec.

Les autres nouvelles de l’étranger nous viennent du Cameroun. Une réforme de l’enseignement des mathématiques dans les séries scientifiques des lycées et collèges y est en cours. L’édition d’Afrique sub-saharienne du site SciDev.Net indique les principales raisons de cette réforme. D’abord l’inefficacité de la « méthode magistrale d’enseignement » : elle est la plus utilisée, et elle « n’induit que 5 % d’apprentissage » (on aurait aimé connaître la signification de ce pourcentage et la manière de l’obtenir...). Ensuite la déconnexion entre enseignement secondaire et enseignement supérieur (avec des exemples concrets de notions des programmes). Enfin le déficit important de professeurs de mathématiques. Toute ressemblance avec la situation française... Mais c’est surtout la montée de la violence dans les établissements scolaires camerounais qui inquiète Afrikmag. Cela peut hélas aller jusqu’au drame, comme en témoigne le décès récent d’un professeur, poignardé par un de ses élèves. Actucameroun décrit les réactions à cet horrible événement, mais sans évoquer d’éventuelles explications.

Parcoursup – classes prépa

Les inscriptions sont ouvertes depuis le 22 janvier (et jusqu’au 12 mars) sur la plate-forme Parcoursup. Le Monde (accès restreint) y a recensé 600 nouvelles offres, ce qui porte à plus de 15 000 le nombre de formations proposées. L’article affirme que Parcoursup « a transformé l’accès à l’enseignement supérieur ». La première partie fait état d’appréciations plutôt favorables sur le fonctionnement de cette plate-forme, loin des vives critiques qu’avait suscitées sa mise en place en 2018. Mais la suite révèle des aspects nettement plus négatifs, pointant notamment une insatisfaction importante pour les bacheliers professionnels, et l’influence de l’origine sociale sur l’orientation. La sociologue Sophie Orange estime que le dispositif « renforce les inégalités sociales » et que les commissions d’examen des candidatures, qui « pensent juger de manière neutre des différences scolaires », jugent en fait inconsciemment des différences sociales. Il y avait eu de l’ordre de 900 000 candidatures en 2019 et, selon le même journal, 1175 d’entre elles n’avaient abouti à aucune affectation en septembre dernier.

« La mixité sociale, une urgence pour l’école. » C’est la conclusion d’une étude menée par deux chercheuses de l’INSEE auprès de trois millions d’élèves de terminale et citée par Le Café pédagogique.

Arrêtons-nous sur cette spécificité bien française que sont les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Quelques jours après avoir proposé de « Tout savoir sur la prépa MP », L’Étudiant s’est avisé qu’il était peut-être utile de préciser « C’est quoi les prépas ? ». De son côté, Le Monde (accès restreint) constate que « les classes prépa n’ont plus le monopole du prestige post-baccalauréat ». Le « site des classes préparatoires scientifiques », prepas.org dessine les contours d’une nouvelle filière MPI (mathématiques-physique-informatique) dont la création devrait être officialisée d’ici le mois d’avril, en même temps que seront publiés les nouveaux programmes, en cours d’élaboration. Sur la même page, on trouve des recommandations sur le choix des spécialités au lycée, pour qui envisagerait de postuler à une prépa après la première édition du nouveau bac en 2021. Il vaudrait mieux opter pour mathématiques, physique et NSI (numérique et sciences informatiques) en première, puis conserver mathématiques et NSI en terminale.

Réforme du lycée – nouveau bac

Cela nous amène directement à l’actualité de la réforme du lycée, marquée précisément par les grandes difficultés que pose la spécialité mathématiques, aux élèves comme aux professeurs. Notre revue de presse du 1er janvier se faisait déjà largement l’écho du mécontentement grandissant à ce sujet. « Les maths sont-elles trop dures ? » se demande France Info, qui donne la parole à un élève de première de Bordeaux. De discussions avec des professeurs de mathématiques de lycées de plusieurs régions, il ressort que les élèves suivant actuellement la spécialité maths en première seraient nombreux à avoir l’intention d’abandonner cette spécialité en terminale et, encore plus préoccupant, que des élèves de seconde, inquiets des échos qu’ils reçoivent de leurs camarades de première, hésiteraient à choisir la spécialité maths l’année prochaine.

La commission des Affaires culturelles et de l’Éducation à l’Assemblée nationale avait chargé Mme Géraldine Bannier (députée MODEM de la Mayenne) et M. Frédéric Reiss (député Les Républicains du Bas-Rhin) d’une « mission flash » portant sur la mise en place de la carte des spécialités dans le cadre de la réforme du lycée. Leur rapport est, dans sa première partie (consacrée à la répartition territoriale des spécialités), exempt de toute critique qui aurait pu chagriner le ministre de l’Éducation nationale. Mais vers la fin, les deux députés sont sortis du cadre qui leur était fixé, pour « formuler quelques recommandations qui ne concernent pas, à strictement parler, la carte des spécialités ». Cela concerne notamment la spécialité mathématiques, « qui est la spécialité la plus choisie, mais dont le niveau d’exigence apparaît trop élevé pour bon nombre d’élèves ». Les parlementaires se rendent à l’évidence : « Le fait que les mathématiques soient totalement absentes du tronc commun a conduit beaucoup d’élèves à faire le choix de cette spécialité sans réelle appétence pour cette discipline. » Mais les solutions qu’ils proposent sont bien timides et plutôt irréalistes, et risquent fort d’avoir très peu de succès auprès des acteurs de terrain : d’une part « inclure des enseignements d’outils mathématiques dans le tronc commun, au sein de l’Enseignement scientifique », d’autre part « maintenir, en Terminale, 3 spécialités, à raison de 4 heures par semaine chacune ». Ces propositions sont évoquées par Les Échos, et aussi, sous un titre trompeur (« Réforme du lycée : un rapport parlementaire suggère d’intégrer les mathématiques dans le tronc commun »), par le magazine VousNousIls.

Conscient des difficultés, le ministre, Jean-Michel Blanquer, a annoncé début janvier quelques aménagements de la réforme, qui reprennent des suggestions du « Comité national de suivi de la réforme du lycée ». À noter que ce comité de suivi ne semble pas disposer d’un site internet propre, et que nous n’avons pas réussi à trouver un communiqué officiel où seraient exposés ses constats et ses préconisations. Il faut pour avoir des informations se reporter aux comptes rendus émanant d’organisations syndicales membres du comité, comme le SGEN-CFDT ou le SE-UNSA. Les « aménagements » du ministre sont annoncés sur plusieurs sites : Le Figaro-Étudiant, Les Échos, Ouest-France. Ils n’ont manifestement pas convaincu Le café pédagogique, et encore moins l’APMEP (association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public), selon laquelle ils « ne répondent pas aux besoins ». D’un autre côté, face aux inquiétudes exprimées par les élèves et leurs professeurs de mathématiques, Jean-Michel Blanquer affirme sur Public Sénat qu’il assume « un plus haut niveau d’exigence ».

Moins sensible, du moins pour l’instant, que celle de la spécialité maths en première, la question de la place des mathématiques en terminale se pose tout de même d’ores et déjà. Puisqu’il faudra que chaque élève de première abandonne en terminale une de ses trois spécialités actuelles, Le Monde (accès restreint) se demande comment faire ce choix « sans se fermer des portes ». Par ailleurs, plusieurs instances et associations d’acteurs de l’enseignement des mathématiques, dans un communiqué commun, demandent la garantie « que chaque élève ait accès à des mathématiques adaptées à son projet » et appelent le ministre de l’Éducation nationale à « un engagement d’ouverture généralisée de l’option “mathématiques expertes” » en terminale. Il faut noter à ce propos que les auteurs du rapport parlementaire évoqué plus haut se sont déclarés défavorables à l’ouverture de l’option « mathématiques complémentaires » en terminale dans tous les établissements, invoquant un coût qui serait trop élevé...

Un autre point sensible de la réforme a fait l’objet d’un rejet massif de la part des enseignants et les a conduits a des actions parfois spectaculaires (refus de surveillance, rétention de copies, boycott, manifestations devant des rectorats, etc.) : il s’agit des épreuves anticipées du bac 2021 (appelées « E3C »), que les élèves devaient passer dès cette année, et dont certaines devaient débuter dès ce mois de janvier. Jean-Michel Blanquer a précisé sur France Inter que les E3C « ne sera[ient] pas corrigé[es] par les professeurs de l’élève. Le Monde (accès restreint) voit ces « nouvelles épreuves de contrôle continu au baccalauréat déjà menacées ». France-Soir parle de « débuts mouvementés pour le bac nouvelle formule ». Des incidents divers sont signalés ici ou là : les élèves d’un lycée de Montauban (Tarn-et-Garonne) votent le boycott des épreuves du contrôle continu (La Dépêche (accès restreint)) ; à Pornic (Loire Atlantique), les épreuves d’anglais et de maths sont reportées (actu.fr) ; lycées bloqués et épreuves annulées en Gironde (La radio WITFM) ; des professeurs de six lycées du Calvados refusent de choisir des sujets pour les E3C (Ouest-France Normandie) ; des professeurs de lycée de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe) dénoncent le nouveau bac en distribuant des tracts le jour des épreuves (Ouest-France Pays de la Loire). Mais ces protestations ont parfois eu des conséquences graves : des lycéens de La Rochelle (Charente-Maritime) se voient interdire de se présenter à une épreuve de contrôle continu du bac pour avoir manifesté (Libération) ; l’académie de Lyon a porté plainte contre des enseignants du lycée de Montbrison (Loire) qui avaient retenu pendant quelques heures des copies d’épreuves de contrôle continu (Le Progrès), ce qui a provoqué une grève immédiate dans l’établissement.

Parité

Un article du Monde (accès restreint) explique que « filles et garçons n’ont toujours pas les mêmes ambitions ». L’article suggère que l’idée de la différence de goûts et de compétences entre les deux sexes est entretenue par le système scolaire. Puis il examine les choix de spécialités dans la nouvelle organisation du lycée selon le sexe à la lumière des travaux d’une sociologue qui remontent à 2007.

Réforme des retraites – crise du recrutement des enseignants

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Nombre de candidat⋅e⋅s et de postes au CAPES de mathématiques

La réforme des retraites, on le sait, touche gravement les fonctionnaires et tout spécialement les enseignants, qui sont très mobilisés. L’un d’entre eux, agrégé de mathématiques quadragénaire, qui a un salaire mensuel plutôt confortable de 3400 euros net, explique dans La Dépêche que sa pension de retraite subirait une amputation de 800 à 900 euros par mois. De telles perspectives n’ont pas de quoi attirer vers ce métier des jeunes qui s’en détournaient déjà auparavant. La crise du recrutement, survenue après l’instauration au tournant des années 2010 de la « mastérisation » (une des pires réformes que l’Éducation nationale ait connue), va continuer de s’aggraver inexorablement. La diminution du nombre de candidatures aux concours de recrutement (CAPES et agrégation) atteint cette année un niveau encore jamais vu. On s’en rend compte en consultant les analyses que publient à ce sujet Libération et Le Monde (accès restreint). On trouvera sur le site de N. Tentillier des données utiles (bien qu’elles datent de près de trois ans) concernant l’évolution des salaires des enseignants-chercheurs des universités. Par ailleurs on trouvera ici des tableaux présentant l’évolution depuis 1994, d’une part de la valeur du point d’indice utilisé pour le calcul des traitements des fonctionnaires et d’autre part du taux horaire du SMIC.

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Évolution du salaire des professeurs des écoles en nombre de smic

Une tribune du Monde de l’Éducation (accès restreint) propose une réflexion intéressante sur la « revalorisation » du métier, objet de beaucoup d’attention actuellement. L’auteur y dénonce opportunément la notion de « contrepartie » (augmentation de traitement contre augmentation de la charge de travail ou du temps de présence dans les établissements), ainsi que l’organisation générale du système (notamment l’inspection, les aides « vécues comme des injonctions » ou encore l’encadrement par des chefs d’établissement aux compétences pédagogiques contestables). Il plaide pour une formation professionnelle digne de ce nom et qui tienne compte des évolutions de la société. Au Québec aussi, les enseignants voudraient bien voir leur métier revalorisé. Cela nous vaut une jolie chronique dans Le Devoir : elle porte un joli titre (« Nos précieux gardiens du savoir méritent mieux ») et commence par une jolie histoire de mathématiques : celle de la résolution par Leonhard Euler du célèbre problème des ponts de Königsberg ! (Mais le nom de cette ville n’est pas mentionné.)

Pour remédier à la crise du recrutement, le ministre de l’Éducation nationale recrute des « assistants d’éducation » qui poursuivent en parallèle des études universitaires en licence et en master et se destinent à l’enseignement. C’est le principe des « IPES » qui existèrent et prouvèrent leur grande efficacité pendant une vingtaine d’années (de 1957 à 1979). Le rétablissement d’un dispositif de ce genre est réclamé sans relâche depuis de longues années par tous les acteurs de l’enseignement des mathématiques. On a vu apparaître en 2015 un système (« emplois d’avenir professeurs ») qui se voulait comparable à celui des IPES (mais ne l’était nullement : les « ipésiens » avaient le statut d’élèves-professeurs, avec un salaire conséquent, et à condition de souscrire un engagement de dix ans au service de l’état et d’être reçu à un concours de recrutement après l’obtention d’une licence, ils étaient assurés de devenir professeurs titulaires). Jean-Michel Blanquer a légèrement amélioré le système mis en place il y a quelques années et qui n’avait convaincu personne (il a apporté notamment une garantie appréciable de maintien pendant trois années dans le même établissement scolaire). Mais nous sommes très loin du compte. L’article que Le Monde consacre à ce sujet fait état de salaires dérisoires (certes complétés par des bourses, mais celles-ci sont bien modestes). Mais il ne dit à peu près rien sur les conditions de travail ni sur la compatibilité avec les études universitaires. Tout juste évoque-t-il au détour d’une phrase le fait que « l’organisation relève parfois du casse-tête ».

La réforme de la formation des enseignants, annoncée pour 2021, provoquait de sérieuses inquiétudes. Le SNESup se félicite que le ministre ait annoncé le report « de fait » d’un an cette réforme.

Enfin on écoutera avec intérêt l’éditorial de Thomas Legrand sur France Inter en date du 17 janvier 2020.

À l’honneur

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Nalini Anantharaman
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Mireille Bousquet Mélou

L’académie des sciences vient d’élire dix-huit nouveaux membres. Parmi ces nouveaux académiciens, se trouvent deux mathématiciennes : Nalini Anantharaman et Mireille Bousquet-Mélou. Nalini Anantharaman est professeure à l’université de Strasbourg et la meilleure présentation d’elle est celle qu’elle fait elle-même dans cette vidéo de deux minutes, où elle aborde les mathématiques de la mécanique quantique. Mireille Bousquet-Mélou, elle, est directrice de recherches au CNRS à Bordeaux et spécialiste de combinatoire. On peut retrouver son portrait rédigé par le CNRS lorsqu’elle a reçu la médaille d’argent en 2014.

Remarquons aussi que deux chercheuses en informatique proches des mathématiques ont aussi été élues à l’Académie des sciences : Marie-Paule Cani est spécialiste de l’informatique graphique 3D et Claire Mathieu est spécialiste d’algorithmique – elle a notamment participé à l’algorithme de Parcoursup.

Le site d’informations méditerranéen DestiMed met à l’honneur Laetitia Giraldi, mathématicienne à Inria, qui met en application ses compétences en modélisation pour concevoir des micro-robots explorant le corps humain.

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Laetitia Giraldi

De l’autre côté de l’Atlantique, la candidature à la mairie de l’ancien mathématicien et médaillé Fields le plus célèbre de France, Cédric Villani, étonne. Le New York Times (en) dresse un long portrait du désormais député en campagne pour la mairie de Paris.

Histoire

Un article de la BBC News Afrique inspiré du second épisode de l’émission The Story of Maths de Marcus du Sautoy sur BBC Four, intitulé The Genius of the East, raconte, d’après une légende, que le premier empereur de Chine aurait fait créer les mathématiques par une divinité, qu’un système décimal a été mis au point pour construire la muraille de Chine. Malheureusement, l’article insiste surtout sur les nuits de l’empereur, qui en 15 nuits voyait 121 femmes grâce à la compréhension des suites géométriques, et conclut de manière embarrassante que cette « planification de l’amour » montre qu’« être le souverain exigeait certainement de l’endurance ». On conseille plutôt de visionner l’épisode original.
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Et bonne année du rat !

Les astronomes chinois, qui avaient recours au théorème des restes chinois pour calculer le mouvement des planètes, étaient-ils aussi astrologues ? C’est ce que défend un docteur en physique américain, pour qui l’astrologie a joué un rôle clé dans le développement de la science, et qui est cité par Slate.

Le Journal du Gers propose une série de trois articles consacrés à l’enfant du pays Pierre de Fermat. Le premier article mène l’enquête sur la véritable date de naissance de Fermat, registre paroissial de Beaumont-de-Lomagne à l’appui.

Diffusion

Menu varié en ce début d’année 2020, comme on le constatera.

Au chapitre des spectacles, le succès continue pour La Machine de Turing qui est présentée en janvier dans de nombreuses salles des Yvelines, comme nous l’apprend la Gazette de Saint-Quentin-en-Yvelines. Il en est de même du spectacle ludique Very Math Trip, que vante RTC-Télé Liège. Le dernier spectacle que nous avons retenu, annoncé par La Dépêche du Midi, est organisé à la maison de Fermat (Beaumont-de-Lomagne) : c’est Le « Duo des Non ».

Dans le domaine des expositions et actions vers le grand public, on retiendra la 4e édition du festival international « Les maths dans tous leurs états » qu’organise l’association « Les Maths en scène » dans le cadre de l’année des mathématiques et de la semaine des mathématiques. Ce festival aura lieu du 5 au 15 mars 2020 avec trois journées pour les scolaires (les 5 et 6 mars 2020 à Castanet-Tolosan, le 13 mars 2020 à Carcassonne) et une journée grand public le samedi 7 mars 2020 à Castanet-Tolosan. Plusieurs soirées seront proposées pour tout public dont une le 10 mars à l’auditorium Condat.

On a déjà évoqué l’exposition de la régionale APMEP Poitou-Charentes et de l’IREM&S de Poitiers à l’Espace Mendès-France à Poitiers sur « Maths & Mesure » pendant toute l’année 2020. Si vous faites un tour dans le nord-est de la région parisienne, ne manquez pas l’exposition « LudoMaths » au château de Ladoucette du 12 janvier au 10 mars 2019, proposée par l’associon Science ouverte. Enfin, pour ceux qui visiteront Paris d’ici le 7 février, vous ferez un détour par la salle Capitant, mairie du Ve, pour la nouvelle exposition de l’ESMA, avec des œuvres de Patrice Jeener, Jean-François Colonna, Luc Benard, Jos Leys et Arend Smit.

Pour finir ce tour d’horizon, on écoutera ou regardera les dernières interviews d’Aurélie Jean sur France-Culture ou TF1, à l’occasion de la sortie de son livre De l’Autre Côté de la machine qui traite entre autres des critiques grandissantes et autres angoisses de la population sur les algorithmes.

En milieu scolaire

Pour les élèves, on rentre dans la saison des concours, olympiades, ateliers MATh.en.JEANS (La Dépêche) et autres rallyes (La Voix du Nord) et on en parle dans Ouest-France, La Libre Belgique ou Adiac-Congo.

Parutions

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Nao à Lyon

Le dernier roman traduit d’Ian McEwan, Une machine comme moi est sorti à la fin de l’année dernière chez Gallimard. Christine Bini écrivait en parlant de cet ouvrage dans La Règle du jeu : « Le dernier roman de l’auteur britannique sonde magnifiquement les arcanes de la conscience humaine éternelle et de la condition de l’humain contemporain. » De son côté, Sophie Ehrsam dans son article Le test de Turing (publié sur En attendant Nadeau) ajoute : « Ian McEwan s’attaque dans son nouveau roman à l’intelligence artificielle, soulevant comme à son habitude des questions morales complexes. » Ian McEwan était justement l’invité le 14 janvier de France Culture (Ian McEwan, ses robots trop humains) dans La Grande table culture. « Après avoir abordé les thèmes du terrorisme, de l’écologie, de la raison confrontée au fondamentalisme religieux, des progrès de la science face à la ténacité des obscurantismes, Ian McEwan s’intéresse désormais à l’intelligence artificielle et aux problématiques, pas seulement éthiques, mais profondément humaines, qu’elle soulève » nous dit Olivia Gesbert, productrice de l’émission. Plus récemment, Libération a publié sous la plume de Frédérique Roussel une intéressante interview titrée Ian McEwan : « j’ai abandonné toute loyauté aux lois de la physique » et une critique du livre : Ian McEwan : « Une machine comme moi » et toi dans laquelle il écrit notamment : « Le roman mêle les préoccupations les plus sérieuses, la révolution de l’intelligence artificielle et ses conséquences, avec la satire sociale et politique ».

Nous ne parlons pas habituellement dans cette rubrique d’ouvrages ciblant les spécialistes. Signalons cependant la sortie en janvier du livre d’Olivier Garet, Introduction à Julia. C’est le premier ouvrage en français traitant de ce nouveau langage de programmation (la première communication officielle date de février 2012 et le début des travaux de 2009). « Open source », il rencontre un succès grandissant auprès des spécialistes de calcul scientifique. Pour en savoir plus vous pouvez le consulter en ligne ou, si affinité, dans sa version papier.

C’est un tout autre public que cible Laetitia Grail avec Être bon en maths, ça s’apprend !... et ce n’est pas si compliqué. Ce livre propose aux parents une méthode simple pour préparer au mieux leurs enfants à réussir en mathématiques dans le secondaire. Laetitia Grail a enseigné les mathématiques aux niveaux secondaire et supérieur (en France et en Angleterre) mais elle a aussi fondé plusieurs sociétés centrées sur l’éducation, en particulier en mathématiques.
Elle explique à ses lecteurs que « les bases d’une future scolarité épanouie en mathématiques se préparent en fait à l’école primaire » et affirme « que Les mathématiques ne sont ni simples ni compliquées... c’est en les travaillant qu’on les comprend. »

Le problème à trois corps a été évoqué plus haut : fin décembre le site Futura publiait Vers une solution pour le problème à trois corps. Pour la Science en fait la couverture de son numéro de février : Le problème des trois corps rebondit.

L’article mensuel de Jean-Paul Delahaye dans Pour la Science « est étrange car son thème vous semblera, dans un premier temps, manquer de sérieux, avant qu’un de ses aspects inattendus ne surgisse et montre une nouvelle fois que tout sujet mathématique peut se heurter à des obstacles qui le rendent intéressant. » Le sujet semble mince : $42$. Pourtant, il est apparu par exemple dans la rubrique recherche de la revue de presse de septembre 2019, écrit pour la première fois comme somme de trois cubes. C’est une des nombreuses raisons qui le rendent attirant pour les mathématiciens, les amateurs de science-fiction, les geeks...

Dans le dernier numéro de La Recherche, Roger Mansuy propose une « Enquête de paternité » qui montre tout l’intérêt d’une solide recherche bibliographique avant de publier un article... Vous retrouverez aussi dans ce numéro la chronique numérique de Gérard Berry qui mêle Musique et informatique, un mariage d’amour, ainsi qu’un entretien avec l’académicienne Claire Mathieu, professeure au Collège de France en 2017-2018 : « Les algorithmes sont de puissants outils qui peuvent contribuer au bien commun. »

Art

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Rythme coloré de Sonia Delaunay
(Œuvre plus ancienne que celle exposée à Rodez)

À cheval entre sculpture et peinture, « au musée Soulages [de Rodez], l’abstraction se décline au féminin » jusqu’au 10 mai : une longue critique dans Le Journal des arts présente une exposition dédiée aux « artistes femmes des années 1950 » où « deux tendances de cette mouvance s’opposent : géométrique et lyrique. »

Hervé Lehning met à l’honneur la peintre Lara Del Aor par un article accompagné d’un entretien sur son blog de Futura Sciences. Elle « peint des figures mathématiques simples (cercles, triangles, carrés, rectangles) où la lumière se décompose de façon subtile. » On peut la découvrir grâce à une exposition en ligne « Poser le vent ».

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E16 AI par Ángel Duarte (1970)

« Paraboloïde hyperbolique » : l’exposition d’Ángel Duarte à la galerie du Griffon de Neuchâtel part de mathématiques plus sophistiquées (image à la une) : Arcinfo en loue la « géométrie sculpturale » conçue pour « faire correspondre ce monde imparfait qui est le nôtre à la rythmique d’une poésie écrite avec des symboles mathématiques ».

S’il est trop tard pour aller à Neuchâtel, il est encore temps de suivre Paris-art jusqu’au Portique, au Havre, pour y découvrir la « Suite gnomonique » de Raphaël Zarka, « plasticien fou de géométrie » d’après France Info. Ce « fou de figures géométriques ultra-complexes » en a composé neuf pour l’occasion, inspiré notamment par le rhombicuboctaèdre et le cadran solaire. Cela semble bien sage par rapport à la « Suite galiléenne » exposée à Anglet en décembre dernier : Sud-Ouest raconte une « session skate » sur les œuvres de « Zarka, une étoile montante de l’art contemporain ». Le récit de la même dans Contemporanéité de l’art semble d’ailleurs moins fou...

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Othello, capturé dans le film Man Ray et les équations shakespeariennes

Pour revenir vers des mathématiques plus formelles, Sciences et Avenir présente le film Man Ray et les équations shakespeariennes de Quentin Lazzarotto sur l’histoire des modèles de plâtre de l’Institut Henri Poincaré, que « l’artiste surréaliste » Man Ray a photographiés dans les années 1930, puis peint après la guerre, leur donnant des noms de personnages de Shakespeare. La bande-annonce montre de belles images, des extraits de films et des interventions de mathématiciens qui donnent bien envie de découvrir le reste.

Quittons la géométrie pour la logique : Lewis Carroll n’en finit pas d’inspirer ! Peu après Les Meurtres d’Alice de l’écrivain logicien Guillermo Martínez, livre qui lui a valu le prestigieux prix Nadal 2019, l’écrivain et mathématicien était début janvier incarné sur la scène du théâtre lyonnais des Célestins dans un spectacle de Macha Makeïev vu par Le Progrès. Toujours au théâtre, à l’Odéon cette fois, on pouvait retrouver un mathématicien lauréat de la médaille Fields dans une adaptation du Conte de Noël d’Arnaud Desplechin mise en scène par Julie Deliquet, interviewée sur France Culture.

Des jeux pour finir

Ouest-France attise notre curiosité en présentant « un jeu logique qui n’a rien à envier au célèbre Sudoku » inventé par le Malien Fodé Koné mais, l’article étant réservé aux abonnés, la plupart d’entre nous se contenteront d’un théorème d’existence non constructif. Nous nous rabattrons alors sur cette annonce sur le site jeuxvideos.com d’un jeu « conjuguant philosophie, géométrie et puzzles ». Tirant son nom d’une opération logique [1], il sera apprécié pour « la DA très géométrique et colorée qui fait penser aux débuts de la CGI » par les experts, parce que c’est intriguant ces jolies figures dans l’espace par les autres.

Article édité par Jérôme Germoni

Notes

[1Voici une explication en anglais.

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Pour citer cet article :

L’équipe Actualités — «Revue de presse janvier 2020» — Images des Mathématiques, CNRS, 2020

Crédits image :

Image à la une - Photographie tirée du catalogue de l’exposition « Paraboloïdes hyperboliques » d’Ángel Duarte à la galerie du Griffon, Neuchâtel. Avec l’aimable autorisation de la galerie, que nous remercions.
Nao à Lyon - Wikipédia. Le robot NAO de l’entreprise Aldebaran Robotics au salon Innorobo à Lyon en 2015.
Laetitia Giraldi - Laetitia Giraldi
Nalini Anantharaman - Oberwolfach Photo Collection
Mireille Bousquet Mélou - INSMI CNRS
Rythme coloré de Sonia Delaunay - Source : Wikiart
Othello, capturé dans le film Man Ray et les équations shakespeariennes - Source : IHP
E16 AI par Ángel Duarte (1970) - Source : galerie du Griffon, droits réservés
Nombre de candidat⋅e⋅s et de postes au CAPES de mathématiques - Partie visible d’un article du Monde (accès restreint)
Évolution du salaire des professeurs des écoles en nombre de smic - Source : Libération
Vincent Calvez - Source : page personnelle de Vincent Calvez
Tiendra ? Tiendra pas ? - Source : Wikimedia Commons
img_21625 - Source : En avant math !

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