Revue de presse mai 2009

Le 30 mai 2009  - Ecrit par  L’équipe Actualités Voir les commentaires

Diffusion des Mathématiques

Un article de Rue89 intitulé Les maths quantiques jouent au casino avec des atomes ? explique de façon très accessible comment l’association de plusieurs disciplines (mathématiques, chimie, biologie, physique et informatique) permet de résoudre notamment des problèmes complexes sur la structure des molécules.

Dans l’Interdit, Pierre Desjonquères traite, à l’occasion de l’instauration des nouveaux programmes, de la place de l’informatique dans l’enseignement des mathématiques : « Oser penser que les mathématiques ne sont pas qu’une science hypothético-déductive ennuyeuse et rigide, ce n’est pas les abandonner à de pseudo-expérimentations sur ordinateur, c’est assumer qu’elles peuvent faire partie des humanités au même titre que la philosophie ou la littérature. » En conclusion, si l’informatique a bien sa place, « fonder l’enseignement des mathématiques sur le mirage numérique est un piège. »

Mathématiques et crise financière

Sur le blog de l’économie et de la finance du journal Le Monde, Thomas Boyer signe un article intitulé « A-t-on le droit de défendre des hypothèses libérales en économie ? » L’auteur s’interroge sur la pertinence et l’interprétation des hypothèses de la théorie économique : « est-il légitime d’invoquer des préférences personnelles pour argumenter pour ou contre une théorie ? En particulier, cela peut-il porter sur l’interprétation des hypothèses ? ». L’histoire de théories de la physique et de la biologie (théorie d’Einstein, de Newton...) sert de support à son argumentation.

L’économiste, le premier quotidien économique du Maroc, fait un compte-rendu d’une conférence tenue ce 18 mai à l’Académie des sciences à Rabat en présence de Nicolas Bouleau, professeur de mathématiques à l’Ecole des Ponts et Chaussées. « Selon Bouleau, les mathématiciens de la finance ne sont pas les responsables de la crise comme on se plaît souvent à l’affirmer ». Une brève interview (3 questions) conclut l’article.

Rallyes mathématiques

Les rallyes mathématiques sont des compétitions annuelles qui remportent désormais un très large succès. Ils sont organisés en régions par les Instituts de Recherche sur l’Enseignement des Mathématiques (IREM). Des classes s’affrontent, généralement de la seconde à la terminale (mais également des classes d’écoles primaires), à travers la résolution de problèmes mathématiques. L’objectif de ces rallyes est d’intéresser les jeunes aux mathématiques, par des épreuves ludiques et un travail de groupe (les résolutions de problèmes se font en classes entières, et c’est la classe qui est récompensée, la plupart du temps). Un palmarès établi à la fin des épreuves permet de récompenser les gagnants.

La presse locale s’est fait largement l’écho cette année de ces manifestations, les finales se tenant traditionnellement au printemps. Parmi les journaux ayant consacré un ou plusieurs articles aux rallyes mathématiques, mentionnons La Dépêche,
Sud-Ouest,
Paris-Normandie,
Le Progrès,
Midi Libre,
Nord Eclair, pour n’en citer que quelques uns.
Un rallye mathématique a également été organisé, avec succès, à Madagascar, comme le relaie le quotidien malgache L’Express de Madagascar.

Parutions

Dans la rubrique « mathématiques » du numéro de juin 2009 de Pour la science,
Charles Audet, Pierre Hansen et Frédéric Messine content la saga des trois petits octogones : parmi tous les polygones de même envergure, lequel a le plus grand périmètre ou la plus grande aire ?
Les auteurs avaient déjà publié en mai 2006 dans la revue MATAPLI (n°80, pp. 39-59) Quatre petits octogones.
La rubrique « logique et calcul » du même numéro, animée par Jean-Paul Delahaye, s’intéresse aux sculptures réalisées avec des ballons et à un nouveau domaine de recherche mathématique qu’elles engendrent : l’algorithmique des ballons.

La Recherche de juin 2009 revient, avec un article de Tony Reix, sur la recherche des nombres de Mersenne premiers et leur intérêt, en particulier pour les informaticiens. Benoît Rittaud s’intéresse par ailleurs aux algorithmes qui pourront trouver automatiquement comment les données d’un phénomène naturel sont liées entre elles. Dans « questions à Frédéric Dias, prévoir les vagues scélérates » la revue évoque les progrès mathématiques récents dans la compréhension d’un phénomène (bien différent des tsunamis qui ont une origine sismique) redouté des marins.

D’Alembert, Mathématicien des Lumières. « Pour vous, qui est D’Alembert ? C’est l’Encyclopédie, mais moins que Diderot. C’est aussi un grand mathématicien du XVIIIe mais moins qu’Euler » répondaient les personnes interrogées. Alors que l’édition de ses oeuvres complètes se poursuit, le numéro 39 du trimestriel « Les Génies de la Science » (Mai-juillet 2009) est consacré, essentiellement, à ce « mathématicien sous-estimé » qui a été aussi secrétaire de l’Académie française. Le dossier de 11 articles, présenté et coordonné par Pierre Crépel, permet d’éclairer et de découvrir de nombreuses facettes de celui qui a rédigé les articles « mathématiques » et « physique » de l’Encyclopédie.

Science et Vie pose chaque mois 3 questions à un chercheur : « Qu’est-ce qui vous a déjà fait changer d’avis ? », « Qu’est-ce qui vous semble important et dont on ne parle pourtant jamais ? » et « De quoi êtes vous sûr sans qu’il soit possible de le démontrer ? ». En mai 2009, c’est Jean Pierre Bouguignon qui donne le point de vue du mathématicien.

Fil rouge sur le mouvement universitaire

Le mois de mai, traditionnellement dévolu aux examens, a été marqué par une mobilisation moindre. Néanmoins, de nouvelles formes de protestation comme « la Ronde des Obstinés » ont retenu l’attention de la presse dont celle du Figaro. Ce même Figaro souligne que les points de discordes restent nombreux et revient sur les quatre dossiers au cœur du conflit.

Auparavant, le 24 avril, Libération avait réagi à la validation, pendant les vacances de Pâques, du décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs : « Pour les universitaires mobilisés, c’est une pure « provocation ». Pour le gouvernement, l’aboutissement logique de négociations et de « concessions ». »

Le 13 mai, sept présidents d’université ont rédigé une tribune dans Le Monde où ils en appellent au chef de l’Etat pour dénouer la situation : « La démarche actuelle génère, dans le milieu de la culture, de la recherche et de l’enseignement, très attaqué et moqué ces temps-ci, un malaise profond, durable, et aux effets lointains, très peu susceptible de donner de l’attractivité à notre enseignement supérieur et à notre recherche. »

Dans une autre tribune du Monde, vingt-neuf personnalités ont lancé le 14 mai un appel pour « refonder l’université » : « C’est dans les universités que l’on trouve la grande majorité des savants, des chercheurs et des professionnels de la pensée. Pourtant, alors qu’on évoque l’émergence d’une « société de la connaissance », nos universités ont de moins en moins d’étudiants et ceux-ci sont rarement les meilleurs. Une telle situation est absurde. Dans aucun pays au monde l’Université n’est ainsi le maillon faible de l’enseignement supérieur. » Cet appel a été relayé dans la presse, notamment par Le nouvel Obs et Rue89.

Enfin, Les Echos du 22 mai font un bilan
du mouvement qu’ils estiment sur le point de se terminer, avec une question : « la crise refroidira-t-elle les ardeurs des facs censées passer à l’autonomie ? »

Article édité par Vincent Borrelli

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Pour citer cet article :

L’équipe Actualités — «Revue de presse mai 2009» — Images des Mathématiques, CNRS, 2009

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