Une Toussaint par les cornes

Le 1er novembre 2011  - Ecrit par  Olivier Courcelle Voir les commentaires (1)

Le 31 juillet 1767 en fin de matinée, dans un deux-pièces au premier étage de l’aile droite de l’Hôtel de Valois, rue de Tournon à Paris, un vieil homme est assis dans son fauteuil. Il est « malade de corps, mais sain d’esprit, mémoire et entendement », ainsi que s’en assure le notaire qui enregistre son testament.

L’un des multiples inconvénients de la mort, c’est qu’elle empêche le testateur de veiller lui-même au respect de ses dernières volontés. Notre homme désigne donc un « exécuteur testamentaire » pour assurer cette tâche, en l’occurrence l’abbé Desforges, vicaire dans une paroisse voisine.

Le triste moment venu, cet exécuteur aura tout intérêt à demander à la justice que soit effectuée une « apposition de scellés » : un commissaire viendra dans l’appartement faire une brève description des biens du défunt et mettre sous scellés l’argent ou les papiers importants (titres de propriété, rentes...). Les parties intéressées à la succession (héritiers, créanciers...) pourront alors se déclarer « opposantes » et assister de ce fait à la « levée des scellés », une opération qui inclut un second inventaire, portant cette fois estimation marchande des biens concernés (une prisée).

L’un des multiples avantages de cette procédure, c’est qu’elle permet d’affirmer avec une certaine assurance que le vieil homme est assis sur un fauteuil « couvert de tapisserie à l’aiguille ». Sinon, c’est que l’appartement aura connu un changement de disposition entre le 31 juillet, date de la rédaction du testament, et le 30 août, date de l’apposition des scellés demandée par l’exécuteur.

Au fond, l’inventaire après décès opère comme une boule de cristal.

Grâce à ce formidable outil, je vois que notre homme range tout son argent dans une armoire-bibliothèque en bois d’amarante à quatre battants. Je vois même qu’elle ne ferme pas à clef. En fait, lors de l’apposition des scellés, la première chose que fera le commissaire sera de déplacer deniers et papiers dans un buffet en noyer situé dans l’autre pièce.

Bien sûr, notre instrument a ses limites. S’il permet de détecter la présence dans la pièce d’une pendule, d’un miroir au-dessus de la cheminée, de tableaux, d’estampes, d’un christ sur sa croix, de sièges, de petites tables, de tasses, de soucoupes, de théières, d’un lit, de draps, d’un traversin et d’un oreiller, s’il permet de voir très facilement que les rideaux sont blancs encadrés de bleu, sa limpidité laisse à désirer quant aux instruments mathématiques rangés dans ladite armoire-bibliothèque. Lors de l’apposition des scellés, compte tenu de leur faible valeur marchande, ils seront ainsi évoqués : « quelques ustensiles de mathématiques ne méritant description ». Lors de leur levée : « Un petit étui de mathématiques complet en argent, un étui de boussole, [...] deux garnitures de boussole ». Les inventaires mentionnent également la présence ici et là de trois vieilles mappemondes, d’un baromètre et d’environ cent soixante-dix livres (des volumes, pas la monnaie de l’époque).

Le testament qu’établit notre homme est l’un des plus simples qui soient : une petite somme pour son exécuteur testamentaire, une petite somme pour ses frais funéraires, une petite somme pour les pauvres de la paroisse où il sera inhumé, et tout le reste « des biens qui se trouveront m’appartenir » à une certaine Françoise Petit, « qui demeure actuellement chez moi ».

Pour faire plus ample connaissance avec cette Françoise Petit, qui se présentera ultérieurement comme sa cuisinière, il suffit de reprendre notre boule de cristal et de passer dans l’autre pièce. Outre le buffet déjà mentionné et divers sièges, tables et étagères, j’y vois un paravent et un lit. Se dégage aussi un capharnaüm d’ustensiles de ménage duquel je tire un peu au hasard trois casseroles à queues (dont deux avec couvercle), une bouilloire, une tourtière, quatre compotiers, un huilier... Et plus important pour la suite de l’histoire, il faut noter la présence dans le buffet d’une cuillère à ragoût et de six couverts à bouche... Pour ceux que cela intéresserait, la tenture de la pièce est en damas de Caux et les rideaux en feutre de siamoise... En ce qui me concerne, j’ai un faible pour les « six tableaux portraits » dont le commissaire n’a fait « aucune description » car lui « ayant été déclaré qu’ils sont de la famille dudit défunt ».

Celui qui va mourir porte un nom célèbre : Clairaut. Il se prénomme Jean-Baptiste. C’est le père du grand mathématicien Alexis Clairaut (1713-1765).

Ce testament en date de ce 31 juillet 1767 sera son dernier, mais ce n’était pas le premier. Par son existence, il annule le précédent, établi seulement trois semaines plus tôt, le 6 juillet. C’est qu’entre-temps, celle qu’il avait instituée légataire universelle, sa fille, le seul enfant qu’il lui restait, est morte :

Extrait des registres de la p[aroi]sse S[ain]t Louis en l’Isle à Paris.
L’an mil sept cent soixante sept le vingt cinq juillet le corps de Marie Etiennette Clairaux, agée de quarante un ans ou environ, épouse en secondes nôsces de Louis Nicolas Charpentier controlleur de la recette des aydes, decédée du jour précedent à l’hôtel de Bretonvilliers de cette p[aroi]sse, a été inhumé[e] en cette église, en présence de s[ieu]r Jean François Charpentier de Champigny officier chez le Roy et caissier general des invalides de la marine, cloistre S[ain]t Nicolas du Louvre p[aroi]sse S[ain]t Germain l’Auxerrois, beau frere de la deff[un]te et de Jean Baptiste Hotteterre officier chez le Roy rue du Four p[aroi]sse S[ain]t Sulpice, neveu de la deff[un]te, lesquels ont signé avec d’autres [1].

« Marie-Etiennette » (ou « Marie-Etiennette-Sophie » comme le précise un autre document) est le seul enfant de notre homme dont on connaisse les prénoms. Sans compter Alexis (ou Alexis-Claude), bien entendu, qui a lui aussi disparu, environ deux ans plus tôt :

Extrait des registres mortuaires de la paroisse S[ain]t Nicolas des Champs, à Paris
Samedy dix huitieme may mil sept cent soixante cinq M[onsieu]r Alexis Claude Clairaut pensionnaire de l’Academie des sciences de Paris, membre de la Societé royale de Londres, des Academies de Berlin, de Sto[c]k[h]olm, de Petersbourg et de l’institut de Boulogne decedé hier rüe S[ain]t Avoie agé de cinquante un ans [en fait cinquante-deux], a été inhumé en la cave de cette église par nous prêtre desservant soussigné avec l’assistance de tout le clergé en presence de Louis Nicolas Charpentier b[ourgeois] [de] P[aris] son beau frere et de M[onsieu]r Louis Achille Dionis du Sejour chevalier conseiller a la Cour des aydes qui ont signé [2].

Jean-Baptiste Clairaut aura ainsi vu disparaître la totalité de ses vingt et un enfants.

Cette Françoise Petit, à qui il lègue l’essentiel de ses biens, porte le même nom que sa femme, Catherine Petit. Il peut s’agir ou non d’une coïncidence. Son épouse aussi est morte, il y a plus de huit ans, en janvier 1759. L’Académie des sciences avait en son temps envoyé une délégation exprimer ses condoléances à son fils :

L’Académie ayant appris la perte que M. Clairaut avoit fait de M[adam]e sa mere a chargé MM. Duhamel et Morand d’aller luy en faire compliment de sa part [3].

Je ne sais à quoi pouvait penser le vieil homme en signant son testament ce 31 juillet 1767.

L’élève le plus célèbre de cet ancien prof de maths fut évidemment Alexis, son second fils (l’aîné est mort en nourrice), qui a été éduqué à la maison. L’enfant est allé lire un mémoire à l’Académie des sciences alors qu’il n’avait pas treize ans... Il est devenu académicien à l’âge de dix-huit ans...

L’enfant qui suivait immédiatement Alexis n’est plus autrement connu que comme « Clairaut le cadet », nom d’auteur sous lequel il publie un petit ouvrage, après en avoir lui aussi présenté la teneur à l’Académie des sciences [4]. Il avait alors quatorze ans et déjà une autre petite publication derrière lui, dans le Journal des sçavans [5]. La petite vérole (la variole) l’a emporté à l’âge de seize ans.

Patrick d’Arcy et Jean-Baptiste Le Roy sont deux autres académiciens passés entre les pattes du professeur Clairaut :

Le jeune d’Arcy fut envoyé à Paris en 1739, auprès d’un de ses oncles ; le hasard le plaça dans la maison où logeait M. Clairaut le père ; il devint bientôt son élève, et mérita d’être le disciple ou plutôt le compagnon d’étude de M. Clairaut le fils [...]. M. d’Arcy fit des progrès rapides ; après trois ans d’étude, âgé seulement de dix-sept ans, il donna une nouvelle solution du problème de la courbe d’égale pression dans un milieu résistant [...] car M. le chevalier d’Arcy fit des expériences de concert avec M. Le Roy, de cette Académie, élève comme lui de M. Clairaut [6].

Jean-Sylvain Bailly, astronome et premier maire de Paris, en est un troisième :

Après avoir épuisé les connaissances de Montcarville, Bailly eut pour maître le père du célèbre Clairaut [7].

Jean-Baptiste Clairaut enseigna les mathématiques à domicile, mais aussi entre 1730 et 1747 à l’« Académie Dugard », une école « royale » (reconnue par le Roi) dans laquelle on « apprend à monter à cheval, et tous les exercices convenables à la noblesse et aux gens de guerre ». Sa carrière dans l’établissement paraît liée à celle de son directeur, Jean-Léon Dugard, qui accède à son poste en 1730 et le libère par sa mort en 1746 [8].

Il mena une petite activité scientifique même si, au dire de son fils Alexis :

La profession qu’il fait de montrer les mathématiques le détourne trop pour s’exercer à résoudre des problèmes d’une certaine difficulté [9].

Trois articles de lui sont publiés dans les recueils de l’Académie des sciences de Berlin [10]. Il en était membre étranger, et c’est d’ailleurs lui qui y a recommandé Maupertuis, son futur président [11].

Entre-temps, son fils Alexis aura accompagné Maupertuis en Laponie pour aller vérifier si la Terre est bien légèrement aplatie au pôle. Et le père aura passé le mardi-gras de 1737 avec un autre Alexis, nommé Piron celui-là, qui écrira au fils le lendemain :

Votre bonne mère fit de [votre père] sa poupée de toilette : elle l’habilla en belle dame. Elle l’emprisonna, de la ceinture en bas, dans un vaste panier, qui faisait de ces deux pieds, le centre d’un grand cercle : elle lui mit sa plus belle robe sur ses épaules, et couronna de dentelles, et de rubans, une tête hérissée comme la vôtre, des principes d’Euclide et d’Archimède. Somme totale, elle fit de la figure entière du savant géomètre, une espèce de cône ambulant, qui monta chez moi. […] Je le menai, en beau et plein midi, à visage découvert, aux Tuileries, pour y prendre ensemble du café. […] Il s’avisa de rêver, et de calculer, à part lui, de pas en pas, l’espace qu’il y a de Tornéo [Torneå], où vous êtes, chez la La Croix où nous étions. Pendant l’opération, pour me donner le change, il poussa le jeu de l’éventail, qu’il tenait, jusqu’à déchirer tout le papier ; casser tous les petits bâtons, et ne laisser entiers, que les deux montants, arrêtés, en bas, par les deux boutons : de sorte que, de fracture, en fracture, à la fin, l’éventail avait pris dans sa main, la forme d’un compas. Telle, jadis à la Cour de Lycomède, les quenouilles devenaient des piques, entre les mains d’Achille. Madame Clairaut, dont les nippes n’avaient que faire aux spéculations de la géométrie, m’a fort grondé de l’avoir laissé faire, comme si les poètes n’avaient pas aussi leurs distractions : voyez à quelles absences expose la vôtre [12].

Jean-Baptiste Clairaut fut encore l’un des fondateurs de la « Société des arts », une association dédiée aux progrès technologiques, pour employer un langage moderne. Forte de plus d’une centaine de membres, elle connut sa petite heure de gloire au début des années 1730.

Un peu avant cet âge d’or, en janvier 1728, Jean-Baptiste Clairaut y avait montré des lunettes d’approche de sa fabrication [13].

Encore plus tôt, le 23 août 1727, à l’Académie des sciences, cette fois, il avait présenté un instrument trigonométrique de son invention, un dispositif formidable qui pouvait servir « d’astrolabe et de quartier de réduction, pour lever la carte d’un pays, pour jeter des bombes, pour prendre la hauteur des astres, pour résoudre les routes de navigation sans calcul, avec presque autant de précision, et plus promptement que si l’on se servait des tables de logarithmes [14] ».

Ma première idée pour éviter de terminer ce billet sur une touche trop lugubre était de remonter le temps jusqu’à m’apercevoir qu’on ne savait pas quand Jean-Baptiste Clairait était né. Jamais vraiment entré dans l’existence, il ne pouvait pas vraiment en sortir...

Car on ne sait pas quand il est né. Certains dictionnaires biographiques mentionnent 1680 comme date de naissance et 1766 comme date de décès. Nous sommes bien placés pour savoir que cette dernière est fausse, puisqu’il rédigeait encore son testament en 1767. Quant à une naissance en 1680... De dictionnaire en dictionnaire, j’en arrive à trouver cette date mentionnée pour la première fois en 1838 dans le 2e volume d’une Biographie universelle ou dictionnaire historique (Paris : Furne, 1838), p. 113. Elle n’est alors donnée que sous cette forme bien plus hypothétique : « né vers 1680 ». Plus tôt encore, je ne trouve que la formule « né vers la fin du 17e siècle » ou pas de date du tout. Il faudrait pouvoir remonter aux registres paroissiaux, mais ceux de Paris ont été détruits lors de la Commune. Ne reste alors que la ressource de tomber sur la copie de l’acte de baptême effectuée dans le cadre de telle ou telle formalité... Pas impossible en soi comme le montre les extraits mortuaires présentés un peu plus haut. Mais comme je n’en avais pas trouvé malgré tous mes efforts...

Impossible pourtant d’esquiver la mort en ce jour de Toussaint.

Jean-Baptiste Clairaut est décédé dans son appartement rue de Tournon le 30 août 1767 vers deux heures du matin, ainsi que le déclarent Françoise Petit, sa cuisinière, et Marie Delaitre, tresseuse de perruque, au commissaire Louis-François Formel venu apposer des scellés le jour même [15].

Je ne connais aucun portrait de Jean-Baptiste Clairaut. Peut-être était-il représenté sur l’un des six tableaux de famille évoqués plus haut. Peut-être d’ailleurs que ces tableaux étaient dus à son fils Alexis, qui peignait à ses heures. La boule de cristal manque encore pour savoir ce qu’ils sont devenus.

Jean-Baptiste Clairaut a été inhumé le lendemain de sa mort à Saint-Sulpice, sa paroisse de résidence [16].

Quelqu’un se déclara opposant à la levée des scellés : le Roi, représenté par son procureur, un certain Pierre-Louis Mouette, qui officiait à la Chambre du Domaine et du Trésor. Il avait pour lui une sentence qui portait que tous les biens du défunt avaient été attribués au Roi. Pour passer outre le testament, la raison invoquée était la suivante :

[Il] ne pouvoit se presenter aucun heritier pour recueillir [l]a succession [de Jean-Baptiste Clairaut] par ce qu’il etoit bastard [17].

Le droit voulait à l’époque que la succession d’un bâtard mort sans descendance revienne au Roi sans avoir égard aux dernières volontés du défunt.

La levée des scellés fut effectuée le 11 septembre. Françoise Petit réclama quatre des six couverts à bouche et la cuillère à ragoût qui, dit-elle, lui appartenaient. Cette argenterie étant marquée à son nom, on la lui accorda. La prisée faite, un huissier emporta les deniers comptants, les papiers, et l’argenterie. Il avait également mandat pour organiser la vente de tout ce qui restait.

Je me demande si Françoise Petit n’en est pas restée comme deux ronds de flan. Je la vois très bien plantée là, cuillère à ragoût dans une main, couverts à bouche dans l’autre, regardant l’huissier s’éloigner...

Enquête faite, il s’avère que Françoise Petit a pris conseil auprès d’un avocat, Me Massonnet, qui a porté l’affaire devant le tribunal compétent. Une partie du dossier se trouve aujourd’hui aux Archives nationales dans le carton 827 de la série Z1F. L’avocat a demandé à ce que les deniers, les papiers et l’argenterie soient rapportés dans l’appartement, que les meubles ne soient pas vendus, en un mot que le testament soit appliqué. Les juges accédèrent à sa requête sans tergiverser, à la vue d’un document qui présentait sans doute un argument imparable : « l’extrait baptistaire dud[it] S[ieur] Clairaut ».

Un extrait baptistaire malheureusement non annexé au dossier tel qu’il a été conservé. Ce qu’il faut savoir prendre comme une bonne nouvelle...

Notes

[1Archives nationales, minutier central, LXXXII, 441, 20 août 1767.

[2Archives nationales, minutier central, III, 1002, 11 juin 1765.

[3Procès-Verbaux de l’Académie des sciences, Paris, 20 janvier 1759, p. 62.

[4Clairaut (dit le cadet), Diverses quadratures circulaires, elliptiques, et hyperboliques, Paris, 1731, lu à l’Académie le 14 juin 1730

[5Clairaut (dit le cadet), « Proposition élémentaire de géométrie », Journal des sçavans, mai 1730, pp. 273-274, 1pl.

[6Condorcet (Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de), « Éloge de M. le comte d’Arci », Histoire de l’Académie royale des sciences pour l’année 1779, avec les mémoires, Hist., pp. 54-70.

[7Bailly (Jean Sylvain), Mémoires de Bailly, éd. Berville et Barrière, 3 vol., Paris, 1821-1822, vol. 3, pp. 10-11.

[8Almanach royal, 1730-1749 ; Archives nationales, O1 915.

[9Alexis Clairaut à Euler, 4 janvier 1742.

[10Clairaut (Jean-Baptiste), « Trois problèmes », Miscellanea Berolinensia, vol. 4, 1734, pp. 139-143, 2 pl. ; « De novam quadam Tractoriae Specie Problema », Miscellanea Berolinensia, vol. 5, 1737, pp. 33-35, 1 pl. ; « Methodus generalis inveniendi Catenarias », Miscellanea Berolinensia, vol. 7, 1743, pp. 270-272, 1pl.

[11Akademiearchiv, Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften, Berlin, Ms I-V, 5a, f. 164.

[12Piron (Alexis), Œuvres complettes d’Alexis Piron, 7 vol., Paris, 1776, vol. 7, pp. 500-509.

[13Bibliothèque de l’Assemblée nationale, Paris, Ms 1048, f. 43.

[14Clairaut (Jean-Baptiste), « Planchette ou instrument trigonométrique », Machines et inventions approuvées par l’Académie royale des sciences depuis son établissement, 7 vol., Paris, 1735-1777, vol. 5, 1735, pp. 3-9, 1 pl.

[15Archives nationales, Y 11486b, 30 août 1767.

[16Annonces, affiches et avis divers, 3 septembre 1767, p. 720.

[17Archives nationales, Y 11486b, 30 août 1767.

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Pour citer cet article :

Olivier Courcelle — «Une Toussaint par les cornes» — Images des Mathématiques, CNRS, 2011

Commentaire sur l'article

  • Une Toussaint par les cornes

    le 2 novembre 2011 à 20:10, par Christine Huyghe

    Mon dieu, que de morts ! On comprend pourquoi on recrutait les académiciens jeunes à l’époque. L’histoire de la cuillère de ragoût me rappelle la visite de la cuisine imposante très bien conservée de la maison Huygens dans les faubourgs de la Haye (ravitaillée par le canal). Je me suis toujours demandé, vu le piètre chauffage de l’époque, si les mathématiciens ne travaillaient pas dans leur cuisine, afin de ne pas se geler les mains.

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