Ce titre fait allusion à un livre de Pierre Costabel [1] que je me suis toujours promis de lire, sans en avoir trouvé l’occasion ....
Mon précédent billet avait suscité des réflexions intéressantes sur les allusions à caractère scientifique chez certains écrivains. On peut aussi consulter l’article suivant que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt.
Il est des auteurs qui ne sont pas à proprement parler anti-scientifiques mais a-scientifiques. C’est bien le cas de Victor Hugo.
A la fin de Notre-Dame de Paris, l’horrible Claude Frollo (pour qui certains contributeurs de Wikipedia manifestent de l’empathie, après tout donnons un droit de parole à la défense) est arrivé à ses fins : la malheureuse Esmeralda est pendue pour sorcellerie. Du haut des tours de Notre-Dame, il assiste au supplice, et Quasimodo, qui a vu son rire sardonique, le balance par dessus la rambarde. Après s’être agrippé quelques longues minutes, il tombe. Et alors, dit notre auteur
C’est quand même fascinant, deux siècles après Galilée, un siècle et demi après la parution des Principia Mathematica de Newton, quatre ans après la mort de Pierre-Simon Laplace, de lire de telles choses sous la plume d’un grand écrivain. Ce comique involontaire est la seule chose qui me console (un peu) du sort de l’infortunée Esmeralda.
[1] Pierre Costabel, Leibniz et la dynamique. Les textes de 1692, Paris, Hermann & Cle, 1960