Yves Meyer et le prix Abel

Le 30 mars 2017  - Ecrit par  Jean-Paul Allouche Voir les commentaires (1)

Tout avait commencé le 15 mars par un courriel de Madame S. Gillon qui, en sa qualité d’assistante du Président de l’Académie des sciences, me transmettait une invitation du Président, me conviant, ainsi qu’un certain nombre d’autres personnes, à un cocktail amical autour du professeur Meyer au Palais de l’Institut de France . Il était précisé qu’il fallait garder un secret absolu sur cette invitation et que le Professeur Meyer sera[it] présent à ce cocktail sans en connaître la raison . Je fus honoré de cette invitation qui me ferait aller à l’Académie juste une semaine après ma première visite (sur une invitation du Comité de rédaction des Comptes-Rendus de l’Académie des sciences ). Ce carton était manifestement adressé aux anciens doctorants d’Yves Meyer (qui a été mon directeur de thèse de troisième cycle comme on disait alors) mais je n’avais pas la moindre idée de ce que nous allions fêter. Ce n’est que le mardi 21 mars, jour du cocktail, que j’appris en lisant la presse et la superbe nouvelle et la raison de ce cocktail : Yves Meyer recevait le prix Abel !

Nous nous retrouvâmes au salon Bonnefous, académiciens et anciens doctorants d’Yves. Ce dernier arriva quelques instants en retard, nous demandant de l’excuser car il avait été accaparé par des journalistes : applaudi, il remarqua rapidement qu’il n’y avait pas que des académiciens dans le salon, et fut touché de voir les personnes présentes et de comprendre la gentille conspiration qui les avait réunies. Le cocktail suivit de peu les discours chaleureux de Sébastien Candel, Président de l’Académie des sciences, de Rolf Einar Fife, Ambassadeur de Norvège en France, d’Anders Elverhøi, Vice-Président de l’Académie norvégienne des sciences et lettres, puis ceux très émus de Jean-Pierre Kahane et d’Yves Meyer, tous deux membres de l’Académie des sciences.

Je ne dirai rien ici des travaux d’Yves Meyer me contentant de citer en particulier deux mots-clés parmi bien d’autres (quasicristaux et ondelettes) et renvoyant par exemple ici ou pour les lecteurs désirant en savoir plus. Je parlerai plutôt... du mot Abel . Ce nom est plus connu comme celui du fils d’Adam et d’Ève, frère de Caïn. Et ce qui m’interpelle, à tort ou à raison, est l’homonymie du mathématicien et du personnage biblique. [« Abel » est aussi le suffixe en norvégien, sauf erreur, qui correspond aux « -able, -ible, etc. » et qui signifie « capable de » ...] Mais le mot Abel de la Bible pourrait signifier deux choses d’après le Dictionnaire du Judaïsme (Les Dictionnaires d’Universalis). L’une est le souffle , la vapeur , la vanité , c’est le mot utilisé dans la phrase bien connue de l’Ecclésiaste « Vanité des vanités... ». Et si l’on retenait pour le prix Abel le sens de souffle ? mais comme dans l’expression quel souffle ! . L’autre étymologie proposée dans le Dictionnaire cité ci-dessus est un lien avec le mot akkadien aplu ou ablu qui signifie fils. Et ceci renvoie merveilleusement au discours de J.-P. Kahane qui expliqua que, lorsqu’Y. Meyer était son étudiant en thèse, lui-même n’avait rien d’autre à faire que lire et approuver ce qu’Yves écrivait, et au discours d’Y. Meyer qui proclama que 90% de son travail était en fait celui de ses étudiants, laissant tous les deux entrevoir et l’importance de la transmission et la modestie du maître qui s’efface derrière ses disciples.

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Pour citer cet article :

Jean-Paul Allouche — «Yves Meyer et le prix Abel» — Images des Mathématiques, CNRS, 2017

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Image à la une - B.EYMANN/ACADEMIE DES SCIENCES

Commentaire sur l'article

  • Yves Meyer et le prix Abel

    le 5 avril à 18:20, par Speakerine

    Rachid Matta MATTA
    Mathématicien, Ingénieur ECP
    Tel :+961 71 110592 / +961 3 624134
    rachidmattamatta hotmail.com
    www.mathtruth-rachidmatta.com
    Monsieur l’académicien Yves Meyer,
    Veuillez, Cher Monsieur, accepter ma sincérité qui, au nom de la vérité et de la justice, m’empêche de vous féliciter pour l’obtention du Prix Abel 2017, car vos travaux mathématiques ne le méritent pas pour les raisons suivantes :
    1). Si le Prix Nobel vous était décerné pour la physique, je vous aurais félicité dans le cas où vous corrigez vos écrits utilisant l’inexistant infini mathématique.
    2). Mais, le Prix Abel est réservé à la mathématique, et, pour le mériter, il faut produire la véritable mathématique dont les critères incontournables sont : exactitude, nécessité, immutabilité, universalité et, surtout, vérité.
    3). Les mathématiques modernes produites depuis plus de trois siècles et, malheureusement, enseignées dans toutes les universités et les Grandes Écoles sont sans fondements et erronées, car elles utilisent l’inexistant infini mathématique ou les fictives géométries non-euclidiennes pleines de failles. Les documents attachés confirment mes dires.
    4). Cher Monsieur, vos écrits mathématiques, faisant usage de l’infini mathématique, sont erronés parce que infini mathématique ne peut pas exister. Il n’y a pas une longueur plus grande que toutes les longueurs et il n’y a pas un nombre plus grand que tous les nombres, c’est-à-dire l’infini mathématique ne peut pas exister.
    Mon mémoire intitulé « Mathematical infifinite cannot exist » prouve rigureusement cette vérité.
    5). La réussite des applications de vos recherches est due, uniquement, aux nombres rationnels et non pas à l’inexistant infini mathématique.
    6). La véritable mathématique comprend deux disciplines principales : la géométrie et l’arithmétique, avec préséance pour la géométrie, car elle offre son segment de la ligne droite à l’arithmétique pour lui permettre de former ses nombres entiers et rationnels, et il n’y a pas d’autres nombres. Il va de soi que le zéro n’est pas un nombre.
    7). La contribution de la géométrie et de l’arithmétique donne naissance à l’algèbre utilisée par les physiciens. Les algébristes ne doivent pas faire usage de l’infini mathématique.
    8) La seule géométrie vraie est la géométrie euclidienne, qui est devenue rigoureusement et exactement fondée par mes méthodes de démonstration du cinquième postulat d’Euclide, et vous trouvez dans les documents attachés la méthode reconnue par les honnêtes et compérents experts indiens.
    9). L’arithmétique est aussi fondée fermement par mes livres, et mes deux mémoires attachés prouvent que l’infini mathématique n’existe pas et que la preuve du grand théorème de Fermat par Andrew Wiles est fausse et qu’il ne mérite pas le Prix Abel 2016.
    1). Le mathématicien Rachid Matta MATTA, votre aîné de 68 jours, vous invite à vous convertir à la véritable mathématique et à convertir les mathématiciens égarés.
    11). Les Présidents et le Secrétaire perpétuel, Madame Catherine Bréchignac, de l’Académie des sciences possèdent depuis 2012 quatre méthodes pour fonder correctement la mathématique. S’ils avaient agi en faveur de la vérité mathématique, le ridicule aurait été évité et le Comité Abel n’aurait pas couronné l’erreur au détriment de la vérité indéniable.
    12). J’espère que vous portez les académiciens de la prestigieuse institution française à rejeter l’erreur, à enseigner la véritable mathématique exposée dans mes livres réunis dans le “Recueil de la Vérité Indéniable”.
    13) Un savant, comme votre respectable personne, jouissant de l’honnêteté intellectuelle et de la probité scientifique. ne peut pas tolérer l’injustice infligée au mathématicien Rachid Matta MATTA, qui, seul, a trouvé le vrai fondement de la mathématique. Ce chercheur exceptionnel, nourri par la culture française, mérite d’être soutenu et récompensé par les plus grands prix, et surtout par le Prix Abel. La France fera bien de lui attribuer un grand prix.
    14) Cher Monsieur, la vérité indéniable attend de votre personne de prendre une décision historique en sa faveur. Cette décision est très douloureuse, car, tous les écrits des grands mathématiciens utiluisant l’infini mathématique ou les maudites géométries non-euclidiennes n’auront plus de place dans l’édifice de la véritable mathématique. C’est la loi impitoyable de la vérité, de la justice et de l’exactitude de la mathématique.
    Dans l’attente de votre réponse, veuillez, Monsieur l’académicien, agréer mes sentiments les plus distingués.
    Speakerine er
    Rachid Matta MATTA
    Le 4 avril 2017.

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