16 de julio de 2012

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  • De la Mathémédiatique

    le 1ro de agosto de 2012 à 18:30, par Karen Brandin

    L’occasion m’a été donnée à deux reprises sur le site d’Images des Mathématiques via le courrier des lecteurs («Résistez» puis
    «Des nouvelles du secondaire : chronique d’une agonie annoncée») de m’insurger sur ce qu’est en train de devenir l’enseignement des mathématiques au lycée mais force est de constater que le débat progresse peu, les quelques enseignants que j’ai interrogés semblent résignés.
    Que les thèmes évoluent en terminale, pourquoi pas ? ; les maths sont sensibles, il est naturel que toutes les sensibilités soient représentées mais le problème c’est que les outils manquent au lycée où mathématiquement on est encore «petits» donc on aborde tout un peu sans aucune idée générale, aucune ligne directrice en omettant même l’histoire des objets et surtout la notion de structure. J’ai le sentiment que le programme en terminale S est simplement au service d’une épreuve appelée baccalauréat mais en aucun cas on leur donne une chance de gagner en autonomie et d’acquérir même modestement «une vue du dessus» qu’ils pourront peut-être appliquer plus tard à des contextes apparemment très différents mais qui pourrait aussi leur donner le goût de la discipline.
    La notion d’unité des mathématiques n’est pas respectée au lycée. J’ai sous les yeux les exercices conseillés relativement au chapitre consacré à une initiation à la loi normale et c’est terrible à dire mais le maître mot est «comment se servir de la calculatrice ?» . Sur ce thème ils sont intarissables ; toutes les marques sont représentées, on croule sous les captures d’écran en couleurs enfin le grand jeu ;-) . Ces nouveaux chapitres sont-ils donc un prétexte à acquérir une plus grande dextérité avec les «machines» au sens large ? C’est pour cela que l’on a supprimé la technique d’intégration par parties, la notion d’équations différentielles, la notion de composée de fonctions et celle de limite en première ? Il faut décidément du courage pour ne perdre le goût de ce que l’on enseigne. Enfin ...
    Reste que j’attends avec impatience la parution de deux ouvrages pour retrouver le moral et l’envie : «Théorème vivant» (un titre prédestiné) et «La déesse des petites victoires»
    de Yannick Grannec Le rendez-vous est pris donc pour faire passer le message aux jeunes gens qui voudront bien m’entendre.
    Je n’ai pas la télévision, pas de calculatrice non plus (quelque chose me dit qu’il va falloir que çà change ;-)) mais j’écoute France-Info depuis depuis que je suis en quatrième et je suis soulagée et touchée de l’énergie que vous consacrez à transmettre et à convaincre que çà vaut vraiment le coup d’essayer de comprendre.

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La traducción del sitio del francés al castellano se realiza gracias al apoyo de diversas instituciones de matemáticas de América Latina.