22 de abril de 2014

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  • Intervalle de confiance : pourquoi tant de défiance ?

    le 8 de junio de 2014 à 13:23, par Jean-Pierre Raoult

    Je suis bien sûr tout à fait d’accord vous, Erwan Saint-Loubert Bié, sur le «statut» des règles de décision dans le programme et sur le besoin d’enseigner la statistique au lycée dans l’environnement sociétal qui est le nôtre désormais, ce qui suppose de donner aux enseignants des billes qui commencent heureusement à se multiplier ; c’est par exemple le sens de mon billet récent sur « Images des maths », mis en ligne le 28 avril 2014 et titré « Mathématiques et instruction civique : mesurer pour progresser vers l’égalité des chances » :

    http://images.math.cnrs.fr/Mathematiques-et-instruction.html

    Le problème, dans les débats sur cet enseignement actuellement en France (et dont ce qui se déroule ici sur «Images des maths» n’est qu’une petite partie) c’est que nul ne conteste cette nécessité mais que certains doutent que le cours de mathématiques soit la meilleure place pour cela et préfèreraient que ce soient les enseignants des disciplines utilisatrices (essentiellement biologie et SHS) qui s’en chargent. Cette opinion est le fait à la fois de professeurs de mathématiques qui se sentent trop mal armés pour cet enseignement et de certains spécialistes de statistique qui pensent qu’en cours de mathématiques on ne peut donner qu’une version « décalée » et amoindrie de ce qu’est la pratique réelle de la statistique (c’est ici le cas ici du commentaire de Claudine Schwartz). Je suis d’une opinion contraire ; je rappelle que la question s’était posée il y a vingt ans au sein du conseil national des programmes de l’époque (dès sa mise en en place par Lionel Jospin, ministre de l’éducation nationale) et que le grand économiste Edmond Malinvaud y avait plaidé pour la place de la statistique au sein des mathématiques, avançant en particulier que là seulement on peut présenter de manière unificatrice les principes de cette discipline.

    C’est pourquoi dans ce que j’ai écrit pour « Images des maths » je me suis essentiellement attaché à m’efforcer de montrer aux enseignants de mathématiques en quoi l’enseignement de la statistique relève aussi, en soi, de leur matière et peut être bien lié à d’autres parties du cours de mathématiques qu’il met en retour en valeur (même si certaines insuffisances des programmes actuels ne facilitent pas toujours cette liaison). C’était déjà l’objet du billet que j’ai cosigné avec Pierre Arnoux, mis en ligne le 1er octobre 2013, intitulé « Pourquoi enseigner les probabilités et la statistique dans les cours de mathématiques :

    http://images.math.cnrs.fr/Pourquoi-enseigner-les.html

    Et vous trouverez des réponses aux commentaires qui ont ici précédé le vôtre et qui alimentent cette discussion en lisant mon billet suivant, mis en ligne le 3 juin 2014, intitulé « Intervalle de confiance, le débat continue » :

    http://images.math.cnrs.fr/Intervalles-de-confiance-le-debat.html

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