19 mars 2009

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  • Pourquoi un tel étonnement ?

    le 21 mars 2009 à 21:19, par a.leblanc

    Pourquoi, au fond, cet étonnement ? Etre un génie des mathématiques ou d’autre chose ne prédispose ni à l’honnêteté,
    ni à la droiture. Mais, écoutons Molière dans le « misanthrope » :
    "Tous ces défauts humains nous donnent dans la vie
    des moyens d’exercer notre philosophie",
    et soulignons que seules les institutions démocratiques, lorsqu’elles sont respectées, sont à même
    de limiter les excès des petits barons.

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  • Le fait du prince...

    le 21 mars 2009 à 22:52, par Michèle Audin

    Cher Monsieur ou chère Madame [1],

    Je profite de votre message pour répondre, en même temps qu’à vous, à plusieurs lecteurs qui m’ont écrit directement, sans passer par ce site.

    • Pourquoi cet étonnement demandez-vous ? Pas par naïveté, mais par confiance en « l’honneur de l’esprit humain » [2]. Ma bonne dame, dans le monde où nous vivons, un peu d’optimisme ne peut pas nuire.
    • Presque tous les autres messages que j’ai reçus émanaient de lecteurs qui ne m’ont pas crue lorsque j’écrivais que ce billet ne faisait aucune allusion précise à un abus de pouvoir contemporain. Et qui me le prouvaient en me citant, précisément, telle ou telle affaire, dont je n’avais jamais entendu parler : oui, il y a eu d’autres « faits du prince », et, oui, il risque d’y en avoir encore.
    • Deux lecteurs encore me donnaient des informations historiques, mentionnant le même prince (Louis XVIII) refusant le 27 mai 1816 d’entériner l’élection de Fourier, ou les abus de pouvoir commis par Cauchy, contre Abel en particulier. L’un d’eux me proposait mêm de fonder avec lui un club anti-Cauchy.

    Merci à tous.

    J’avais essayé d’écrire un billet très court. Je crois que j’ai fait passer l’idée générale, importance de la démocratie, comme le dit A.Leblanc, mais j’aurais sans doute dû préciser :

    Que des mathématiciens médiocres se précipitent sur toute parcelle de pouvoir en piétinant leurs collègues au passage, c’est humain après tout, mais Cauchy, l’homme de la formule intégrale
    \[f(z)=\frac{1}{2i\pi}\int\frac{f(w)\,dw}{w-z}\]
    de Cauchy... pourquoi donc a-t-il terni sa gloire dans cette affaire ?

    [1Si tel un autre Leblanc des mathématiques, pseudonyme utilisé par Sophie Germain pour sa correspondance avec Gauss, vous êtes une dame.

    [2Une citation, un peu à contre-emploi, je m’en excuse, de Carl Jacobi.

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