18 février 2015

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  • Faut-il mettre Pythagore dans une poubelle ?

    le 20 février 2015 à 12:45, par Barbara Schapira

    Cher Etienne,

    J’imagine que je vais être redondante avec certains commentaires. Evidemment, c’est épidermique dans tous les commentaires, le mien y compris, pauvre Pythagore !

    D’abord, un petit lien extrait de la revue de presse d’octobre dernier, qui m’avait grandement réjouie quand je l’ai découvert : Pythagore au moyen-age, ou comment tracer un angle droit sans connaitre la moindre once de maths, grace à une corde à noeuds.

    http://www.auxerretv.com/content/index.php?post/2014/09/03/Le-cours-de-math-de-la-rentr%C3%A9e-dans-l-Yonne

    Par ailleurs, je rejoins les commentaires soulignant l’aspect pratique évident du théorème, dès qu’on bricole dans des endroits tordus (une intersection de pans de toits bizarres au fond d’un grenier) et qu’on a besoin de tracer un angle droit. On a épaté un petit jeune sorti de l’école avant la fin du collège, qu’on avait embauché pour nous aider à bricoler dans le dit grenier. C’était trop de la balle, pour lui, de découvrir Pythagore...

    Pour revenir à ton article de départ, je suis entièrement d’accord que les programmes peuvent être dépoussiérés, refondus, repensés, et la géométrie avec. Et qu’il faut supprimer des choses si on veut faire de la place à l’info, la bio, ...

    En revanche, je suis en désaccord total avec l’idée que tout ce qu’on apprend au collège doit être utile à tou-te-s. Je trouve que l’enseignement doit ouvrir des portes, des fenêtres sur des pans de connaissances et d’applications des dites connaissances. Et qu’à ce titre,
    il est légitime de présenter un peu de géométrie euclidienne élémentaire, avec les démos, pour donner une chance aux enfants d’aimer les maths. En plus, le fait
    que Pythagore soit un concentré à la fois de belles maths et d’utilité potentielle ne peut que le justifier.
    Evidemment, je ne suis pas objective, j’ai fait des maths grâce à (à cause de ?) la géométrie de collège.

    Néanmoins, je pense qu’on oublie tou-te-s plein de choses de ce qu’on a appris, que c’est une nécessité pour faire de la place dans notre cerveau, mais qu’on a besoin de découvrir plein de choses pour en aimer certaines.

    Un dernier argument pour défendre le pauvre Pythagore. Je pense qu’il faut, dans une société démocratique, que les citoyens maitrisent infiniment mieux qu’aujourd’hui les outils de stats descriptives que les journalistes ignorent si souvent. A ce titre, maitriser les bases de la géométrie euclidienne ne me semble pas délirant ni superflu.

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