18 février 2015

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  • Faut-il mettre Pythagore dans une poubelle ?

    le 20 février 2015 à 14:50, par Arnaud Lionnet

    Bonjour,

    Juste une réflexion ou deux, sans forcément répondre beaucoup aux questions posées.

    Dans ce débat, sur la pertinence du théorème de Pythagore au collège, il y a la question sous-jacente et fondamentale de ce que l’Ecole doit enseigner dans sa globalité, du rôle de l’Ecole dans la société.

    Faut-il que l’enseignement (en maths ?) se raccroche au réel (pour accrocher les élèves) ? Faut-il qu’il soit utile, et à tous, dans la vie quotidienne ? Faut-il avant tout former des citoyens au raisonnement et au sens critique ? Il y a aussi la question de l’apprentissage indirect quand on enseigne un contenu X, tout ce qui n’est pas strictement X mais qui rentre quand même. Le commentaire de Marie Lhuissier et d’autres vont dans ce sens. Le fait que les gens se souvienne de X en particulier est-il le plus important ?

    Le débat sur l’enseignement de Pythagore (ou des maths) n’est pas vain tant qu’on a pas répondu à cette question, mais il est à mon avis bien de l’avoir à l’esprit.
    Car chacun a ses réponses, et argumente de prémices différentes. Un peu comme discuter sur la somme des angles d’un triangle sans s’accorder sur la géométrie dans laquelle on se place. Bien sûr, on n’aura probablement jamais un consensus sur la question fondamentale. Et on n’aura probablement jamais, sauf bouleversement majeur dans la société, une refonte complète de l’Ecole.
    En attendant, il faut probablement quand même avancer, et ce donc (fatalement ?) par continuité et modifications locales. Mais à mon avis on gagne à indiquer en marge des choix faits les raisons fondamentales qui les guident.

    Sur le cas particulier du théorème Pythagore, ce que je trouve le plus intéressant c’est qu’il semble y avoir un décalage entre d’une part ce que disent les programmes et les manuels (« propriété » de Pythagore, sans preuves) et ce que semblent faire les prof de collège (cf interventions de Philippe Colliard et Raphaël Andere entre autres). Y a t’il un (petit ?) groupe de profs qui résistent encore et toujours à la dilution du sens des programmes ? Voilà au moins une bonne nouvelle. Enfin, c’est mon avis.

    Arnaud.

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