21 août 2015

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  • L’informatique sans ordinateur

    le 1er septembre 2015 à 17:33, par Lhooq

    Bonjour,

    Justement, c’est là que, selon moi, vous vous trompez. Pour reprendre le principe du réseau, si un jour on trouve mieux que la fibre optique, par exemple qu’on peut créer des noeuds contenant directement la table de routage mondiale, on adaptera sûrement les algorithmes au fait que les possibilités physiques sont meilleures. Autre exemple, un algorithme distribué appliqué à un réseau d’ordinateurs ou à un réseau de capteurs n’est pas du tout le même. Ce que je veux dire est donc la chose suivant :

    L’informatique, contrairement aux mathématiques, a besoin de connaître son support.

    Comprenons-nous bien, je ne néglige pas le travail d’un algorithmicien, je considère simplement qu’il ne fait pas de l’informatique mais bien de l’algorithmique. L’algorithmicien fournit un brouillon formel à l’informaticien :D (oui, émoticône car cette phrase me fait rire moi-même en imaginant la tête d’un algorithmicien qui lirait ça)

    Pour en revenir à

    Il existe certes une pratique du codage dans laquelle l’interaction avec un ordinateur physiquement existant est importante, c’est l’empirisme (la programmation à tâtons) et le débogage par tests (en nombre fini).

    Premièrement, vous n’avez pas répondu à mon petit jeu ;-), deuxièmement, non, il existe beaucoup d’autres domaines où coder avec un vrai ordinateur est important. Par exemple, savoir si on travaille sur une machine acceptant ou pas le parallélisme et coder dessus me semble plutôt fondamental. Récemment, j’ai lu la review d’un article en démonstration automatique (plutôt théorique, comme domaine) où l’auteur se faisait copieusement gronder car il n’avait fournit aucune implémentation et donc son « algorithme révolutionnaire » n’avait aucune réalité.

    Je ne néglige pas la partie « théorique » de l’informatique. C’est ce qui est en partie enseigné à l’université. Mais la raison pour laquelle les machines de Turing restent cantonnées au domaine de l’algorithmique sont bien là. On ne fait pas de l’informatique sur papier. On ne peut que faire un brouillon très éloigné de la réalité.

    Amicalement (oui, il ne faut jamais oublier l’amicalité :-)),

    Lhooq

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