18 de noviembre de 2015

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  • Il n’y a plus de place pour Cauchy !

    le 19 de noviembre de 2015 à 12:55, par François Sauvageot

    Bonjour Karen,

    j’aimerais faire deux ou trois remarques, qui se résument parfois à des anecdotes.

    • En 1990, Vladirmir Arnold est sorti furieux d’un cours qu’il donnait à des élèves-professeur(e)s de l’ENS Paris en vitupérant : “Les normaliens ne savent pas ce qu’est une droite !” ...
    • l’erreur est constitutive de l’apprentissage, je suis bien d’accord, mais elle n’est pas binaire, alors qu’elle se réduit trop souvent à la notion de faute, chargée émotionnellement ; pourquoi l’y réduire ? comment évaluer et faire évoluer le discours ?
    • bien sûr que l’on peut avoir soif de maths ! Mais il y a, à mon sens, deux écueils importants : ne pas croire que l’on peut amener cette soif de maths en justifiant artificiellement à quoi elles servent, cette soif, cette nécessité doit être ressentie, expérimentée ; ne pas croire qu’elle est universelle et qu’il n’y a qu’une seule façon d’accéder au paradis de la pensée et de la culture.

    L’équation est difficile et l’inconnue que j’identifie sous forme de question est la suivante : comment se débarrasser de la sélection par les maths et amener à la fois plus de culture générale et de pensée rationnelle (à distinguer des exercices de bachotage) une plus forte proportion d’individus, et à plus de connaissances approfondies et de questionnements celles et ceux qui en font le choix ?

    Faut-il revenir en arrière sur la suppression de la filière C (ou des Math Elem) ? accentuer les formules à option à l’intérieur de filières fourre-tout (voire en supprimant la notion de filière) ? inventer un autre lycée ? un autre collège ? une autre école ? et qui fera vivre ces inventions ? combien de formations et combien de nouveaux profs ? qui seront ces profs ? quelle sera leur culture, leurs savoirs, leurs compétences ?

    Et, au fait, qu’est-ce qui est nécessaire en maths ? Tout ! L’homme est un puits où le vide toujours recommence.
    Tout est nécessaire. Tout, c’est-à-dire, peu de chose. Et avec ce peu de chose, on peut faire bien des mathématiques ... J’aimerais compléter les vers de Victor Hugo à sa fille : à choisir, je préfère tout aimer que tout plaindre !

    François.

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