18 de noviembre de 2015

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  • Il n’y a plus de place pour Cauchy !

    le 20 de noviembre de 2015 à 08:13, par Karen Brandin

    Bonjour,

    Votre billet est assez foisonnant et je ne suis pas sûre d’en comprendre la structure mais on peut sans doute vous répondre (même sans enseigner en prépa) en ce qui concerne le respect du programme, ce que vous faîtes au demeurant très bien quelques lignes plus bas.

    Un programme, c’est un choix qu’on espère motivé mais «choisir, c’est renoncer» donc il est évident que même avec la meilleure volonté du monde, il y aura toujours des incohérences, des objets ou concepts sacrifiés. Suivant notre parcours et notre sensibilité, on est plus ou moins interpellés(ées) par ces césures et heureusement.

    Vue la culture, le recul et le passé mathématique d’Aziz, je ne croix pas qu’il fasse une fixation sur Cauchy (indépendamment du débat historique que j’ai aussi rencontré avec le théorème de Bézout en fait dû à Bachet et finalement appelé «Bachet-Bézout» pour que tout le monde y trouve son compte en spé maths en S) ; il a choisi un exemple qui éveille quelque chose (même de vague) chez la plupart des lecteurs de ce site.

    Ensuite un programme scolaire, c’est aussi un cadre (un cadre nécessaire). Est-ce qu’on peut écarter les bords du cadre ? Oui bien sûr ... si l’auditoire le permet, ce qui est nécessairement le cas si c’est un public averti car sélectionné pour l’être.

    Dans le cadre des classes préparatoires, cela ne me choque pas du tout. On ne peut pas tout avoir, on peut reculer le moment où on sélectionne mais indéfiniment et il y a de très nombreux élèves qui sont (seront) heureux de pouvoir intégrer de «petites» prépas comme on dit pudiquement, ces classes moins prestigieuses alors qu’avec quelque chose de plus uniforme, ce type de formation, d’ambiance de travail leur aurait été refusé.

    C’est au lycée que je suis (surtout cette année où c’est flagrant) interpellée par la différence du degré d’exigence d’un établissement à l’autre, voire d’une classe d’un même établissement à l’autre. Dire que les inégalités se creusent est alors une évidence. En première et terminale S, je suis des élèves de sept lycées et il m’est impossible à chapitre équivalent d’envisager des séances qui ne seraient pas «sur-mesure». Les cas de hors programme dans les classes «euro» notamment, font légion. Pas plus tard que la semaine dernière, on a dû traiter les équations différentielles du premier ordre à coefficients constants et second membre (contant ou pas) alors que cet aspect du programme a été abandonné en 2012.

    Alors sans doute que l’on va vers une école très inégalitaires où les faibles seront de plus en plus faibles et les moins faibles, de moins en moins faibles.

    Bien Sincèrement

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