8 septembre 2017

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  • Ces fichues variables

    le 8 septembre 2017 à 14:14, par Romain Joly

    Je ne remets pas en cause tout ce qui est dit dans cet article et encore moins la nécessité de passer un jour ou l’autre par les quantificateurs. Je rebondis juste sur l’anecdote finale : si les étudiants ne savent pas faire la négation d’une proposition aussi simple écrite en phrase mais y arrivent avec les quantificateurs, c’est pour moi plutôt une preuve qu’on leur apprend trop les quantificateurs.

    En effet, cela veut dire qu’ils ne comprennent finalement pas l’énoncé, mais qu’ils sont capables d’appliquer la recette apprise sur la négation des quantificateurs sans réfléchir. Pour faire régulièrement l’expérience avec des L1, si on leur demande de contredire la phrase « si j’ouvre la porte, il se met à pleuvoir », ils savent qu’il faut ouvrir la porte et constater qu’il fait toujours beau (exercice à adapter bien sûr à la météo). Donc la notion de la négation d’une implication est là... mais semble se perdre dès qu’on met des maths dedans parce qu’ils éteignent le « bon sens » dès qu’il s’agit de maths. J’ai peur que trop d’usage des quantificateurs les poussent plutôt dans ce chemin. Pour des profs de maths, je préférerais qu’ils ne connaissent rien aux quantificateurs mais mettent leur simple bon sens en action.

    Ceci dit, on a bien sûr tous un moment où la proposition est trop complexe pour s’en sortir sans quantificateurs.

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