29 septembre 2017

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  • Word n’est pas une fatalité !

    le 29 septembre 2017 à 20:49, par denise

    Merci. Cet article est salutaire.
    Je voulais simplement signaler ici l’existence d’une plateforme qui s’appelait initialement Writelatex (à taper dans son moteur préféré) et qui s’appelle maintenant Overleaf (je ne touche pas de subsides en en faisant la publicité).
    Il suffit d’utiliser une adresse mail et un mot de passe inventé pour « Sign in » en haut à droite de la fenêtre.
    Ensuite, on accède à ses documents (My projects) et le clic sur l’item New project fournit d’emblée de nombreux exemples pré-remplis (d’un article, d’un diaporama en beamer, etc.).
    Je crois que ceci peut-être une manière très aisée de démarrer.
    Le site fait référence à de nombreuses universités.
    Il faut cependant se préoccuper (ce que je n’ai pas fait) de l’aspect propriété des documents écrits par ce moyen.
    Cordialement,
    Denise Chemla
    PS : mais rien ne vaut un bon vieil éditeur gnu-emacs et un terminal de commandes Unix dans lequel on tape pdflatex fichier.tex !
    L’adresse de la plateforme est https://www.overleaf.com

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    • Word n’est pas une fatalité !

      le 4 octobre 2017 à 15:01, par Lhooq

      Si vous appréciez Overleaf et que vous vous y connaissez suffisamment en LaTeX je ne peux que vous conseiller Sharelatex qui me semble bien mieux (cet article de blog explique assez bien pourquoi : https://yelkhatib.wordpress.com/2017/01/21/collaborative-latex-editors/).

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  • Word n’est pas une fatalité !

    le 4 octobre 2017 à 15:16, par Lhooq

    J’ai failli m’étouffer en voyant les $ et $$ puis j’ai vu la note de pied de page 2. Néanmoins, pour les débutants, évitez-les quand vous faites du LaTeX, ce sont des héritages de TeX. On leur préfère $ $ et [ ] qui sont, eux, issus de la syntaxe LaTeX (vous me remercierez quand vous aurez des messages d’erreur plus compréhensibles que ceux de votre voisin qui fait encore du Fortran et qui utilise $ et $$).

    Comme dit plus haut, le meilleur moyen quand on ne veut rien installer reste un site qui fait tout pour vous, en l’occurrence sharelatex.com

    Et pour ceux qui voudraient installer Texlive sur leur machine Debian/Ubuntu, je ne peux que vous conseiller de lire ceci qui permet d’avoir une installation propre et à jour.

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  • Word n’est pas une fatalité !

    le 6 octobre 2017 à 20:13, par Christophe Damas

    Tex/LaTeX non plus n’est pas une fatalité. Il existe un formateur de texte aussi puissant qu’inconnu, souple et léger : la distribution entière, codes sources compris, ne dépasse guère les 50 Mo. Il est installé par défaut sur toute machine Unix, Linux et Mac OSX. Il existe aussi des versions pour windows. Son nom : TROFF. Il permet de formater du texte dans différents formats de sortie (texte pur, PDF, Postscript, html, etc...). La syntaxe est concise et l’outil est modulaire gràce à un ensemble de préprocesseurs :
    tbl : pour formater les tableaux,
    pic : pour dessiner
    eqn : pour les équations
    grap : pour les graphiques (en fait un préproceseur de pic)
    refer : pour les citations bibliographiques
    chem : pour les formules chimiques
    et d’autres moins connus.

    Il est d’une robustesse à toute épreuve : je m’en suis servi pour faire des graphiques au format PDF sur des pages de plusieurs mètres de largeur avec des millions de points... C’est bluffant.

    Différentes versions existent :
    • groff le troff GNU, installé par défaut sur Linux et Mac OSX.
    • troff d’Unix installé sur les Unix purs.
    • troff de plan9 (100% unicode tout comme le système d’exploitation qui le supporte).
    • heirloom troff (100% unicode ; algorithme de Knuth/Plasse pour la coupure des lignes, et fonctions avancées de micro-typographie) pour Unix et Mac OSX.

    J’ai exploré en profondeur le monde TeX et ses primitives ainsi que son programme d’accompagnement Metafont. Ecrire son propre format est une gageure en soit. C’est gràce à Leslie Lamport, auteur du format LaTeX, et de l’American Mathematical Society que TeX a été rendu populaire.

    Sur Troff, j’ai pu réalisé des « formats » rapidement avec peu ou pas de message d’erreur. Troff a été principalement utilisé par les informaticiens et notamment pour formater les pages de man (l’aide en ligne des commandes sous Unix). Alors on ne peut que regretter que la communauté mathématique ne s’en soit pas emparé de troff (première version en 1973), ne l’ait pas fait évoluer, enrichi. On ne refait hélas pas l’histoire. Mais ce choix est tout de même révélateur d’une certaine étanchéïté entre les communautées scintifiques.

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  • Word n’est pas une fatalité !

    le 18 octobre 2017 à 17:27, par Louis M.

    Je trouve ça vraiment dommage de finir en disant que $\LaTeX2\epsilon$ est « tellement satisfaisant ».

    Tout d’abord, je tiens à dire que j’utilise énormément $\LaTeX$, que $\TeX$ et $\LaTeX$ étaient des langages vraiment en avance sur leur temps, et que le travail réalisé par Knuth, Lamport, etc. est absolument extraordinaire.

    Mais il est temps de se rendre compte que le manque d’évolution est en train de tuer $\LaTeX$, ce qui était extraordinaire, il y a 20 ans ne l’est plus maintenant.

    Les langages et l’informatique ont évolué, pas $\LaTeX$.

    Essayez un peu de comparer les gestionnaires de package des langages de programmations « moderne » à celui de $\LaTeX$.
    Pourquoi faut-il installer des milliers de package ? Pourquoi installer un nouveau package est-il aussi pénible ? Comment faire pour le supprimer ? Pour mettre à jour ? Pourquoi y-a-t-il 36 packages faisant la même mono chose ? Pourquoi doit-on inclure 36 packages dès que l’on veut faire la moindre chose ? Pourquoi le poids d’une distribution $\LaTeX$ se compte en Go ?

    Mais, il n’y a pas que le problème des packages, la syntaxe de $\LaTeX$ est lourde si on la compare à celle des langages de mark-up actuels, il faudrait la reprendre, on sait faire plus simple et aussi bien...

    Autre chose, l’un des buts déclarés de $\LaTeX$ est de séparé le fond de la forme, ce qui est un but des plus louable (c’est indispensable dans tout bon langage de mark-up selon moi). Mais regardez n’importe quel document $\LaTeX$ lambda, parler de séparation entre fond et forme dans ce cas relève de la blague. $\LaTeX$ échoue totalement à séparer fond et forme, la plus part des tutoriels n’en parle même pas. Essayez de trouver un tutoriel sur le html/css qui n’en parle pas..

    Enfin, le plus gros problème selon moi, c’est qu’il n’y a aucun code de conduite en $\LaTeX$ et aucune façon « naturel » de faire les choses. Tout le monde écrit du $\LaTeX$ de façon différentes, c’est extrêmement pénible de reprendre le code $\LaTeX$ d’un autre, ou même de reprendre ses anciens documents.
    Et ce n’est pas la faute des utilisateurs, regardez tout simplement le nombre de façon de centrer, \begincenter, \centering, etc..

    Bref, pendant que $\LaTeX$ se meurt, ses supporteurs se contentent de dire que quand même, c’est mieux que Word...

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