18 décembre 2017

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  • On a colorié Euclide

    le 18 décembre 2017 à 10:03, par Bruno Duchesne

    Bonjour,

    Je partage tout à fait l’idée que cette présentation colorée des Éléments est vraiment un plus.

    Je me permets de rajouter un lien pour ceux qui voudrait consulter ce livre en ligne ou le télécharger (je ne pense pas qu’il y ait de problème de droit d’auteur pour ce livre de 170 ans) : https://archive.org/details/firstsixbooksofe00eucl.

    Il n’y que les six premiers livres dans l’édition originale et donc pas d’arithmétique ou de géométrie dans l’espace. Pour ceux qui seraient intéressés par la suite, il existe un projet kickstarter pour un livre complet qui semble magnifique (pour un prix loin d’être modique).

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    • On a colorié Euclide

      le 21 décembre 2017 à 08:25, par Patrick Popescu-Pampu

      Merci Bruno pour ces liens, que je ne connaissais pas.

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  • On a colorié Euclide

    le 12 janvier 2018 à 16:26, par Alain Juhel

    J’ai eu la surprise de découvrir ce livre... au centre Pompidou, voici quelques années. Comme quoi il est toujours bon de s’intéresser à l’art !
    Il venait d’être réédité par Taschen, en coffret, avec en plus un livret de commentaires (2013). Comme souvent chez cet éditeur, petit prix, mais boulot soigné. Je crois que le prix est encore plus petit maintenant, vers 15€.

    J’en avais encore plus anciennement exploité la figure de couverture dans une conférence sur Maths et Art ; j’avais dû alors la trouver sur le web. Non en la rapprochant de Mondrian, mais d’une toile de Malevitch ; car si les couleurs primaires font penser au premier, ou plus généralement à l’enseignement du Bauhaus, cf le cours de Kandinsky publié dans Point et ligne sur Plan (Folio) -autre livre dont on peut conseiller la lecture aux mathématiciens- , il y a des obliques que ne se serait pas permises l’ultime Mondrian.
    J’avais opéré en devinette, montrant les images sans dévoiler les auteurs, Byrne d’abord , puis Malevitch, peut-être en demandant démoniaquement à l’auditoire si c’était le même peintre (je ne sais plus). En tout cas, effet de surprise garanti !

    Bien cordialement,

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    • Sur Malevitch

      le 15 janvier 2018 à 09:13, par Patrick Popescu-Pampu

      Cher Alain Juhel,

      Je vous remercie pour votre message. Je n’avais pas pensé aux peintures de Malevitch, mais en effet certaines
      peuvent être bien rapprochées des figures coloriées de Byrne. Par exemple :

      https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Suprematist_Composition_-_Airplane_Flying_(Malevich,_1915).jpg

      https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Suprematism_-_Abstract_Composition_(Malevich,_1915).jpg

      Comme vous le dites, l’absence de diagonales dans les peintures « cartésiennes » de Mondrian est une constante. Savez-vous s’il a laissé des écrits expliquant ce choix ?

      Quant au célèbre livre de Kandinsky que vous mentionnez, je voudrais juste remarquer que j’en ai déjà parlé sur ce site dans mon billet Euclide et Kandinsky.

      Bien cordialement.

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      • Sur Malevitch

        le 15 janvier 2018 à 21:55, par Alain Juhel

        « Excellente question... Merci de l’avoir posée ! »

        Qui m’a forcé à interroger mes souvenirs (heureusement sur disque dur -mes photos- pour la rétrospective du centenaire au Gemeente Museum de la Haye, l’an passé, et en catalogue pour l’expo Mondrian/De Stilj à Pompidou en 2011.
        De tout cela, je n’ai pas tiré grand chose, si ce n’est situer le virage entre 1910 et 1920. Par exemple, Moulin au Soleil (1908)
        https://de.wikipedia.org/wiki/Datei:Mondriaan_Molen_bij_zonlicht.jpg
        marque un point de transition où l’on voit s’organiser un système d’horizontales-verticales à la base du moulin, tout en conservant un diagonale forte (une aile du moulin) et des petites (le sol) . Dès 1915, il présente (souvent) des compositions appelées « losanges », qui ne sont en fait que des carrés sur pointe, ex (1921)
        http://www.piet-mondrian.org/lozenge-composition-with-yellow-black-blue-red-and-gray.jsp
        et ne contiennent qu’horizontales & verticales.
        Un exemple assez unique est composition avec grille n°3 (1918)
        http://peintresfrancais.canalblog.com/archives/2011/04/27/20989033.html
        plein de diagonales, mais pas de couleurs.

        Le catalogue... n’apprend rien de plus, au moins en lecture rapide. Les textes sont souvent, dans ce genre d’ouvrages, écrits par des critiques d’art... c’’est dire si le débruitage du signal pour rechercher l’information voulue est autrement plus délicat que détecter une onde gravitationnelle avec une base d’ondelettes !

        Mais il reste une merveilleuse toile qui couvre le monde. En quelques instants, j’y ai appris que la réticence de Mondrian venait du fait que pour lui, une diagonale évoquait une 3ème dimension, par son utilisation dans la perspective. Or, il voulait peindre des plans, et surtout rien d’autre, afin de rompre totalement avec le monde dans lequel nous vivons. « La position oblique est exclue, […] le grand repos serait rompu »,

        Cette prise de position marque le moment de rupture (1925) avec le co-fondateur de De Stilj, Theo Van Doesburg, qui admettait l’oblique dans sa grammaire personnelle, d’autant que, travaillant avec des architectes, il produisait des vues en perspective (aérienne) d’immeubles, à fuyantes parallèles dont il comptait dériver des compositions abstraites.

        C’est très clairement présenté dans cette brève vidéo
        https://www.sfmoma.org/watch/diagonal-lines-a-disagreement-between-mondrian-and-van-doesburg/
        où une historienne de l’art du SF MoMA présente leurs visions respectives.

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        • Horizontales et diagonales

          le 25 janvier 2018 à 08:52, par Patrick Popescu-Pampu

          Merci beaucoup Alain Juhel pour ces explications et les liens indiqués.

          Je remarquerai que pour que la règle de Mondrian de ne pas utiliser de diagonales ait un sens, il faut qu’elle soit accompagnée de l’interdiction d’exposer ses tableaux en diagonale (avec les bords disposés à 45 degrés par rapport à l’horizontale) ! Je me demande si personne ne lui a fait une telle blague lors des expositions qui lui ont été consacrées à l’époque ...

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  • On a colorié Euclide

    le 7 juillet 2020 à 22:34, par Philippe Colliard

    Bonsoir Patrick,

    tout comme vous, j’ai eu le coup de foudre pour l’ouvrage d’Oliver Byrne – que je n’ai découvert qu’il y a six ans je crois, en travaillant sur « Donc, d’après ». Alors bravo pour ce bel article qui ne peut que contribuer à mieux faire connaître ce livre.

    J’ai vu que Bruno Duchesne avait indiqué un lien vers cet ouvrage.

    Permettez-moi de vous indiquer un autre lien, qui renvoie à la fois sur un lien différent (et public) vers le livre de Byrne et sur trois autres rédactions du premier livre des « éléments » : celle de Erhard Ratdolt (1482 - la première version imprimée) puis celles de Didier Henrion (1632) et de François Peyrard (1804).
    http://donc-dapres.com/en-test/axiomes-Euclide.htm

    Bien cordialement

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    • On a colorié Euclide

      le 8 juillet 2020 à 15:55, par Patrick Popescu-Pampu

      Merci Philippe pour ce lien !

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