18 février 2018

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  • Regards d’enseignants de maths en début de carrière

    le 20 février 2018 à 22:13, par Aboubakar Maitournam

    A Corentin :

    Par rapport aux nombres négatifs, il me semble que beaucoup d’élèves surtout du collège ne se posent pas des questions « existentielles » ou « métaphysiques » relativement à ces derniers. Ils essaient plutôt de comprendre leurs définitions et propriétés et s’en sortent très bien s’ils sont bons. Toutefois si vous voulez malgré tout faire comprendre aux élèves l’idée de nombre négatif, il faudrait implicitement utiliser les groupes (étudiés au lycée dans les anciens programmes et non au collège). Ainsi chaque entier aurait un opposé qui permet d’obtenir 0 via l’addition. On peut aussi utiliser la symétrie (image et miroir). In fine, Il me semble que c’est très tôt pour faire comprendre aux élèves « le pourquoi » des nombres relatifs, ils ont plutôt besoin de bien comprendre les techniques de manipulation de ces derniers après des définitions, propriétés et règles de calcul claires pour obtenir une bonne note.

    Par rapport au fameux x, je suis d’accord avec vous sur un point. Il déroute certains mais le formalisme mathématique est responsable de ce fait « dès le départ » car (et par exemple) pourquoi 1 mouton+1 mouton=2 moutons, 1 maison+1maison=2 maisons et pas 1 x+1 x=2 x mais plutôt x+x=2x ? ; C’est comme si le formalisme mathématique décide de particulariser l’objet x.

    A Marie-laure : Il faudra effectivement intéresser les élèves en sortant du carcan ultra sérieux d’un cours de mathématiques : faire des digressions contrôlées ne dépassant pas 5% du temps alloué au cours, parler aux élèves des prodiges mathématiques lorsqu’ils avaient leur âge (Von Neumann, Blaise Pascal, Galois..) ; psychologiquement, dites leur qu’ils peuvent y arriver..etc Et utiliser la technologie un peu.

    A Dylan :

    Les briques fondamentales des mathématiques ont été « partout » démontées presque une à une sous la pression d’une maladie appelée « reformite » (l’obsession de la reforme) et du mercantilisme. « Partout » on a reformé, on veut reformer, changer, faire évoluer pas toujours dans le bon sens. Mais au moins, vous en Occident, vous avez des soupapes de sécurité. « Ici » quand une reforme est passée, difficile de revenir en arrière. Ainsi par exemple en série littéraire, un ministre avait réduit les maths au niveau de l’éducation physique en termes de coefficient (coefficient 1) pour augmenter le taux de réussite au Bac A.

    Bonne chance et du courage

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