20 octobre 2009

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  • Egalité

    le 20 octobre 2009 à 18:50, par Pierre Lescanne

    Je ne suis pas linguiste, mais je pense que nous connaissons en linguistique au moins deux égalités l’homonymie et l’homophonie. A ce propos, j’ai découvert le fait suivant dans Wikipédia :

    Le fou littéraire Jean-Pierre Brisset, dans son ouvrage « La Grande Nouvelle » (1900), postulait tout sérieusement une Loi Linguïstique étonnante, que l’homophonie entre mots ou idées prouverait un rapport entre eux.

    D’autre part, pour expliquer comment les humains font la part entre les différents sens d’un mot (ici « égal »), les linguistes (toujours eux) parlent de contexte. Suivant le contexte, sur lequel le destinateur et le destinataire se sont mis d’accord, un mot a un sens différent et il n’y a pas, en général d’ambiguïté. Mais un collègue ayant travaillé sur le décodage des boites noires après des accidents d’avion m’a expliqué que l’ambiguïté, par défaut d’accord sur le contexte, peut être la source d’accident.

    Ceci dit, les langages informatiques savent en général assez bien lever ces ambiguïtés par des conventions précises et des analyseurs syntaxiques sophistiqués. En accord avec ce qui est dit dans cet article, l’opérateur le plus souvent « surchargé » (c’est la terminologie utilisée) est justement celui d’égalité.

    Pierre Lescanne

    Pierrre

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  • Egalité

    le 21 octobre 2009 à 13:21, par Arthur MILCHIOR

    Si vous permettez, je vais pinaillez un peu, car un petit point me chagrine.

    “ * ou bien, en suivant la chaîne des définitions, on retrouve le mot dont on est parti,

    * ou bien certains mots ne sont pas définis dans le dictionnaire.”

    Peut être que le premier point devrait être « un mot déjà vu », et non pas « dont on est parti », car il n’est pas sur que l’on retombe jamais sur le mot « égalité » en suivant le dictionnaire (même si c’est probable)

    Autrement dit, si le dictionnaire est un graphe, soit il contient des cycles, soit il contient des feuilles (des mots dont la définition est \epsilon, la phrase vide, car il est sous entendu qu’il y a des feuilles de papier dans le dictionnaire.)
    Mais il n’est certainement pas sur qu’il y ait un cycle passant par chaque noeud.

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    • Egalité

      le 21 octobre 2009 à 13:43, par Étienne Ghys

      Vous avez bien sûr raison ! Je corrige tout de suite !

      Merci

      Etienne Ghys

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  • Egalité

    le 21 octobre 2009 à 17:59, par philia

    L’égalité mathématique se ramènerait aussi à la loi de justice, comme dans le cas d’une équation. La porte de la conviction commence à s’ouvrir. Une équation est un exercice de symétrie et d’équilibre dans lequel deux choses existent dans un état de stabilité précaire.

    Afin d’être mieux compris, une traduction qui simplifie un peu la simplicité lapidaire de la dernière partie de mon propos donnerait en anglais :
    The gate of conviction now begins to swing. An equation is an exercise in symmetry and balance ; two things exist in a precarious state of equipoise whenever an equation is affirmed.

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  • Egalité

    le 3 novembre 2009 à 17:23, par Ilies Zidane

    Ne pourait-on pas définir l’égalité comme une relatinon qui est à la fois d’ordre et d’équivalence ? (j’imagine que l’égalité doit apparaitre avant les definitions de relations d’ordre/équivalence, dans la théorie des ensembles...??!)

    Ilies Zidane

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  • Egalité

    le 15 novembre 2009 à 00:13, par fagrouch

    moi je dirais deux choses sont parfaitement egaux si seulement si la difference entre tous leurs caracterisques est nul.

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  • Egalité

    le 23 novembre 2011 à 07:23, par Marc JAMBON

    Je lis dans votre article très interessant ces phrases qui semblent tirées des notions communes du livre I des Eléments d’Euclide.

    "Toute « chose » est égale à elle-même.
    Si une « chose » est égale à une autre, cette dernière est aussi égale à la première.
    Deux « choses » égales à une même troisième sont égales entre elles."

    Si j’avais à dégager une notion mathématique d’égalité, c’est bien celle là que je choisirais. Plusieurs notions d’égalités peuvent même être attribuées à de mêmes types d’objets
    Exemple 1
    triangles égaux
    triangles directement égaux
    Exemple 2
    égalité entre couples de nombres entiers
    égalité entre nombres rationnels
    Selon l’égalité qui est privilégiée, on n’utilise des mots différents pour désigner les objets. Dans l’exemple 1 on peut parler de triangles et de triangles orientés. Dans l’exemple 2, les deux mots sont déjà utilisés et précisent ipso facto quelle est l’égalité privilégiée.
    Il est clair comme l’illustrent ces exemples que la notion de classe d’équivalence n’est même pas nécessaire.

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