20 janvier 2010

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  • A quoi ça sert ?

    le 27 janvier 2010 à 01:44, par Sylvain

    Votre réponse me laisse un sentiment mitigé. D’un côté, on peut dire que vous faites une réponse de sage : si je vous suis, votre argument est celui-ci : les mathématiciens forment un club d’humains et on observerait les mêmes travers dans tout groupe assez vaste. En prolongeant d’un epsilon ce que vous dites, j’entends « avant de parler d’éthique mathématicienne il faudrait s’interroger sur la nature humaine ».Bon.

    D’un autre côté, la nature humaine est ce qu’elle est : le meilleur y côtoie le pire. Et une fois qu’on a dit ça, on n’est pas très avancé.

    Voyez-vous, chère mathématicienne, ce qui me chagrine dans tout ça, c’est que les professionnels des mathématiques semblent botter en touche sur ces questions qui me semblent des questions de fond.

    A ma connaissance (très restreinte), ces réflexions sont parfois abordées par des historiens ou des philosophes des mathématiques. Serait-ce finalement les seuls qui auraient le temps d’y réfléchir ?

    Si ce n’est pas de la communauté scientifique que vient un premier large mouvement de protestation qui dit : « Non, le monde et nous mêmes ne devons plus pouvoir faire n’importe quoi avec nos idées », de qui viendra-t-il ?
    Qui serait plus légitime pour cela ?

    Trop compliqué ? Infaisable ? Utopique ? Démagogique ? Cela demande un pouvoir que les scientifiques n’ont pas aujourd’hui ? Peut-être mais ça aurait au moins l’intérêt de poser une question qu’on entend peu à mon goût.De toute façon, il faudra bien que quelque chose se passe.

    Très cordialement.

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