8 décembre 2009

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  • Contemplations

    le 13 décembre 2009 à 10:00, par Thierry Barbot

    Merci pour ce beau texte.

    Les classes préparatoires. En effet, une période qui souvent peut être fort éprouvante. Intense, qui ne permet pas d’avoir beaucoup de recul sur les mathématiques, où on apprend davantage à connaître le comment que le pourquoi.

    Mais pour ma part je crois qu’il s’agit d’une bonne chose. Ce comment, il faut bien l’aquérir un jour ou l’autre, et ce moment de la jeunesse est le meilleur. Pour ma part, j’enseigne à l’université ; il y a moins de « pression » pour l’étudiant (quoique ce soit anxiogène quand même !) ; l’étudiant a plus de temps pour « contempler » ; mais ce n’est pas ce qu’il fait en général.

    La prépa dure 2 ans, voire 3, et il est remarquable de voir tout ce qui y est appris et acquis. Je suis persuadé que la place exceptionnelle qu’occupe la france dans les mathématiques mondiales (pour l’instant) est dûe à son système de classes préparatoires. Certes sur l’instant au but peu évident, les graines de cette formation germent et fleurissent plus tard.

    Toute formation a un passage ingrat. Que peuvnt dire les athlètes d’aujourd’hui sur leur formation rébarbative à force d’entrainement intense, où ils ne peuvent encore goûter au plaisir de leur discipline ? Les élèves en apprentissage (école hotelière, atelier, menuiserie...) ?

    J’ai pour ma part un bon souvenir de ma période classe préparatoire. La « contemplation » de jeunesse peut être bonne, mais mieux vaut pour la développer avec l’ampleur voulu pour la discipline avoir suffisament de matériel intellectuel et de connaissance.

    Quel âge a Matthieu ? 20 ans ? S’il est « déjà » découragé, il vaut bien mieux que celà se produise encore dans la sève de sa jeunesse pour prendre une telle résolution, alors qu’il est plus facile de trouver un nouveau chemin pour sa vie. Il pourra toujours continuer à cultiver son amour des mathématiques. Mais qui ne peut supporter cette charge d’effort a peu de chance d’être apte à une activité de recherche en mathématiques (bien que quelques cas à la personnalité particulière peuvent quand même y parvenir bien sûr).

    Arrêtons de condamner un système qui a fait la place de notre pays dans les mathématiques internationales. Le plaisir des mathématiques est toujours accessible à l’amateur. Mais il est toujours appréciable d’avoir la chance de pouvoir disposer d’une formation intense. Qui n’a pas la disposition psychologique de suivre cette formation exigeante peut toujours s’inscrire plutôt à l’université où il pourra suivre davantage son propre rythme, et pourra aussi y acquérir une formation de qualité, s’il s’y emploie vraiment en développant un véritable effort personnel au delà de la chasse aux notes et aux diplômes !

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