1 av. J.C.

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  • Calendriers et fractions continues

    le 17 mars 2010 à 20:34, par mmischler

    vraiment dommage de développer $\sqrt{2}$ ainsi. On peut faire mieux : si $x^2=2$, alors $(x-1)(x+1)=1$ et donc :

    \[x-1=\frac{1}{2+(x-1)}=\frac{1}{2+\frac{1}{2+(x-1)}}\]

    et ainsi de suite !!! ainsi ce développement horrible en base 10 est caduque !! (surtout qu’on ne sait pas d’où il vient)

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  • Calendriers et fractions continues

    le 18 mars 2010 à 06:13, par Dominique

    J’ai lu attentivement votre article. Je souhaiterais le compléter sur un point historique.

    Vous faites remarquer que, en 1582, l’équinoxe de printemps tombait le 11 mars, soit 10 jours avant la date astronomique. Grégoire XIII a alors réformé le calendrier julien pour le « mettre à l’heure ».
    Nous ne pouvons que nous louer de cette sage décision. Pour autant, Grégoire XIII n’avait aucun but scientifique en tête.

    Que nous dit la Bible ?

    En Marc 14-1, nous apprenons que Jésus va entrer à Jérusalem alors que la Pâques juive est dans deux jours. Nous sommes donc aux environ du 12e jour de Nisan, premier mois de l’année juive qui débute un jour de nouvelle lune. Jésus sera crucifié le 14 de Nisan soit au milieu d’un cycle lunaire.

    La Lune est alors pleine.

    En Marc 15-33, nous lisons cette phrase très importante qui situe dans le temps l’agonie de Jésus : « La sixième heure étant venue, il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu’à la neuvième heure. »

    Le 14 de Nisan était un jour de pleine Lune. Cet obscurcissement de la Terre pendant trois heure ne pouvait être qu’un miracle car aucune éclipse solaire n’était possible.

    La date de la Pâques catholique est donc fixée au 1er dimanche qui suit la première pleine Lune de printemps. Les dates de lunaisons, à l’époque de Grégoire XIII, n’étaient pas le fruit d’observations astronomiques. Elles étaient le résultat de calculs déconnectés de la réalité du ciel.

    Grégoire XIII avait donc raison de craindre une Pâques qui se rapprocherait dangereusement d’une nouvelle Lune. Et il frémissait à l’idée de fêter Pâques un jour où une éclipse de Soleil se produirait. Ce grand mystère de l’obscurcissement du ciel lors de la Passion se réduirait alors à une bête éclipse et Grégoire XIII ne tenait pas particulièrement à être le dindon d’une telle farce.

    Voilà pourquoi il a réformé le calendrier julien.

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