Des maths partout !

La nature regorge d’objets mathématiques ! N’est-ce pas ?

Le 18 juin 2014  - Ecrit par  Aziz El Kacimi, François Recher, Valerio Vassallo Voir les commentaires (17)
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Les nombreux problèmes qui se posent dans l’enseignement des mathématiques ne laissent personne indifférent. Beaucoup de gens en parlent, mais peu les posent de façon concrète. C’est que le débat est déjà difficile à porter auprès de la communauté mathématique, et il l’est encore plus au niveau du public. C’est à cet effet que le site Images des Mathématiques souhaite offrir un espace de discussions ouvert à tous ceux qui se sentent touchés par ces questions. Ils pourront y échanger leurs idées, leurs points de vue et éventuellement apporter des éléments de réponse. Le débat sera « provoqué » chaque mois par la publication d’un billet portant sur un point précis, écrit par l’un des responsables de la rubrique ou par toute autre personne qui le souhaiterait.

A. El Kacimi, F. Recher, V. Vassallo

Voici un sujet à débattre avant la pause estivale. Nous nous retrouverons le 18
septembre 2014 pour de nouveaux débats ! Dans l’attente, nous vous souhaitons
d’excellentes vacances, en remerciant chaleureusement tous ceux d’entre vous qui
ont bien voulu apporter leur contribution aux débats antérieurs.

Avec un peu de chance, l’été qui va bientôt pointer son nez nous réservera de très
belles journées ensoleillées. Il y aura des jours où nous aurons l’impression que le
grand « projecteur » autour duquel cette belle planète Terre tourne incessamment,
éclairera chaque objet d’une façon tellement intense qu’il en dévoilera le moindre
détail. Nous pourrons alors avoir l’agréable impression d’y voir plus clair, mieux,
plus finement.

Lorsque nous, mathématiciens, enseignants, chercheurs, enseignants-chercheurs,
discutons avec nos amis, nos voisins, nos étudiants, nos élèves ou notre
entourage le plus proche, nous nous efforçons de leur expliquer que notre regard et
nos connaissances nous dévoilent plein de relations mathématiques sur le monde
qui nous entoure. Souvent, dans l’autre sens, les objets de notre vie quotidienne,
oeuvres de l’homme ou présents dans la nature, nous parlent presque de ce monde
des idées mathématiques bâti par des milliers de savants des siècles durant.
Notre regard de mathématiciens éclaire donc d’une façon particulière nos
vies ; nous cherchons, parfois en vain, à le partager avec les autres et
sommes souvent frustrés de nous retrouver à ressentir une solitude effrayante.

Or, si les mathématiques sont vraiment partout, pourquoi ne les voit-on pas si
facilement ? Pourquoi nos amis, nos voisins, nos étudiants, nos élèves ou
notre entourage le plus proche ont-ils tant de mal à voir ce que nous,
mathématiciens, voyons ? Pourquoi les gens sont-ils naturellement sensibles à la musique alors qu’une formule mathématique, une courbe, une surface, un carrelage
plein de symétries, bref... un bel objet mathématique met plus de temps à atteindre
le siège de nos émotions ?

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Pour citer cet article :

Aziz El Kacimi, Valerio Vassallo, François Recher — «Des maths partout !» — Images des Mathématiques, CNRS, 2014

Commentaire sur l'article

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  • Des maths partout !

    le 25 juin 2014 à 17:09, par projetmbc

    Comme quoi, les malentendus sont de partout. Je ne voulais froisser personne. J’ai juste un autre point de vue.

    Je ne détiens aucune vérité. Ceci étant, mettre le nombre d’or partout sous couvert de pseudos raisonnements me parait pour le coup gênant et surtout malhonnête. Après tout, on peut mettre pi partout, pour peu que l’on démontre un jour que ce nombre est un nombre universel, c’est à dire un réel dont le « développement décimal infini » contient à un endroit au moins n’importe quel naturel.

    Pour en revenir à nos tournesols, je n’ai malheureusement pas la référence sous les yeux, mais il existe sur le net un document qui fait le lien entre la suite de Fibonacci et les problèmes de meilleures approximations rationnelles, et qui ensuite fait le lien de tout ceci avec une occupation optimum des graines de tournesol. Dans ce contexte, les suites de Fibonacci apparaissent naturellement, sans mauvais jeu de mots.

    De même, le nombre d’or est aussi souvent cité via la spirale d’or comme modélisation des coquilles des nautilus. Or une petite modélisation pencherait plus pour une spirale logarithmique, l’hypothèse de modélisation étant que le développement tangentielle de la coquille est proportionnel au développement radial. N’étant pas dans le monde de la recherche, je ne peux mettre à l’épreuve cette hypothèse même si elle me séduit beaucoup.

    Pour finir, donner un avis différent n’est qu’un moyen de discuter. Maintenant, si tout avis est bon, et si on ne doit pas contredire autrui, fait-on encore de la science ?

    PS : je dis souvent des bêtises et être contredit avec argumentation ne me froissera pas.

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