Passé, présent et futur de la théorie des nombres

El 16 septiembre 2019  - Escrito por  Bruno Teheux Ver los comentarios (3)

Intelligence artificielle, sciences biomédicales et des matériaux, mathématiques... La communauté scientifique du Luxembourg four- mille d’idées nouvelles ! Mais, qui connaît les domaines d’expertise des chercheur·euse·s ? Et à quoi ressemble leur travail quotidien ?
Vingt-deux doctorant·e·s de la Doctoral School in Science and Engineering (DSSE) de l’Université du Luxembourg se sont réuni·e·s pour apprendre à communiquer à propos de leur discipline scientifique. Ils et elles partagent leur enthousiasme en rédigeant les scripts de sept bandes dessinées et contribuent à faire rayonner la science au Luxembourg.
Images des Mathématiques vous propose ici une de ces BD.

Les auteurs

Nous nous appelons Daniel Mamo, Filippo Mazzoli, Emiliano Torti, Sebastiano Tronto, quatre doctorants en mathématiques de l’Université du Luxembourg. Nous travaillons en théorie des nombres.

Dans notre bande dessinée, nous avons choisi de représenter notre vie d’étudiants en abordant un résultat célèbre de notre domaine: le dernier théorème de Fermat. Nous souhaitons transmettre au grand public notre fascination pour les problèmes mathématiques ardus tels que celui-ci, fascination qui nous pousse à poursuivre une carrière universitaire.

Bien que notre récit soit fictif, le personnage de la professeure est inspiré d’Antonella Perucca de l’Unité de Recherche en Mathématiques de l’Université du Luxembourg.

Illustrateur : Mathieu Ughetti

Article édité par Laurent Bartholdi

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Bruno Teheux — «Passé, présent et futur de la théorie des nombres» — Images des Mathématiques, CNRS, 2019

Comentario sobre el artículo

  • Passé, présent et futur de la théorie des nombres

    le 18 de septiembre à 22:17, par Karen Brandin

    Merci beaucoup pour le partage et cette belle initiative tout à l’honneur de ces jeunes gens. On connait la menace «publish or perish». Bravo donc de lutter en donnant de son temps malgré tout.

    On a un tout petit aperçu de la production mais c’est une initiative à encourager. Le roman graphique (qui se développe beaucoup sous l’impulsion de C. Villani en partie) est sans doute un bon compromis entre l’ouvrage conventionnel qui peut paraître un peu aride et la vidéo elle-aussi anxiogène dans une société où l’on est saturé de sons et d’images.

    Comme dans «Théorème funeste» évoqué récemment sur Idm, il faut trouver un bon compromis entre un texte trop dense, trop détaillé et un quelque chose de trop simplifié qui, en devenant «simpliste», ne déclenchera pas l’envie d’aller plus loin mais sera vu comme une parenthèse agréable, sans plus. J’espère de tout coeur que l’on va rapidement redonner toutes ses lettres de noblesse à la vulgarisation et s’éloigner du côté péjoratif que l’on attribue trop souvent à cette démarche qui demande en réalité un réel talent doublé d’une vraie générosité . «Vulgariser», ce n’est pas trahir mais «initier», «inviter» et avant tout «transmettre» en faisant l’effort de se mettre «à porter de».

    C’est bien dommage que dans le cadre de la non moins funeste réforme du lycée, on n’ait pas envisagé une plage horaire pour des petites conférences, des séminaires accessibles, une forme décomplexée d’enseignement, sans menace, sans note, sans sanction pour retrouver la curiosité, le doute, le débat aussi. Bref l’envie d’échanger. Ce sont ces cadres informels qui auraient permis de faire une jonction entre les disciplines, aucun rapport avec la disparition des sections L, S ou ES. En sciences au lycée, on est très (trop) loin du libre échange ; il y a un cloisonnement qui est plus nuisible encore qu’il y a 50 ans sans doute. On imagine, et moi la première, que l’on a un bagage estimé solide sur lequel ma foi, on peut se reposer tranquillement durant les 30 prochaines années sans avoir jamais à se renouveler mais finalement, quand on a fait des études en maths pures par exemple (qu’on l’a même revendiqué il faut l’avouer, pas par snobisme intellectuel ,mais plutôt parce que cela semblait presque être la composante «écolo des maths» au sens : «ne pas servir, c’est ne pas nuire» ) on se rend compte que l’on a désormais un défaut de culture qui est préjudiciable pour la qualité et la diversité de l’enseignement que l’on dispense. On sent comme un vent de revanche souffler de la part des stats et des probas ! ;-)

    Au travers de certaines de mes lectures estivales, j’ai été confrontée à des notions dont je sous-estimais la portée comme les graphes (on donne en cours toujours les mêmes exemples d’applications repris dans les annales d’ailleurs ), voire des manière de raisonner, de modéliser dont j’ignorais jusqu’à l’existence et l’implication en génétique par exemple (je pense aux réseaux bayésiens, booléens, aux graphes de corrélation). Il ne s’agit de prétendre recréer au lycée un mini «séminaire Bourbaki» pour les «petits» et de se voir en Pierre Cartier un virtuose définitivement curieux de tout. Il s’agirait, à une échelle modeste et «dans la limite des stocks disponibles» parce que virtuose, on l’est rarement en fait, de retrouver l’envie d’apprendre, de se former, de digérer aussi des outils actuels qui nous sont étrangers pour restituer ce que l’on a retenu, pour transmettre tout simplement.

    Nourrir au sens : «donner une forme de becquée intellectuelle». Pour nous enseignants qui nous enlisons dans une routine étouffante, ce serait un bon exercice de remise en forme.

    Enfin, à une époque où nos terminales S s’engouffrent massivement dans des études de santé, peut-être aurait-on tout intérêt à leur dire que les maths aussi aident à soigner. C’est une discipline qui a vocation d’ irriguer bien des cultures ...

    A nous d’offrir au travers de romans graphiques par exemple, une promenade en barque ! Ensuite, à chacun sa berge ...

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    • Passé, présent et futur de la théorie des nombres

      le 19 de septiembre à 09:27, par Bruno Teheux

      Bonjour Karen,

      Merci pour votre message.

      Il me semble que le milieu de la recherche prend de plus en plus conscience de l’importance de former les jeunes chercheur·e·s à la communication scientifique vers le grand public, et c’est tant mieux! Quand elles sont bien pensées, les activités de popularisation des mathématiques sont un réel plaisir pour les participant·e·s comme pour les animat·eur·trice·s.

      Cela dit, je pense que les textes ou activités qui ne sont vues que comme des « parenthèses agréables » ont également un rôle à jouer: ils contribuent à modifier le regard du grand public sur les mathématiques et à les envelopper d’une aura positive...

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      • Passé, présent et futur de la théorie des nombres

        le 19 de septiembre à 12:48, par Karen Brandin

        Peut-être que j’ai été maladroite et/ou que j’ai eu une formulation inadaptée mais si le public visé est un public de futurs étudiants (c’est finalement assez différent comme cible du «grand public» parce que j’ai quand même une arrière pensée ou une idée derrière la tête ...: celle de les convaincre de continuer les maths alors que la plupart regrettent déjà d’avoir conservé cette matière comme spécialité en première :-() je pense qu’il faut malgré tout les intriguer. Ce n’est pas si facile en quelques vignettes donc c’est un exercice d’équilibriste. Là encore, c’est un avis parmi tant d’autres et une sensibilité parmi tant d’autres. Reste que c’est un support que je signalerai volontiers aux élèves sans pouvoir anticiper leur réaction bien sûr comme j’ai évoqué «Le théorème funeste», «Histoires extraordinaires des mathématiques et de l’informatique» (BD de Nesim Fintz et Han-Mi Kim) , «Le chercheur fantôme» ou encore «L’Origine» (Marc-Antoine Mathieu). Plus anciens, on peut citer «Oedipeland» ( de Cohen-Zardi et Labidi) ou «Les déductions du professeur Pythagore»(Patricia Lebrun). Ce sont autant de petits ouvrages qui peuvent donner ou redonner confiance. Belle route à eux dans tous les cas.

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