29 septembre 2012

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  • L’étude a au moins un mérite

    le 29 septembre 2012 à 09:53, par Samuel

    Bonjour,

    Merci pour cet article salvateur. C’est regrettable, mais il faut reconnaître à l’étude de Séralini et al quelques bienfaits :

    1) La production de votre réponse, comme il en fleurit en ce moment beaucoup sur le web
    (Lire par exemple ceci ou ça ou encore ceci (payant), et dans la presse en général, française ou étrangère. Bref, enfin on parle de science dans les médias, et surtout pour rappeler quelques bonnes pratiques scientifiques.

    2) Il est beaucoup plus sexy d’annoncer un résultat que d’annoncer : on ne peut pas conclure. Or toutes les études pro-OGM, financée par des intérêts privés, qui annoncent en fait qu’on ne peut pas conclure, sont converties médiatiquement en : « OGM sans risque ». En face, la riposte scientifique tempérant ces affirmations est inaudible. La riposte de Seralini, avec de mauvaises armes, expose au choix : que les armes scientifiques des pro-OGM sont mauvaises, que les OGM ne sont peut-être pas sans risque, qu’on ne sait finalement pas grand chose. Et cela, de manière très médiatique.

    La contrepartie en terme de crédibilité scientifique est certes lourde. Mais ne faut-il pas passer par ces excès de médiatisation de mauvaise science pour que le grand public prenne conscience du brouillard dans lequel nous sommes sur ces sujets ?

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    • L’étude a au moins un mérite

      le 4 octobre 2012 à 08:36, par Marc Lavielle

      Samuel, vous écrivez « Or toutes les études pro-OGM, financée par des intérêts privés, qui annoncent en fait qu’on ne peut pas conclure, sont converties médiatiquement en : « OGM sans risque » »

      Ce n’est pas tout à fait exact. Comme je le signale dans le § « Autres études, autres conclusions », les différentes études publiées que vous évoquées concluent systématiquement à l’absence de risque (« as safe as »...) plutôt que d’être un peu plus prudent et conclure modestement que l’étude en question n’a pas révélé de signes de toxicité.

      Marc

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      • L’étude a au moins un mérite

        le 4 octobre 2012 à 09:56, par Samuel

        Merci pour cette précision. Ma mauvaise lecture est probablement due au fait que je ne vois pas dans l’absolu quel test on peut faire scientifiquement pour conclure « sans risque ». Il me semble qu’il y a toujours une probabilité de se tromper. Comment dans la pratique décide-t-on d’écrire « sans risque » plutôt que « pas de signe de toxicité détecté » ?

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  • Y’a quelque chose qui cloche là-dedans !

    le 30 septembre 2012 à 08:03, par nonos

    Bonjour,

    oui, il y a quelque chose qui cloche : comment peut-on appeler « contre-expertises » ce qui de toute évidence aurait du être des « expertises » ?

    Expertises que l’on a soigneusement évité de faire alors même qu’elles étaient réclamées depuis des années ...

    Et ces mêmes organismes, qui ont évité de prendre leur responsabilité pendant toutes ces années, crient au loup aujourd’hui ?

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  • Y’a quelque chose qui cloche là-dedans !

    le 3 octobre 2012 à 23:28, par Bruno Sévennec

    Monsieur, pourriez-vous nous expliquer ce qu’est le principe d’équivalence en substance qui dispense les OGM des tests de toxicité ? Son origine légale ? Quel ex-cadre de Monsanto a rédigé la loi correspondante sous le gouvernement Reagan ?
    Qu’est-ce qui cloche, vraiment ?

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  • Y’a quelque chose qui cloche là-dedans !

    le 4 octobre 2012 à 08:40, par Marc Lavielle

    Bonjour,

    Ces questions sont pertinentes dans le cadre d’un débat sur les OGM mais ce n’est absolument pas l’objet de ce billet :
    je ne suis ni biologiste, ni toxicologue, ni écologue, ni juriste pour prétendre être compétent sur ces sujets...

    Marc L

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