10 mars 2013

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  • Dans la steppe

    le 13 mars 2013 à 21:28, par Charles Boubel

    Merci pour votre réaction. Je comptais aussi sur le nom du site, qui ne laisse pas d’ambiguïté, pour permettre la compréhension du billet.

    Pour « les lecteurs non-mathématiciens » : j’ai écrit ce billet d’abord pour eux, d’où la publication ici. De l’extérieur, comme les mathématiques n’ont aucun support matériel -tout est dans la tête en un sens-, il est difficile de se représenter ce qu’est un long travail de recherche, spécialement quand elle est solitaire. Une suite de journées devant un papier avec un crayon, comme des traverses de chemin de fer, toutes semblables jusqu’au but ?

    Ce n’est pas cela. Une recherche est une histoire humaine, ni plus ni moins que quantité d’autres choses. Elle est un vaste chantier. Elle est constituée de moments variés, d’erreurs, de tunnels, de périodes de plus ou moins grande intensité laborieuse et/ou émotionnelle, d’interactions, de tunnels, d’erreurs, de hasards, de tunnels, d’attitudes variées selon les moments de la journée, d’erreurs, de tronçons monotones mais nécessaires, d’erreurs, de tunnels, de prises de recul, de lectures, de tunnels etc. (oui, 75% de tunnels et d’erreurs pour moi en gros, je suis un peu maso). Le récit imagé permet d’entrer dans ma peau, même sans aucune idée des maths universitaires.

    En outre, bien qu’elle soit une des activités humaines ayant le moins de rapport avec le corps, la recherche mathématique est émotionnelle, le récit le montre. Sans cela, elle serait impossible à pratiquer. Et je n’aurais pu écrire ce récit.

    La bête, la petite bête, la lame réinventée, le dragon des forêts se trouvent sur ma page web (quarté dans le désordre … ).

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