10 août 2013

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  • Einstein sur France-Culture

    le 10 août 2013 à 17:06, par levangileselonsaintmatheux

    Bonjour Etienne,
    Albert Einstein est le deuxième debout en partant de la droite.
    Cette photo a le don de m’agacer, puisqu’il s’agit d’une photo « tronquée ».
    Pour le reste, je prépare un commentaire pour demain.
    Jean.

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    • Einstein sur France-Culture

      le 10 août 2013 à 17:47, par Étienne Ghys

      Albert Einstein est le deuxième debout en partant de la droite.

      Bravo ! Mais faut convenir que ce n’était pas difficile. Le vrai jeu « Où est Charlie ? » est un peu plus difficile :-)

      Cette photo a le don de m’agacer, puisqu’il s’agit d’une photo « tronquée ».

      Oui, c’est vrai. Non seulement tronquée, mais aussi truquée ! En particulier, on voit Solvay au premier rang, troisième à partir de la gauche, mais il n’était pas présent, même si c’est lui qui finançait le congrès ! Le photo-montage est un peu grossier :-)

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  • Einstein sur France-Culture

    le 14 août 2013 à 13:11, par Karen Brandin

    « Pour comprendre la genèse de la théorie de la relativité, je ne pense pas qu’il soit utile de savoir qu’Einstein dormait beaucoup [2]. Je ne pense pas non plus que le fait qu’il ait abandonné un enfant ou qu’il ne souhaitait jamais les anniversaires, soit pertinent dans cette histoire. »

    Bien sûr mais il faut peut-être y voir une tentative de séduction vis à vis du grand public, rien de plus. Cela me semble une démarche assez pédagogique finalement de débuter ce « cycle » pour une incursion dans la vie de l’homme ; en tant que scientifique, le personnage est écrasant et joue régulièrement le rôle de trou noir en absorbant l’ensemble des contributions connexes à ses travaux alors de rappeler qu’il était faillible, que pour lui aussi « choisir, c’est renoncer », l’humanise d’une certaine manière sans pour autant l’affaiblir car on pardonne tout aux « génies ».

    Ensuite, lorsque grâce à votre billet, j’ai eu connaissance de ces futures émissions, je reconnais ne pas avoir pu m’empêcher de me dire « encore Einstein » (et dieu sait que je n’ai qu’une idée très intuitive de ses travaux). Si on a échappé de justesse à « La relativité pour les nuls », une autre collection ne nous pas épargnés avec « 3 minutes pour comprendre les grandes théories d’Einstein ». Pauvre homme, il est sur tant de posters, de tee-shirts voir de compléments alimentaires que c’est désolant.

    Pour France-Culture, c’est finalement un vrai-faux risque. Ils auraient annoncé un cycle de 12 heures autour des travaux de Kummer, Dedekind ou Grothendieck, j’aurais été d’abord bien plus heureuse et aussi plus admirative car le cas échéant il fallait vraiment être audacieux.
    Sans doute, l’idée de la relativité se prête davantage aux expériences de pensée mais « vulgariser » devrait être une entreprise durable qui pourrait à la fois vous inciter à aller plus loin et ouvrir une voie vers l’autonomie. Ce talent là est l’un des plus précieux et des plus rares.

    Combien de fois j’ai cru en écoutant Pierre Cartier ou en lisant Panorama des mathématiques pures de Jean Dieudonné, j’ai cru avoir saisi la nature de certains objets ou concepts et combien de fois en prenant mon crayon je me suis rendue compte que non seulement la route était encore longue mais qu’elle était tout juste visible.
    Ceci dit, il faut parfois se résigner modestement à n’assister qu’au vernissage ...

    Enfin, toutes générations confondues, pour peu que l’on s’intéresse aux sciences, on est confrontés au moins deux fois par an dans diverses publications à cette photo du congrés de Solvay au point qu’elle a fini par perdre tout son charme, voire toute sa signification. La seule reproduction que de mon côté je souhaiterais acquérir sans pouvoir me le permettre c’est Einstein et Gödel en promenade ...

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  • Einstein sur France-Culture

    le 14 août 2013 à 22:42, par Étienne Ghys

    Merci pour le commentaire.

    « Bien sûr mais il faut peut-être y voir une tentative de séduction vis à vis du grand public, rien de plus. »

    C’est une question de point de vue. En ce qui me concerne, je ne pense pas que pour « séduire le grand public » il soit nécessaire de faire croire que la science se fait par quelques individus déconnectés du reste du monde... On aurait pu présenter des documents tout aussi passionnants sur l’ambiance scientifique au début du 20 ème pour montrer l’immense richesse de cette période. Pourquoi faudrait-il aller dans le sens de la facilité et continuer sans cesse à parler du mythe du génie ? Par ailleurs, je ne pense pas que des auditeurs prêts à écouter 14 heures sur Einstein soient précisément « grand public »...

    Etienne Ghys

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