18 octobre 2014

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  • Enseigner les mathématiques : entre réalité et utopie.

    le 18 octobre 2014 à 15:45, par le_cheveulu

    Bonjour Karen,

    N’oublions pas qu’une utopie a deux définitions. La première est celle d’un modèle irréalisable, c’est la définition la plus répandue. La seconde est un modèle de société pensé mais non encore réalisé, par exemple le modèle de Charles Fourier ou encore le modèle Marxiste (point de vue personnel !). Je pense que l’utopie de la seconde définition, que j’appellerai utopie du possible, devient l’utopie de la première définition, que j’appellerai utopie impossible, quand on essaye de plaquer brutalement l’idéal sur le réel sans prendre en compte ce dernier.

    Faisons ensemble un petit exercice avec les deux phrases du début de votre texte : « Les mathématiques sont les seules à être universelles et intemporelles » ainsi que « les mathématiques ont l’avantage sur la vie d’être morales et justes ». Remplaçons maintenant « les mathématiques » par « dieu » et nous obtenons ceci « Dieu est le seul à être universel et intemporel » et « Dieu est un être moral et juste contrairement à nous les mortels ». Observez à quel point il y a une concordance entre un discours théologique et vos phrases. Karen, je pense que comme les croyants vous avez un idéal. Il n’y a rien de mal à cela évidemment. Malheureusement lorsque cet idéal est placé trop haut, irréalisable, donc source d’une utopie impossible, il engendre du désespoir chez ceux qui y croient.

    Vous avez donc raison dans la suite de votre texte en parlant du réel de la situation. Mais il faut aussi agir sur ses idéalités pour ne pas sombrer dans la déprime. Soyons pragmatique, on ne peut agir sur l’ensemble du système français pour produire l’idéal que vous voulez atteindre. Prenons les choses telles qu’elles sont et révisons nos modèles. Maintenant si on veut coûte que coûte voir mis en place notre idéal, on peut le faire sur des micro-communautés comme a pu le faire Fourier, mais aussi comme le font certains encore aujourd’hui par exemple Michel Onfray avec son université populaire. On peut aussi le faire avec ses enfants ou des cercles d’amis proches et pourquoi pas sur des sites tels que Images de Mathématiques !

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