18 décembre 2015

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  • La fabrique de l’étudiant oubliant. Quelques questions se posent !

    le 18 décembre 2015 à 08:29, par Thomas Sauvaget

    Bonjour, et merci encore pour cet espace de débat mensuel.

    La passion pour les sciences et les maths n’a jamais été très répandue, et ce même parmi les « bons élèves » de collège et lycée de ma génération (milieu des années 80). Or ce sont ces élèves là qui vont se souvenir des choses (un corollaire étant généralement une plus grande dose de travail personnel, etc). Et je crains qu’ils ne soient effectivement très peu nombreux dans le premier cycle universitaire. C’est donc peut-être plus une question de public, j’ose espérer que dans les grandes CPGE de Paris et Province il y a encore une vaste majorité d’élèves intéressés et travailleurs (que leur niveau soit plus faible qu’il y a 20 ans n’étant que strictement lié au contenu des programmes).

    Que la masse des lycéens et étudiants de premier cycle n’y trouve pas d’intérêt a toujours été le cas : c’est un pensum vécu comme purement scolaire, vite oublié effectivement. Un exemple vécu : question à une élève de Terminale S il y a quelques années (élève non passionnée pas les maths) : quelle est la longueur d’une diagonale d’un carré de côté 1 ? Mais 1 bien sûr. Explication, dessin, et calcul. Même question deux semaines plus tard. Même réponse... Franchement, Terminale S ! Il est malheureusement impensable budgétairement de revenir aux horaires de l’ex filière C.

    Dans votre dernier paragraphe vous mentionnez le phénomène honteux de l’apparition de l’évaluation bienveillante (« toute trace... ») qui dénature l’apprentissage même de la discipline. J’approuve totalement ! Mais de là à en conclure qu’il faudrait abandonner l’enseignement des maths car vidées de leur sens, non de grâce. Une idée serait de renommer les cours de maths actuels du collège en « cours de calcul, statistiques, et informatique » pour cesser l’hypocrisie, et parallèlement procéder à l’introduction obligatoire dans tous les collèges et lycées d’un « cours de mathématiques » optionnel avec des démonstrations (géométrie, calcul littéral), en prenant bien garde de ne PAS regrouper ces élèves là dans une classe (pour éviter un phénomène de pression sociale où les parents veulent que leur enfant soit dans cette classe même si ils ne sont pas passionnés). Est-ce budgétairement possible, ne serait-ce qu’une heure par semaine au collège ? Je ne sais...

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