1er novembre 2018

3 messages - Retourner à l'article
  • Revue de presse novembre 2018

    le 5 novembre 2018 à 05:18, par Alain Busser

    Bonjour,

    je voudrais juste apporter une petite précision sur la fête de la science qui se conjugue au passé en métropole mais n’a pas encore eu lieu à La Réunion. Elle sera l’occasion de présenter des concepts innovants comme les mathématiques en plein air ou les graphes en Grande Section ou de refaire connaître des outils disparus comme les nomogrammes voire l’abaque de Gerbert.

    Certes il serait exagéré de ma part, de reprocher à la presse de n’avoir pas encore couvert un évènement qui aura lieu la semaine prochaine, mais mon petit doigt me suggère que la couverture médiatique de la fête de la science à La Réunion ne sera pas à la hauteur de celle dont a bénéficié son homologue de métropole...

    Répondre à ce message
    • Revue de presse novembre 2018

      le 6 novembre 2018 à 09:45, par L’équipe Actualités

      Nous y serons attentifs en tout cas.

      Répondre à ce message
  • Revue de presse novembre 2018

    le 6 novembre 2018 à 15:13, par Bruno Scherrer

    Bonjour,

    Dans la partie « Questions de parité », il est un peu dommage que le récit sur la polémique autour de l’article de Theodore Hill ne donne la parole qu’à un seul protagoniste, Hill lui-même. Pour commencer, il serait un peu mieux de donner également la parole à d’autres protagonistes, à commencer par les déclarations d’Amie Wilkinson et de Benson Farb.

    L’affaire est en fait un peu plus compliquée qu’elle n’en a l’air. Si l’on peut effectivement et très justement regretter le silence des comités éditoriaux des deux journaux impliqués (par peur que cela s’ébruite et ternisse leur image ? raté...), un certain nombre d’éléments assez intéressants sont évoqués dans un billet d’un mathématicien biologiste, Lioar Patcher. Ce billet est loing d’être parfait, mais on y apprend notamment deux choses :

    * la mysoginie notoire (et revendiquée publiquement) d’un membre de comité éditorial qui a réussi à faire publier (en moins de 48 heures) un article de modélisation de biologie évolutionnaire dans un journal de mathématiques pures

    * si ce n’est le manque de connaissances de l’auteur sur le domaine auquel il souhaite contribuer, un usage très amateuriste des références bibliographiques.

    Sur ce deuxième point, on pourrait citer de nombreux exemples... En voici un qui n’a à ma connaissance pas été documenté : Hill présente une citation d’un article :
    "For mathematics performance, across three meta-analyses and a wide variety of samples, variance ratios consistently range between 1.05 and 1.20 [i.e., males consistently have between five and twenty percent higher variance than women]... Similarly, for verbal performance, variance ratios range between 1.03 and 1.16” [29, p. 390].
    L’extrait ci-dessus est à la fois tronqué et fait l’objet d’un ajout (les différences sont soulignées par moi en gras). On peut le retrouver dans sa version intégrale dans l’article (les différences sont soulignées par moi en gras).
    « For mathematics performance, across three meta-analyses and a wide variety of samples, variance ratios consistently range between 1.05 and 1.20. Males display more variability, but the variance ratios are not very far from 1.0, i.e., the variances are not radically different. Similarly, for verbal performance, variance ratios range between 1.03 and 1.16. For temperament, two variance ratios are less than 1.0—for fear and emotionality—indicating greater female variability. However, none of these variance ratios are very far from 1.0, indicating equal variability for males and females. »
    On mesure ici l’art de supprimer les petit détails qui dérangent, tout en ajoutant un commentaire personnel pour faire dire essentiellement le contraire de ce qui était originellement écrit...

    En l’état actuel de la connaissance scientifique (voir notamment cet article et un article de vulgarisaiton en résumant les grandes lignes), l’existence d’un phénomène génétique qui impliquerait une grande variabilité masculine ne saurait être proposée comme une explication sérieuse à la sur-représentation des hommes parmi les mathématiciennes et mathématiciens reconnus. Je laisserai le dernier mot à un court extrait d’un excellent tour d’horizon des nombreuses questions scientifiques autour du genre et des mathématiques datant de 2000 (mais en fait beaucoup plus à jour que la « revue bibliographique » de Hill) :

    « We must explore the unpleasant possibility that many girls do not want to be part of the math crowd because many of its members seem socially inept or aloof. »

    Répondre à ce message
Pour participer à la discussion merci de vous identifier : Si vous n'avez pas d'identifiant, vous pouvez vous inscrire.