3 janvier 2010

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  • Plafond de verre

    le 18 janvier 2010 à 22:23, par Jamel Ghanouchi

    Merci beaucoup pour cette réponse satisfaisante,
    Il me semble qu’il y a des gens qui peuvent se passer des mathématiques alors même qu’elles exercent des activités où elles sont devenues indisensables. Je pense en particulier aus métiers d’ingénieur. J’ai remarqué qu’il y avait deux types d’ingénieurs. Le premier, à la Léonard de Vinci, est du type très créatif et artistique, il n’utilise quasiment pas de maths à première vue. Ce type d’ingénieur n’a pas complètement disparu, heureusement. J’en veux pour preuves les magnifiques réalisations de Robert Maillart au vingtième siècle. Cet ingénieur Suisse concevait des ponts sans calcul d’une telle audace que les entrepreneurs refusaient de les réaliser. On classe d’aillers Maillart parmi les architectes modernes révolutionnaires. On peut aussi faire référence au Corbusier (qui n’a pas fait de grandes études et dont les réalisations se rapprochent de l’ingénierie) ou à Frank LLoyd Wright (qui était ingénieur de formation). Le deuxième est devenu le type courant d’ingénieur en travaux publics totalement incapable de réaliser un ouvrage sans se fier aux calculs.
    Les mathématiques civilisatrices semblent s’être ainsi imposées contre, vous faites bien de le souligner et c’est ainsi que je l’ai compris, la nature « sauvage » de l’homme. Il n’en demeure pas moins que les plus grands ingénieurs sont presque tous du premier type. Est-ce parce qu’ils calculent à leur façon ? Le problème est ouvert. J’aime à penser que les femmes comptent au nombre de ceux qui se passent de mathématiques. Zaha Hadid a-t-elle vraiment besoin de faire des mathématiques pour concevoir des tours de plus de deux cent mètres qui s’adonnent à la danse du ventre ?

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