3 janvier 2010

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  • Danse du ventre

    le 19 janvier 2010 à 15:09, par Michelle Schatzman

    Votre réponse m’inspire plusieurs remarques :

    • Il est bien connu qu’on peut faire de l’architecture sans calculs, et outre la liste que vous avez citée, on peut penser au célèbre architecte catalan Antoni Gaudí (1852-1926), dont on peut voir les travaux préparatoires dans un petit musée qui se trouve à la Sagrada Familia, toujours en construction, à Barcelone.
    • En réalité, ce que faisait Gaudí, c’était une espèce de calcul analogique sur les structures, et vous questionneriez un géomètre contemporain, vous constateriez que l’esprit géométrique n’est pas mort et qu’il repose sur des constructions qui, dans le fond, ne sont pas si loin de l’esprit de Gaudí.
    • Il y a cependant des limites au calcul analogique sur les structures : si vous construisez un bâtiment élevé en zone sismique, vous devez présenter des documents qui certifient que le bâtiment n’entrera pas en résonance avec les fréquences du séisme. Pour le moment, on fait des calculs, parce que c’est la meilleure technologie permettant de donner la réponse. Si on en avait une autre aussi fiable, on pourrait l’utiliser, bien sûr. Mais il n’y en a pas pour le moment.
    • Votre commentaire m’a permis d’apprendre qui est Zaha Hadid, et je vous en remercie. J’imagine que Mme Hadid dessine et qu’elle confie la partie technique indispensable, avec toutes les questions de dimensionnement, de résistance et de respect des normes à des cabinets d’ingénieurs spécialisés : cette division du travail existe dans le monde du bâtiment, et elle n’a rien de honteux.
    • J’aimerais que vous justifiiez votre proposition Il n’en demeure pas moins que les plus grands ingénieurs sont presque tous du premier type [très créatif et artistique]. Ce que je sais, c’est que souvent les calculs ne sont ni montrables ni montrés. Ainsi, on a cru pendant longtemps que Riemann avait formulé sa célèbre hypothèse sur les zéros de la fonction $\Gamma$, parce qu’il avait une intuition géniale, etc... Jusqu’à ce qu’on retrouve les manuscrits où il avait calculé un certain nombre des zéros de ladite fonction, avec beaucoup de décimales. Créatif et artistique, bien sûr ! mais dédaignant les calculs, ce n’est pas si sûr, et il faut faire la part entre la légende et la réalité.
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