9 mars 2010

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  • La bibliothèque de Babel

    le 10 mars 2010 à 18:19, par B !gre

    Il y a attitude d’« enfant gâté » de la part de certains anglophones qui ne font pas d’effort particulier dans l’écriture de leurs articles : j’ai assisté il y a peu à un débat dans lequel l’un des protagoniste trouvait ridicule qu’un article puisse être « mal vu » par un relecteur car comprenant trop d’abréviations (don’t, it’s) voire même omettait certaines apostrophes dans les abréviations. Et il ne comprenait manifestement pas que les raccourcis d’écriture et les libertés prises avec la syntaxe puissent gêner les non-anglophones. Mais à part ce genre de cas, rare je pense, il ne s’agit pas du même problème selon moi : la langue la plus parlée (je ne parle pas de langue natale la plus répandue) est l’anglais et de loin, donc il est normal que nous fassions tous l’effort d’écrire en anglais. Et pour les anglophones, c’est certain qu’ils ont un avantage, à nous d’être meilleurs scientifiquement ! D’ailleurs, les matheux français n’ont pas trop à rougir de ce point de vue là.

    Le problème des langues se voit dans certaines disciplines éloignées des nôtres. Des chercheurs étudiant le latin m’ont parlé des articles qui ré-inventent la roue dans une nouvelle langue (en particulier, des américains qui ne prennent pas la peine de lire la littérature existante en italien). Je suis bien content que ce genre de problème n’arrive pas chez nous.

    Enfin, je ne suis pas défenseur de l’hégémonie d’une langue unique, je suis au contraire un fervent défenseur du français, par exemple dans l’enseignement en France, mais pour autant il ne me semble pas qu’on mette en péril notre langue en publiant en anglais ! Et pour la pensée, mon avis est que si l’on a besoin de recourir aux subtilités de sa langue maternelle pour exprimer une idée, il sera dur pour un non-francophone de la comprendre. Et donc même si notre pensée se fait en français et que l’on a du mal à la retranscrire exactement en anglais, il faut selon moi faire l’effort sous peine de ne pas être compris d’un grand nombre de personne.

    P.S. : Je suis désolé si mes affirmations peuvent laisser penser que je suis très sûr de moi (sur ce sujet), ce n’est pas le cas ! Mais je me fais l’avocat du diable...

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