9 mars 2010

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  • La bibliothèque de Babel

    le 11 mars 2010 à 18:44, par Emmanuel Kowalski

    Le secret d’une colonisation réussie, c’est la servitude volontaire des colonisés.

    Comme la réponse précédente, je trouve cet argument absurde dans le contexte de la communication scientifique.

    Je me souviens d’avoir vu des conversations similaires avec des collègues qui, indignés de voir le poids de la langue anglaise dans les écrits scientifiques de chercheurs français, n’avaient aucun scrupule apparemment à écrire leurs messages avec Microsoft Outlook sur un ordinateur utilisant Microsoft Windows.

    Personnellement, j’essaye d’écrire suivant le principe que « le lecteur a raison » ; j’ai écris un livre en français parce qu’il s’agissait de la rédaction de notes préparées durant un cours de DEA donné dans une université française pour des étudiants francophones. Par contre, l’audience que je recherche pour mes articles de recherche (les collègues les plus concernés) est en très grande majorité non-francophone, et je les écris en anglais. Cela me semble un principe de base de toute communication scientifique : essayer d’être aussi clair que possible vis-à-vis de la communauté la plus grande possible. (Et cela rend l’écriture scientifique complètement différente de l’écriture littéraire).

    Ceci dit, on peut espérer que d’ici 30 ou 40 ans, la traduction automatisée en temps réel permettra de résoudre l’essentiel de ces problèmes...

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