9 mars 2010

23 messages - Retourner à l'article

Voir tous les messages - Retourner à l'article

  • La bibliothèque de Babel

    le 15 mars 2010 à 11:30, par Yvan Velenik

    J’ai du mal à admettre qu’il soit totalement indifférent que la langue quasi-unique de la communication scientifique soit l’anglais : qui l’a choisie ?

    En toute honnêteté, je ne comprends pas pourquoi cette question est importante (à moins d’être sociologue, historien, etc.).

    De même, ce n’est certainement pas un hasard si l’anglais s’est imposée dans de si nombreux domaines, comme vous le soulignez. Et alors ? Cela n’empêche personne ni de publier des livres (ou films, etc) en français, ni d’en lire. Je ne vois donc pas vraiment en quoi cette domination de l’anglais est si dangereuse pour la culture française. Bien entendu, le français change de par son contact avec l’anglais, mais il s’agit d’un processus naturel pour toutes les langues vivantes.

    J’ai l’impression que les arguments des défenseurs de l’état de fait linguistiques se résument pour beaucoup à une justification du fait accompli - on ne se pose pas de questions sur le pourquoi [...]

    En effet, je ne vois pas du tout l’importance du pourquoi. La langue de la science aujourd’hui est l’anglais (comme c’était le latin à une autre époque). C’est un fait, et à mon avis publier en français pour lutter contre cela me semble franchement inutile : il n’y aucun gain à espérer, et certainement un coût (lectorat potentiel réduit, etc).

    Pour moi, tout cela fait très « irréductibles Gaulois »...

    [...]du coup, ce serait une question de bon sens ou de politesse de s’y exprimer systématiquement dès lors que tout le monde n’a pas forcément la même langue maternelle dans un cercle donné.

    Cela me semble évident, non ?

    Un autre point non abordé qui interroge : l’hégémonie de l’anglais s’accompagne d’une grave régression dans l’apprentissage de la langue française.

    Qu’il y ait une régression dans l’apprentissage de la langue française, c’est possible. Par contre, je ne vois pas pourquoi vous l’imputez à l’hégémonie de l’anglais. Il y a bien d’autres raisons beaucoup plus évidentes, à commencer par une diminution drastique des exigences scolaires.

    Répondre à ce message
Pour participer à la discussion merci de vous identifier : Si vous n'avez pas d'identifiant, vous pouvez vous inscrire.