30 de marzo de 2010

15 messages - Retourner à l'article

Voir tous les messages - Retourner à l'article

  • Nouveau programme

    le 24 de febrero de 2018 à 02:20, par LASSALLE Philippe

    Je suis très heureux de découvrir cet article de Ngô Bao Châu ! Quel beau cadeau aussi pour la francophonie ! C’est l’Hymalaya, peut-être, mais, au moins, on peut contempler cette haute montagne et même la regarder à la jumellle, zoomer, s’en émerveiller ... Oui, puisqu’il est rédigé en français, il devient déchiffrable ! Rédigé en globish, ce serait un espèce de salmigondis indéchiffrable pour moi, désolé ...

    Quel dommage que l’oeuvre de nos grands mathématiciens ne se construise plus dans notre langue ! de revenir d’une université allemande avec une thèse rédigée en anglais, ou qu’un italien nous fasse un exposé en anglais ! - N’avons nous plus besoin de notre langue pour construire communauté de savoir ? -
    Les allemands, les italiens, les polonnais n’ont-ils plus besoin de leur propre langue, non plus ? Ni de nous la faire entendre, d’en harmoniser la vocalité avec le déroulement de la pensée mathématique ?

    ( Et aussi, n’avons-nous plus besoin de notre langue pour rénover l’’enseignement des mathématiques de «Bac- 10» à «Bac + 10» ? dérouler le fil d’Ariane du petit enfant au grand mathématicien ? souder les générations présentes et futures ? )

    Impossible, aujourd’hui, d’acquérir un haut niveau de connaissance des mathématiques sans lire des ouvrages en anglais ! D’accord ... mais cela me contrarie et m’inquiète. Je pense qu’on y abandonne la subtilité de la pensée, les traits fins de la progression du raisonnement, la finesse des articulations, des passages, la couleur des descriptions et même le sentiment de l’harmonie d’ensemble.

    Lisons en anglais, d’accord ; mais aussi en allemand, en italien, en russe, pour les plus chanceux dans leurs études, et demain peut-être en chinois aussi ... :-)

    Admirons aussi les grands passeurs, mathématiciens et physiciens, qui font rentrer des oeuvres dans notre langue, qui ont l’énorme patience de les transposer comme des musiciens, qui brûlent leur temps pour les faire ainsi rentrer dans leur pédagogie dans le corpus de notre communauté de savoir liée par la langue;

    Nourrissons ainsi la francophonie. Et que les pays amis puissent aussi continuer à lire nos mathématicines d’hier et d’aujourd’hui, René Thom, Alexandre Grothendieck, Evariste Galois, henri Poincaré, Bourbaki ....

    En un mot, réservons l’anglais pour l’expression nécesaire à la recherche mais non pour la transmission du savoir et la construction de la communauté des hommes et des femmes de savoir de demain.

    Et laissons-le dans nos vie pour la poésie dès qu’on peut :

    " I dared not meet the Daffodils -
    For fear their Yellow Grown
    Would pierce me with a fashion
    So foreign to my own - "

    (Par exemple pour lire Emily Dickinson ....)

    Répondre à ce message
Pour participer à la discussion merci de vous identifier : Si vous n'avez pas d'identifiant, vous pouvez vous inscrire.
La traducción del sitio del francés al castellano se realiza gracias al apoyo de diversas instituciones de matemáticas de América Latina.