30 mars 2010

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    le 1er avril 2010 à 23:22, par Olivier Garet

    Ce qui me semble important, c’est de pouvoir raconter des mathématiques dans une langue où l’on peut exprimer sa pensée avec nuance, et ça me paraît à peu près évident, que, sauf quelques rares polyglottes, la plupart des gens s’expriment avec moins de finesse dans une langue qui leur est imposée que dans une langue qu’ils aiment. Cela veut dire très concrètement que des remarques, des comparaisons, vont disparaître, et qu’une part des intuitions se perd.
    Au final, quand je compare des écrits contemporains avec ceux écrits il y a trente ans, il me semble que les textes perdent en saveur et en authenticité. Cet affadissement touche d’abord ceux qui sont contraints d’écrire en anglais, mais aussi les anglophones eux-mêmes.
    L’argument de l’audience n’est pas sans valeur, mais il ne saurait tout emporter, car les choses vraiment importantes, qui méritent d’être partagées, seront lues de toute façon.
    Cet affadissement de l’expérience transmise est liée aussi à la banalisation de la publication, et il est significatif que les disciplines mathématiques où le flot de publication est excessif soient aussi celles où le monolinguisme est presque complet.

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