23 juillet 2010

8 messages - Retourner à l'article

Voir tous les messages - Retourner à l'article

  • Le recrutement local

    le 24 juillet 2010 à 18:21, par Fabrice Planchon

    Quelques remarques pour compléter l’excellent billet :

    • il y a, au delà de la soixantaine de laboratoires mixtes universités/CNRS, un nombre non négligeable d’autres structures n’ayant pas le statut d’UMRs ; la plupart sont néanmoins « équipes d’accueil » (EA) ou « jeunes équipes », une labelisation donnée par le ministère. L’effet de la politique du CNRS ne s’y fait donc qu’indirectement sentir ;
    • la non-affectation des recrutés CR dans leur laboratoire n’est devenue effective qu’après 99 (donc, après le début de la politique d’incitation sur les postes universitaires)
    • la politique actuelle d’affectation (des DRs en particulier) n’est pas différente de celle pratiquée par le défunt département MPPU dans les 5 années précédentes (pour ce que j’en sais) ; Au moins a-t-elle le mérite d’être maintenant affichée publiquement, ce qui permet de discuter ouvertement de sa pertinence et de la façon dont elle est appliquée !
    • il est important (lorsqu’on postule au CNRS) de bien faire le distinguo entre les habitudes et les textes réglementaires : ces derniers sont très clairs, c’est le directeur général qui affecte les candidats retenus (en suivant généralement les propositions faites par les directeurs scientifiques), et rien n’oblige à respecter les voeux exprimés par le candidat (rappelons qu’il y a encore quelques années, les candidats donnaient même trois choix possibles et non deux...). Là où le système n’est pas optimal, c’est que le jury d’admissibilité (et celui d’admission) n’a pas officiellement de rôle dans les recommandations d’affectation, alors même que six mois plus tard, ce même jury d’admissibilité, redevenu la section disciplinaire du Comité national, devra prononcer un avis sur les affectations décidées par la direction (a posteriori, donc).

    Par ailleurs, pour répondre au premier commentaire, si l’on regarde la situation dans les grandes universités américaines, on ne verra quasiment pas de recrutements locaux après la thèse (une « bonne » raison à cela étant que la presque totalité des doctorants enchaine sur un post-doctorat, où la mobilité fait partie du paquet. Evidemment quand on a fait sa thèse à Princeton (Univ.) on peut aller faire son postdoc à Princeton (Institute for Advanced Studies) et revenir comme assistant professor à Princeton (Univ...)).

    Au niveau supérieur (tenure track vers tenure), c’est beaucoup plus variable (des établissements prestigieux comme Princeton/Harvard ne donnent quasiment jamais la tenure à leurs jeunes profs, mais d’autres comme Berkeley ou NYU le font régulièrement). Comme le dit Yvan Velenik, le contexte devrait primer sur des règles rigides dans ce contexte.

    Répondre à ce message
Pour participer à la discussion merci de vous identifier : Si vous n'avez pas d'identifiant, vous pouvez vous inscrire.