26 septembre 2010

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  • Quelques questions de nature statistique liées au débat sur le climat

    le 30 septembre 2010 à 12:18, par Paul Deheuvels

    Je suis d’accord avec mon interlocuteur sur le fait que cet article n’a qu’une valeur locale, puisqu’il concerne un site géographique précis. Mais ne peut-on pas en dire autant des conclusions qui sont tirées de l’étude des carottes glaciaires en général ? Si c’est bien le cas, il se trouve bon nombre d’études (comme celles des carottes glaciaires de Vostock) qui sont dans la même problématique. La seule chose qu’on puisse alors en dire, c’est que les incertitudes sont trop grandes pour conclure, dans un sens comme dans un autre. Par ailleurs, je ne prétends aucunement que l’ordre de grandeur de 2° C de plus ou de moins dans les variations climatiques de « l’optimum médiéval » et du « petit âge glaciaire » soient exactes. Ce que je dis, c’est qu’on observe des divergences entre les opinions des climatologues à ce sujet, comme on observe des variations lors des différents rapports du GIEC. Il convient donc de faire des efforts accrus pour valider ces hypothèses, et à l’aide de statistiques sérieuses. Je en vois pas non plus où sont les erreurs dans mes propos. J’ai l’impression qu’on me fait des procès d’intention en permanence. En effet, « l’optimum médiéval » et le « petit âge glaciaire » sont des phénomènes historiques avérés dans l’Europe du Nord. Savoir si ces phénomènes ont été globaux ou non semble être au delà de la faisabilité technique (comment procéder là où il n’y a pas de carottes glaciaires ou de troncs d’arbres anciens, par exemple ?). En tout cas, la vraie question est de savoir si le réchauffement climatique actuel est, oui ou non, supérieur à celui du moyen âge. Il serait intéressant, à cet effet, de comparer des données quantitatives, issues, notamment de dendrochronologie, à des observations qualitatives faites sur les zones mises à nu par la fonte des glaciers. Pour conclure, est-il raisonnable d’affirmer avec force, comme je l’entends, que le réchauffement actuel est « sans précédent » (à l’échelle du millénaire), alors qu’on ne dispose que de conclusions très imprécises sur l’amplitude des variations de température au 12ème siècle ? Pour moi, le doute est permis.

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