15 décembre 2010

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  • Enquête Images des maths : résultats

    le 19 décembre 2010 à 21:32, par Barbara Schapira

    Juste une remarque sur les articles longs. Je ne les lis pas toujours en entier, pas le temps, pas la patience. Mais ca ne veut pas dire que c’est trop long. De temps en temps, de maniere inattendue, je me fais absorber et devore un article de A a Z. Mais pourquoi ne pas tolerer a la fois les articles un peu longs, et la liberte de la lectrice de papillonner un peu dans le site sans toujours lire jusqu’au bout ?

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    • Enquête Images des maths : résultats

      le 20 décembre 2010 à 13:38, par Véronique Bertrand

      Bonjour et merci pour ce commentaire.
      Nous en sommes à peu près arrivés à la même conclusion : il faut de tout.
      Mais il faut surtout plus d’articles courts ou très courts, qui font vraiment défaut pour le moment. Il restera des articles longs, d’autant qu’il est parfois impossible de faire autrement.

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  • Camenberts 3D

    le 20 décembre 2010 à 11:00, par Patrick Massot

    Les résultats de ce sondage sont intéressants et parfois surprenants mais ce qui m’a le plus surpris dans cet article est l’utilisation de diagrammes du type « camembert 3D ».

    Le camembert 2D est une belle invention permettant de visualiser une répartition en utilisant à la fois la perception des rapports d’angles et d’aires.

    Son analogue en perspective me semble moins efficace, même lorsqu’il est accompagné d’indications chiffrées. On peut imaginer plusieurs méthodes pour passer de l’image 2D correcte à la version en perspective. Il me semble qu’aucune ne préserve les rapports d’angles.

    Prenons l’exemple du premier camembert de l’article. Les trois catégories à 1% en haut semblent elles équivalentes visuellement ?

    Certaines projections peuvent préserver les rapports d’aire si on ne projette que la surface du camembert mais, dans ce cas, il me semble que la représentation de l’épaisseur du camembert vient encore tout fausser. Toujours dans le premier camembert de l’article, que dire de l’importance visuelle comparée des deux catégories à 12% ?

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    • Camenberts 3D

      le 20 décembre 2010 à 13:48, par Véronique Bertrand

      J’avoue ne pas avoir accordé beaucoup d’attention à ces détails lors de la rédaction de l’article, les chiffres étant là pour préciser la première perception de l’oeil. Vous avez raison pour le camembert supérieur. Les chiffres sont des arrondis, d’où la différence entre des parts qu’on attendrait d’égale épaisseur.

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    • Camemberts 3D

      le 20 décembre 2010 à 23:39, par Rémi Peyre

      Tout d’abord, merci à l’auteure de l’article d’avoir pris la peine de nous fournir tous ces résultats et analyses détaillés.

      Sur la forme toutefois, je ne puis que rallier l’opinion de P. Massot. Comme le résume si bien Till Tantau dans le manuel officiel de TikZ : « Do not use 3D pie charts. They are EVIL. ».

      Deux autres points m’ont également « choqué » concernant les diagrammes illustrant l’article :

      • Dans le diagramme en bâtons sur l’âge et le sexe du lectorat, on compare insidieusement des tranches d’âge de longueurs différentes. Alors que le diagramme indique un pic sur la tranche d’âge « 26-45 », en réalité le nombre de « 19-25 » qui consultent le site (ou plus précisément, qui répondent à l’enquête) est nettement plus élevé quand on le rapporte à la population concernée !
      • Le diagramme d’en dessous est également critiquable, car on y dispose en cercle des grandeurs (les fréquences de visite) qui se répartissent naturellement sur une droite ou un segment : il faudrait plutôt faire un diagramme linéaire ou en hémicycle... Pire encore, les items ne sont pas placés dans l’ordre logique : ainsi, « tous les jours » se retrouve entre « plusieurs fois par semaine » et « plusieurs fois par mois » !

      Bien sûr, c’est plus ou moins du pinaillage... Mais sur un site comme IdM, il me semble particulièrement maladroit de commettre de telles erreurs de présentation, bien que je doive concéder à la décharge de l’auteure qu’elle n’est pas mathématicienne.

      J’en profite pour faire une suggestion : pourquoi ne pas écrire un article sur le thème « les graphiques, c’est pas automatique » ? (Je le ferais volontiers moi-même si j’avais juste dix fois plus de temps...)

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      • Camemberts 3D

        le 30 décembre 2010 à 18:11, par Véronique Bertrand

        Ouille ouille ouille ! Comment imaginer tant de gros défauts derrière cet air inoffensif, ces jolies couleurs et ces rondeurs ?
        J’attends avec impatience l’article sur les graphiques.

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  • Articles (très) courts ?

    le 20 décembre 2010 à 15:48, par Jérôme Buzzi

    Des articles (très) courts ne seraient-ils pas d’une autre nature que ce que nous essayons de faire ?

    Je pense à ce que l’on peut trouver dans des livres, parfois très plaisants d’ailleurs, de « curiosités mathématiques ». Il me semble qu’on affaiblirait le lien avec la recherche.

    Ou faudrait-il y penser comme à un « produit d’appel » ?

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  • Lecteurs (trop ?) ambitieux

    le 20 décembre 2010 à 15:55, par Jérôme Buzzi

    Je ne suis pas choqué qu’un article ne soit lu qu’en partie ou en diagonale, pour peu que cette lecture apprenne, même un peu.

    Je trouve même très bien que des lecteurs s’essaient à la lecture d’articles peut-être trop difficiles - tant que l’ambition ne mène pas à la frustration. J’y verrais plutôt une preuve de curiosité (et de confiance dans le site).

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  • Articles oubliés / navigation

    le 20 décembre 2010 à 16:05, par Jérôme Buzzi

    Ne pourrait-on faire apparaître sur la page principale du site, en plus des dernières contributions, deux ou trois articles, billets, etc. choisis au hasard à chaque chargement de la page (éventuellement en excluant ce qui relève purement de l’actualité) ?

    Sinon on peut penser à :
    - un « nuage d’étiquettes » (tag cloud) qui évite un découpage arbitraire en sous-domaines des mathématiques dont le nom n’est pas forcément très parlant pour tous les visiteurs.
    - placer des liens dans chaque article vers des articles au sujet connexe (ce qui peut ensuite déboucher sur une présentation graphique de la combinatoire du site !)

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  • Bien vulgariser est un véritable travail d’orfèvre

    le 21 décembre 2010 à 00:37, par Joël Merker

    Bonsoir à tous,

    je découvre à l’instant l’enquête.
    Certains diagnostics et conclusions me semblent visiblement très surprenants
    et m’incitent à être dissonant.

    L’objectif du site est de demander aux acteurs français de la recherche
    en mathématique d’en présenter toute la richesse et la diversité afin,
    d’une manière si possible « moderne », d’intéresser de nouveaux arrivants,
    (si possible jeunes), voire de les attirer
    vers le si merveilleux et si vivant univers des mathématiques.

    Pourquoi alors un tel site ouvert et tolérant
    devrait-il se sentir obligé de « nombriliser »
    sa propre auto-évaluation statistique
    à travers des sondages qui ne sont basés
    que sur des opinions transitoires et sans profondeur
    (comme dans le monde politico-médiatico-sondagique),
    pourquoi s’auto-reprocher ceci ou cela,
    la longueur des articles par exemple
    (ah, la paresse intellectuelle, ce bourreau sans merci !),
    ou la non-navigabilité immédiate sur le site,
    comme si lire devait se faire en quelques clics,
    comme si découvrir les beautés cachées du monde mathématiques
    devait par nature être de l’ordre du spectacle immédiat,
    sans effort, et sur écran plasma high-tech de 123 pouces ?

    Au moins, « Images des mathématiques » milite sans complexe et avec un succès formidable
    pour la visualisation mobile des objets géométrico-topologiques,
    et l’on voit de mois en mois la puissance d’invention dans cette direction
    se renforcer et nous transmettre de nouvelles virtualités.
    Afin de capter l’intérêt des lecteurs, mieux vaut donc
    travailler sans relâche et avec une rigueur implacable
    un certain « génie polymorphe de la vulgarisation »,
    mieux vaut qu’IdM vise une excellence propre à soi-même
    que de se rabattre sur un catalogue de type "web-encyclopédie de bas
    niveau" (Google en regorge déjà)
    qui reproduit ici et là toujours les mêmes textes courts,
    mal écrits et mal pensés, certes faciles d’accès,
    mais peu dignes de vrais professionnels.

    Abaisser ou élever le « niveau », là n’est pas la question.
    La vraie question, c’est le rapport à la pensée, c’est notre rapport à la pensée.
    Et l’accès aux concepts demande du temps, de la patience, de la rêverie, de la méditation.
    Le plus grand danger - je me répète, je LE répète -
    pour les générations « perfusées de poisons électroniques divertissants »,
    c’est de ne plus prendre le temps de lire lentement,
    de lire beaucoup et dans la solitude,
    hors des sonneries de téléphone portable,
    afin de faire grandir son esprit, afin de prendre la mesure du monde,
    afin de prendre la mesure de sa propre intelligence en expansion.

    Certes, pour nous, mathématiciens professionnels ayant déjà
    réussi des études, un doctorat, etc., le site IdM ressemble à un jeu
    très distrayant : les articles ne sont pas si difficiles à lire que cela
    (pourvu que nous nous décidions à y consacrer du temps) ;
    on y découvre plein de points de vue, pleins de figures, plein de couleurs ;
    mais nous n’en oublions pas pour autant que nos moments de solitude
    et de concentration (extrême) constituent le socle de notre activité de professionnels,
    et par conséquent, nous abordons tout visionnement lointain d’articles qui clignotent
    comme le signe qu’un (bel) univers à connaître existe sur le site,
    tandis que nous continuous à explorer patiemment les petits univers
    que nous connaissons en tant que spécialistes.

    Non, ce qu’il faut, c’est réfléchir plus, avec une politique éditoriale critique,
    sur les qualités de pensée et de vulgarisation que doivent posséder les articles,
    qu’ils soient courts ou qu’ils soient longs.
    Faisons-le à l’américaine : « The Science of Scientific Writing » !
    Il n’y a pas d’argument contre la méthode (d’écriture), car la méthode (d’écriture)
    contient quelques réponses à des vrais questions de mise en forme
    que tout écrivain rencontre. Et croyez-moi - j’ose le dire -
    plein de textes (à peu près partout) ne sont pas si bons que cela,
    car les micro-erreurs abondent dans tout acte de rédaction,
    et ce sont ces micro-erreurs dans lesquelles des pans entiers
    de la pensée disparaissent (ou ne sont même pas mentionnés),
    ce sont ces erreurs invisibles à la plupart d’entre nous qui,
    le plus souvent, rendent les textes difficiles à lire,
    mais c’est n’est pas leur brièveté ou leur longueur, diantre de Dieu !

    Or tous les sites présents ou à venir de type Wikipédia ou autres ont une vraie
    responsabilité vis-à-vis des générations futures, et même une responsabilité
    encore plus lourde vis-à-vis des réalisations (textes, livres) du passé.
    Il est en effet absolument capital que tout auteur d’un texte sélectionne
    une bibliographie de qualité et y dirige son lecteur,
    car les bons textes de présentation d’un sujet sont en fait assez rares,
    et c’est sur les mauvais textes que nos neurones s’usent dans le vide,
    tandis qu’un texte limpide et rigoureux nous remplit de satisfaction.
    Pour tout acte de vulgarisation, il y a donc
    — vérité évidente que nous rappellerons ici — un véritable « challenge »,
    et si l’on veut attirer des gens jeunes, il faut y travailler vraiment.

    Rendre un site comme IdM plus « intuitif » (i.e. mostly efficient
    pour la navigation) est bien sûr louable, mais cet aspect est secondaire,
    ce n’est que de la techno-clicologie, et, comme tout le monde le sait,
    presque n’importe qui sait cliquer sur internet. Ceux qui viennent sur IdM,
    ils veulent apprendre autre chose que le clic, ils ont, tous, l’espoir
    de faire grandir leur intelligence à cette occasion.

    Eu égard à toutes les oeuvres de vulgarisation écrites et pensées
    qui nous ont précédés et qui ont encore un grand succès en librairie,
    c’est proprement ridicule d’en rester à cette illusion de la supériorité
    de la technologie contemporaine par rapport à l’"Idée de circulation fluide
    des connaissances". Au contraire, le problème de pétrir les mathématiques
    pour en faire une matière accessible est un problème vraiment complexe,
    car il réveille en fait toutes les métaphysiques sur lesquelles les
    vrais inventeurs maintenant décédés se sont « cassés les dents », et seuls
    les « orateurs » ou « vulgarisateurs » les plus doués réussissent à recréer
    ces métaphysiques pour rendre limpides les matières mathématiques.

    En définitive, restons vigilants par rapport à une maladie contemporaine regrettable
    et partout répandue : la croyance que la pensée, que la lecture, que la réflexion
    sont des actes « internétiques », « i-podiques » ou « Adobe-Flash-Player-iques ».

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    • Bien vulgariser est un véritable travail d’orfèvre

      le 22 décembre 2010 à 20:53, par Rémi Peyre

      Point de vue fort intéressant, dont de nombreux aspects ne ’étaient jamais venus à l’esprit ; je vous remercie donc de l’avoir partagé à nous autres lecteurs. (Je précise toutefois que je ne suis qu’indirectement concerné, n’étant pas membre de la Rédaction).

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